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"Alors là tu vois je suis le maître du monde

... et je t'explique pas le bordel". Voilà en substance ce q...
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Marcus

Véritable passionné de jeux vidéos, Marcus s'est fait connai...
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  Viva El Presidente ? 4 
Honneur à Albert Dupontel aujourd’hui pour… une chtite déception. Pas de suspense sur ce coup là. A l’inverse du flim en quelque sorte. Ce Président laisse sans cesse miroiter des bouleversements inattendus, des doubles jeux chafouins, des mystères cachés. Puis on finit par réaliser qu’on a beaucoup d’imagination. C’est bien déjà, nous pouvons nous auto remercier car grâce à nous, on ne s’ennuie pas. On s’emballe tout seul sur son fauteuil de cinéma pour finalement réaliser que ben… c’est tout ? M. Dupontel ? Rien d’autre ? C’est une fausse fin comme dans « Mais qui a tué Pamela Rose ? », non ? Ah ben non c’est la vraie fin. Bien bien bien. Bon ben à la prochaine.

Allons, nous n’allons pas plier l’affaire si vite. Il serait bien sot de ne pas évoquer le très fort numéro d’Albert Dupontel. Il se fait plaisir, c’est clair, et nous gratifie de quelques allusions O demeurantes bien sympathiques. Mais il aurait été aussi sympathique que les collègues s’impliquent un peu plus. Un chtit peu plus que que pour un téléfilm de France 2 quoi. Mélanie Doutey fait du Mélanie Doutey (« hihihihihi c’est moi Mélanie Doutey »), Claude Rich fait du Claude Rich (« ohohoh c’est moi Claude Rich » ) et Jérémie Renier fait du Jérémie Renier (« bonjour »). Ce dernier qui jouait bien de son ambiguïté dans «Violence des échanges en milieu tempéré» semble ici complètement paumé dans le scénar.

C’est sans doute l’ambition démesurée du film qui joue des tours à tout le monde. Il veut dire plein de trucs. Mais il veut les dire très vite et du coup, ben, il les dit pas. Une variante du syndrome H2G2 en quelque sorte. Est ce un hasard si on retrouve le coup de la promotion qui n’annonce pas le film dont il s’agit en réalité ? Alors que la sobriété du titre et la solennité de la pose du "Président" nous suggère un film qui va valdinguer dans les institutions, au final, c’est plutôt le côté thriller qui prime, la présidence offrant juste un contexte particulier. C’est ballot car ce côté thriller est déjà plus classique. On osait espérer que ça allait démonter avec folie le système politique et on se retrouve avec une histoire somme toute pas démente. Il n'est pas encore venu le temps où l'on pourra montrer aux Etats Unis qu'il peut y avoir ailleurs un cinéma de journalisme total comme, je sais pas tiens, «Les hommes du président», pour ne citer qu'un exemple tout à fait au hasard.

Mais bon : y’aurait il eu une distribution aussi grand public si le flim avait été un tant soi peu teinté d’impétuosité ? On est en France quand même hein. Oh il y a bien des lueurs dans le regard d’Albert Dupontel. On a bien l’impression à des moments qu’il a la furieuse envie de se lever, de prendre une pelle et BLAMMMM... HAHA ! dans leur gueule aux ministres.

Oui mais non pas blam.
Kylord @ 29/09/06 4 commentaires
  L'instant pouf : séance de rattrapage 10 
L’instant pouf est déjà de retour. Hé oui, l’actualité nous presse. Alors que nous arrivions au terme du bilan de la pouffiasserie de cet été, les relents poufs ne s’en arrêtaient pas moins. Une pointure de gros calibre préparait dans l’ombre (euh... sous les projecteurs plutôt) une franche attaque pouf sur l’ensemble du dispositif médiatique mondial. En pouffiasserie non plus, les opérations n’ont rien de chirurgicales.

Beyonce n’est en effet pas américaine pour rien. La revoilà donc en compagnie de son cher et tendre Jay-Z pour nous refaire un tube à la Crazy In Love. « Nous sommes tellement magnifiques, notre amour est si beau, je m’aime tellement à aimer si bien cet autre qui m’aime tant… et puis ça nous fait tellement de tunes à nous deux». Déjà vu, donc. « Déjà vu », c’est le titre du morceau. Parce que Déjà Vu, c’est pas si déjà vu que ça. Vu ? Oui, bon, c’est du déjà vu comme humour.

« Déjà Vu » n’est en effet pas si ordinaire que ça en comparaison de la production globale de R&B. On notera l’utilisation d’un sample qui ne rentre pas tant que ça dans les classiques du genre mais surtout l’utilisation de deux mots issus d’une langue étrangère, les fameux « Déjà » et « Vu ». Malgré la difficulté d’employer ces deux termes correctement (on dit « u » comme « turlututu » et pas « tourloutoutou », merci de rectifier), ce phénomène multiplie les associations possibles avec les mots « Baby » et « Love » ; ce qui nous laisse pantois devant le nombre de combinaisons désormais possibles. Bien sûr, quelques écoutes malencontreusement successives de ce « Déjà Vu » ne manqueront pas de faire germer en nous des visions de mort inqualifiables. Pourquoi tant de haine, je vous le demande.

Car il est temps de réhabiliter Beyonce. Elle n’a pas fait partie de notre première grande sélection et c’est assurément un acte manqué. Certes, nous l’avions mentionné, il était très difficile de passer à côté. Mais il convient ici d’évoquer plus en avant sa dimension pouf. Elle le vaut bien.

Oui, Christina est la pouf ultime. Mais Beyonce n’a rien à lui envier. Plutôt que de choisir l’occupation de terrain un peu anarchique de Christina, Beyonce privilégie la pénétration totale de marché. Elle se caractérise par une capacité de perforation extraordinaire sur la cible R&B. Elle phagocyte le marché (je commence à me foutre les jetons moi même là). Pourquoi Rihanna nous semblait sans avenir poufement parlant ? Tout simplement parce que Beyonce ne laisse aucune place. Sa glorification d’égo, le quasi culte de la personnalité qu’elle cherche à atteindre, arrive à de telles proportions que Shakira passerait pour une fille discrète. Dans Déjà Vu, chacun de ses mouvements est une révérence à elle même. Ils s’accompagnent invariablement par un regard lourd de sens : « Oh mon dieu, je me trouve tellement coooooool ».

La chorégraphie, parlons-en. Il paraît qu’elle aurait déçu ses fans. Ben mince. Allez, nous voyons bien là une tactique bien connue de la stratégie pouf depuis l’avènement de Madonna : créer du buzz sur des détails idiots, en l’occurrence ici sur du piétinement frénétique de sable qui n’en demandait pas tant. Le tragique du buzz, c’est qu’on y contribue en en parlant. Damned. Mais rassurons-nous, les repères ne sont pas chamboulés. Comme dans tous ses clips, Beyonce a ainsi toujours cette bizarre habitude de chercher des choses par terre ; ce qui me semble pourtant pas être le moment le plus opportun pour chercher des trucs.

Mais au delà de tout ça, l’atout pouf de Beyonce, c’est son boy Jay-Z. Yeah. Pour voir à qui on a affaire, rien de tel que la pub HP qui en dit long. « J'ai vraiment un très très gros pé... », voilà en gros le topo (pas de lien ici, non parce que quand même hein). Beyonce trouve donc là une ressource inespérée dans sa stratégie : un type autant obsédé par le fait de montrer de la puissance le fera tout autant dans son sens. Twingo !

Bien sûr, de nombreuses questions nous agitent encore. Est il humainement possible pour Beyonce d’aller plus loin dans le culte de la personnalité sans pour autant porter une moustache et un képi du parti communiste ? Y’aura t il un rapport Kroutchev à la chute de Beyonce ? Mais surtout, les anciennes Destiny’s Child se reformeront elles un jour pour créer le plus grand collectif pouf jamais créé dans l’histoire ?

Toutes les réponses à ces questions, vous les aurez en suivant le prochain épisode deeee... l’instant pouuuuuuuuuuuuf.
Kylord @ 22/09/06 10 commentaires
  Rottentomatoes.com 19 
Entre 2 instants pouf, je vous propose une courte news. Cette courte news, qui manifestement semble animée par sa propre volontée, vous propose un court métrage.

Un court métrage, c'est comme un film classique réalisé par des êtres humains dotés du téléencéphale hautement développé et du pouce préhenseur, mais en plus court.

So enjoy "L'île aux fleurs", un court métrage vieux de 15 ans mais qui pourtant n'a pas pris une ride (contrairement à n'importe quel être humain, qui, malgrès son téléencéphale hautement développé et son pouce préhenseur, supporte nettement moins bien le poids des années).
I_am_I @ 13/09/06 19 commentaires
  Les reines de l'age de pierre 8 
C'est sur ce gag visuel complètement hilarant, digne des meilleurs sketschs de samantha, que je vous propose de retrouver les Queens of the Stone Age. Aaaah Samantha. Cet humour si subtil, ces vannes si imprévisibles... Y'a des succès comme ça qu'on ne s'explique pas, tellement idiots que ça ressemble à rien, mais tellement convenus en même temps que ça ressemble encore plus à rien. Certes certes, c'est en rajouter beaucoup pour rien.

Quand on y réfléchit bien, la minute blonde dans ses moments de faiblesse ne donnait pas non plus dans le géniallissime. Mais force est de constater que ce dernier programme télévisuel savait offrir des sources d'intérêt auxiliaire ; ce qui constitue un atout indéniable dans le monde magique du show bizzzeness'.

Le grand classique de "l'humour blond" qui est de tomber dans la facilité de faire passer une soi disante blonde pour une pimbèche/idiote/Evelyne Thomas/cruche est passablement ennuyeux lorsqu'il est mis en scène platement sur le schéma "c'est super facile à comprendre et elle est comprend pas ! LOL !". Pourquoi inventer des sckesches ? "Parce qu'il faut bien manger mon petit monsieur même si on est limite nervous breakdown et que ça nous fait plus marrer". Bon ok. Mais la réalité en elle même a tellement plus de potentiel ! Restons observateurs et apprécions la saveur de la crétinerie merveilleusement spontanée qui recèle en chacun.

Il y a peu, cette grande blonde de Johnny Hallyday, déjà forte de son fameux "dis donc tu te rends compte, si on avait pas perdu 1 heure et quart, on serait là depuis 1 heure et quart", nous sortait, certes dans un autre style mais avec le même aplomb : "Moi je fais pas de politique. C'est parce que je crois en Nicolas Sarkozy que je le soutiens". Bien sur, toute comparaison entre un soutien public à un ministre du gouvernement et un acte politique serait fortuite. Nous n'évoquerons pas l'einième sarkosiste Doc Gynéco car nous avons des règles déontologiques, oui madame. On ne tire pas sur quelqu'un qui le fait déjà lui même.

Enfin, au départ, c'est des Queens of the Stone Age dont nous voulions parler ; c'est à dire des reines de l'age de pierre (cf gag visuel). L'armée de chroniqueurs de MdM a enfin cessé de chasser les animaux préhistoriques partouzeurs de droite pour faire un peu son job ; c'est à dire qu'elle vous propose de découvrir le premier album d'une belle aventure de rock & roll. Il est évident que nous vous proposerons tous les épisodes de cette saga. Combien y'en aura t il ? On ne le sait pas encore. En tout cas, les Quotsa préparent un nouvel album et c'est personnellement avec impatience que j'attends sa venue en ce bas monde.
Kylord @ 10/09/06 8 commentaires
  Queens of the Stone Age - Rated R 7 
C'est le premier album substanciel que nous ont sorti "les reines de l'age de pierre". Quelles coquines furent elles de nous faire patienter jusque là. Il leur a fallu le temps de se chercher à travers le premier album pour arriver à la conclusion : "bah les gars, finalement, ce qu'on va faire, c'est qu'on va être soi même". Pas con, c'est pas toujours la mauvaise voie pour que surgisse la qualité.

Mais être soi même pour les Quotsa, c'était déjà virer leur batteur Alfredo Hernandez pour en prendre un autre, puisqu'ils se sont dit que, en y réfléchissant bien, la batterie, ça pouvait encore servir. Surtout quand on fait du rock qui claque. Cela est significatif de la tournure que va prendre le groupe : Josh Homme, leader incontesté du groupe, va mener la barque, et si t'es pas content, tu te casses (quel charmant jeune homme ce Josh)

Mais au delà du jeu des chaises musicales des musiciens, être soi même pour les Quotsa, ça a été d'imprimer leur marque de fabrique : des rythmes ultra mécaniques. Savamment mécaniques. L'orchestration de ces mécaniques est telle qu'elle sert une musique subtile et c'est là tout le paradoxe et l'art des quotsa. Si tant est qu'on passe le premier mur du choc rock & roll chez les quotsa, on est alors libre de se perdre dans un dispositif à la fois machinal et évocatoire.

Dès le premier morceau de Rated R, Feel Good Hit of the Summer, c'est tout cela qui nous saute à la face. La boucle d'intro est hyper tranchée. Quand on dit mécanique, là, c'est pas pour faire style. Et pourtant, en partant sur ces bases, le morceau fait ressortir follement la perte de controle. En révélant une batterie tout aussi robotique et un chant faussement monotone, le morceau s'embarque dans une psychédélique fuite en avant, une sorte de transe, de surchauffe à laquelle les paroles feront écho. Hé oui car ce morceau nous révèle aussi un penchant qu'ont les reines de l'age de pierre pour toutes les substances susceptibles d'altérer l'état de conscience ('oyez). De la cocaine par là, de la nicotine par ci (moins intéressant déjà), les quotsa aiment s'exprimer sur les motivations multiples que nous avons de nous droguer comme des malades. Et pas seulement par les paroles : le solo vrillé de Feel Good Hit of the Summer habite parfaitement le même esprit. Alors par contre, je n'ai pas eu un méchant coup de barre au moment de copier ci-contre les paroles du morceau. Si elles se limitent à la plus simple énumération des différents psychotropes, c'est un choix artistique (à moins que ça soit un aide mémoire).

Même délire psychotique sur Quick and to the pointless : guitares surexcitées sur des temps très courts, chant complètement névrosé auquel répond une voix féminine tout aussi tarée. "OOOHH BABY YOU'RE SOOOOO SWEEEEEEEETTT". Il pourrait être aussi question de drogue il est vrai, mais l'interlocutrice installe plutôt un dialogue douteux où apparaissent subrepticement des langues suspectes. On dirait bien qu'ils nous ont mis du hollandais. Les cons.

Dans la gamme des rythmes répétitifs entêtants, Monsters in Parasol arbore aussi une mécanique réflexe, le ton en plus décalé. Faut voir ce que Josh Homme raconte. C'est superbement n'importe quoi.

Mais ce n'est pas seulement ça Rated R. Etre soi même pour les Quotsa, ça a été aussi d'accepter la possibilité d'une quiétude. Elles sont aussi douces ces reines de l'age de pierre (pourvu qu'elles soient douces tutututu). Comme si sortir des morceaux distordus à n'en plus finir sur l'album éponyme les avait calmé, les Quotsa ont ici composé des morceaux surprennement tranquilles. The Lost Art of Keeping a Secret est l'un deux, un bon d'ailleurs, sur un rythme à la fois entrainant et nostalgique.

Les Quotsa s'embarquent même sur des morceaux paisibles à l'image de In the Fade, Auto Pilot qui sont très agréables à apprécier lors d'une détente au soleil, en prise à l'indolence la plus esquise, les sens affaiblis par l'atmosphère moite et pesante des encore chauds débuts d'après midi d'automne. Ce n'est que suggestion. Je vous les conseille moins pour un pogo de bon aloi, 'oyez.

Leg of Lamb est un de ces morceaux qui font la transition vers la placitude d'un Auto Pilot. C'est cela toute la richesse de ce Rated R : un errement entre excitation et relachement, guitares planantes et mécaniques. La survenance de I think I Lost My Headache en fin d'album en témoigne.

C'est encore sans compter sur "le" morceau de l'album, the one in my opinion : Better Living Through Chemistry. Okay, si vous ne voyez pas le lien avec ce qui a été dit précédemment, je veux bien vous proposer une traduction fait maison : "la vie n'est elle pas meilleure lorsqu'elle s'accompagne de quelques additifs alimentaires ?". Avec un démarrage sur un léger tempo au tam tam, Better Living Through Chemistry nous entraine dans une expérience de communion instrumentale. Ne craignant pas les coupures, ni les longs prolongements de notes, il nous emporte sur des jeux de guitare qui s'étendent entre deux phases d'accalmie.

Rated R est un album en suggestions, qui alterne les effets comme s'il s'adressait à un public déjà largement conquis. Mais en fait, ce public, il n'était pas acquis à l'époque de la sortie de l'album; ce qui peut expliquer son succès mitigé. Mais cette démarche dénote d'une authenticité, d'un savoir faire. On est bien loin des groupes qui nous font tout un sac alors que leur musique tient à peine la route (non mais pff the libertines...).

Mais peut être que malgré tout, il manque à ce Rated R d'autres morceaux de la trempe de Better Living Through Chemistry. Car il n'y a pas tant de morceaux qui se laissent tater en profondeur, et l'envie de passer à autre chose arrive un peu vite. On le découvre, on l'aime, mais on en vient à le délaisser. In the fade.
Kylord @ 09/09/06 7 commentaires
  L'instant pouf 20 
Entre deux projets de domination de la planète, je vous propose un instant pouf.

Un instant, pouf ? Mais nan, c’est pas un instant qui arrive là comme ça « salut les gars », pouf. Un instant pouf, c’est pas non plus une occasion propice à disparaître dans un gros machin mou telle une limace qui aurait pris un méchant coup de pied au cul. Un instant pouf, ça n’est pas non plus une promotion canapé (super jeu de mots, j’en suis hyper fier). Quoique pour ce dernier point, je comprendrais qu’on puisse émettre des réserves.

Un instant pouf, c’est le premier épisode d’une longue série de poufs. A moins que ça soit le seul on sait pas. En effet, la rentrée arrivant, c’est le moment parfait pour faire le point sur toutes ces poufs qui ont animé l’été de leur talent. J’ai l’impression que vous commencez à cerner le sujet. Nous allons en effet étudier avec discernement la gamme de produits de l’été 2006 dans la série « je suis une pouf, je chante, je danse, je fais la vaisselle ». On aurait bien aimé que ça soit vrai pour la dernière fonctionnalité mais, de toute évidence, c’est encore le service marketing qui a fait du zèle.

Alors cet été 2006 a été très riche. On a eu de la pouf historique, de la pouf émergeante, de la pouf en voie de développement, de la pouf à contre courant. Mais toujours de la pouf, ça, pas de doute.

Allez, c’est parti. Ordinateur ! La liste des concurrentes je vous prie.

Concurrente number one : Rihanna :

Alors Rihanna c’est la benjamine du lot. Rihanna est la pouf R&B de notre sélection. En clair, c’est de la pouf sans concession, de la pouf qui s’interdit strictement tout autre terrain que la pouffiasserie.

Mais reprenons par le début. Tout a commencé lorsque Rihanna nous a assené de toute part son «SOS». Etait ce un présage de ce que nous allions hurler à la einième écoute de ce morceau ? C’est bien possible tellement il fut martelé. Il faut aussi remarquer que ce morceau constitue la 5438327ème reprise de Tainted Love. Je ne sais pas si les gars de Soft Cell touchent des royalties, voire même s’ils sont encore de ce monde de merde, mais leur trouvaille était un vrai jackpot («DUM DUM…..tchaktchaktchaktchaktchak» … c’est sûr, ça vaut son pesant de cacahuètes). En tout cas, nous pouvons d’ores et déjà constater que Rihanna, en tant que pouf totalement assumée, a complètement assimilé un des principes de base de la pouf : « De la créativité tu te méfieras ».

Mais nombreuses sont les poufs qui ont sorti un tube sur un malentendu entre un public désœuvré et des maisons de disque avides. Encore faut il pouvoir survivre à ce succès opportuniste. Rihanna, elle, a choisi la voie classique de la pouf R&B. Après s’être dandinée tant bien que mal pour attirer l’attention sur «SOS», elle a joué le coup du «Oh je me sens si triste (mais tu peux regarder mes fesses si tu veux)» avec «Unfaithful». Le problème, c’est que cette voie, aussi prudente soit elle, n’assure par un démarquage suffisant sur le marché encombré de la pouf. Rihanna en est sans doute consciente, c’est pourquoi elle tente désormais de s’incruster dans une pauvre série télévisée, zone de survie très prisée par la pouf américaine. Même si cela pourra lui octroyer quelques dernières doses de notoriété, elle risque fort bien de se noyer dans la mare. Nous verrons bien (ou nous nous en foutrons complètement, c’est tout à fait possible).


Concurrente number two : Christina Aguilera

Ah, Christina. Ce qu’il y a de sûr avec Christina Aguilera, c’est que contrairement à Rihanna, on ne risque pas de la perdre de vue d’ici 2 jours. Christina Aguilera est la pouf ultime. Elle occupe tous les secteurs du marché de la pouf, sans pitié, n’hésitant pas à diversifier ses activités. Pouf ingénue («Genie in a bottle»), pouf trash («Dirty»), pouf du ghetto («Can’t hold us down»), pouf psychédélique («Fighter»), pouf touchée par la grâce de la sainte Céline Dion («The Voice Within») et maintenant pouf old school, Christina Aguilera n’est pas là pour faire une partie de scrableubleu. Moi je serais une pouf, j’aurais hyper peur de me faire manger toute crue par Christina. Heureusement pour moi, ce n’est pas le cas et je peux donc dévoiler ses secrets sans subir ses châtiments (hmmm...).

A MdM, nous n’avons pas été dupes. Dans «Ain’t no other man», "son" idée d’utiliser un sample jazzy et de se fondre dans une ambiance fifties a été fortement inspirée par le clip «Naughty» de Beyonce Knowles. Admirable, Christina s’assure en tout point de ne rien inventer en piquant des idées qui n’en inventent pas davantage. C’est finalement un peu la Bill Gates de la poufiasserie : elle reprend les idées, en les améliorant mais pas trop, mais surtout, elle met le paquet. Que lui reste-t-elle à prouver ?


Concurrente number three : Nelly Furtado

Je sens déjà les protestations se lever dans la foule. Je vous vois déjà clamer que Nelly n’est pas une pouf, que Nelly s’inscrit plutôt dans la gamme « je suis une chanteuse nunuche, je suis gentille, je passe l’aspirateur » (ces marketeux, ils abusent). Nous nous rappellerons avec émotion de Vanessa Carlton, grande figure de proue momentanée de cette gamme. Mais Nelly Furtado en a décidé autrement désormais : Nelly Furtado est la révélation pouf de notre sélection.

Dans «Maneater», Nelly est... pouf. Rythmes tribaux pour signaler explicitement au péquin qu’elle a changé de bord, paroles qui le font tout autant («Move your body like a nympho», sans déconner) elle utilise dans son clip la chorégraphie standard de la pouf. On retrouvera d’ailleurs dans ce clip les masses de gens sous acide qui sont la caractéristique significative d’une pouf qui veut frapper un grand coup (comme le désormais grand classique «I’m a slave for u» de Mme Spears).

Bien sûr, consciente qu’il ne faut pas importuner les divas de la piouffasserie sur leur terrain (Christina va te manger ma grande !), Nelly Furtado masquera son côté pouf derrière une ironie affichée. Cette posture est de plus en plus prisée dans la communauté pouf mais Nelly ne le fait assurément pas avec la compétence d’une Pink qui arrive, malgré son côté pouf, à maintenir un statut ambigu.

Pour celles et ceux qui ne seraient toujours pas convaincus de l’arrivée en force de Nelly parmi les poufs ("mais où est passée ma chanteuse adorée qui gambadait innocemment dans les bois de «I’m like a bird» ???"), le clip de «Promiscuous» ne laisse plus planer aucun doute : le label «Pouf» est ici adjugé sans hésitation par la présence de rappeurs venant trifouiller un peu tout ce bordel. Alors Nelly, bienvenue chez les poufs. Mais attention à Christina, elle mord.


Concurrente number four : Shakira

Voici une autre pouf qui a fait ses preuves. Malgré l’occupation de terrain par Christina et Britney (qui, occupée à assassiner son gosse, semble avoir du mal à tenir dans la lutte contre sa sœur ennemie) lors de son arrivée sur le marché, Shakira a su faire sa place au soleil. Elle se maintient depuis grâce à son super pouvoir : la gesticulation suggestive. Shakira est la pouf latine de notre sélection.

Affichant son talent avec ardeur sur « La Tortura » (par la beauté de son chant et l’intelligence subtile de ses paroles), Shakira a définitivement assise sa position cet été avec « Hips don’t lie ». Son sens du rythme en fait une adversaire de poids. Nous noterons que comme toute pouf qui se respecte, Shakira use et abuse du featuring, démarche égocentrique oblige. On ne peut pas être le centre de quelque chose si on est toute seule, hé ouais. En l’occurrence, son partenaire est le pro du featuring à gogo, j’ai nommé Wyclef Jean.

Puisque nous parlons d’égo, Shakira va ici très loin puisqu’elle va jusqu’à faire du morceau un hymne à sa gloire. Une mise en abîme inédite qui pourrait faire date dans l’histoire de la pouffiasserie. Malgré cette démonstration de force, Shakira semble s’être cloisonnée à son domaine de prédilection et risque de lasser son public, curieux et friand de nouveautés qu’il est. Non je déconne.

La tendance du marché de la pouf est donc très positive cette année. Elle est d’autant plus prometteuse qu’elle repose sur trois fondations solides : une démarche hautement narcissique dans laquelle se reconnaît le public féminin, une démarche profondément aguicheuse qui attire étrangement le public masculin et enfin des rythmes basiques et idiots pour réunir les deux. Oui, moi aussi, j’ai bien envie de le dire (vous ne l’avez peut être pas dit mais vous l’avez pensez très fort).


Bien sûr, de nombreuses questions nous agitent encore. Britney Spears cessera-t-elle enfin de commettre des infanticides pour revenir sur le devant de la scène pouf ? Et les Pussycat Dolls, constituent-elles vraiment une alternative pouf valable ? Mais surtout, Gwen Stephani, est-elle en passe de devenir complètement pouf ?

Vous le saurez en suivant le prochain épisode deeeee... l’innnnnstannnnt pouuuuf.
Kylord @ 01/09/06 20 commentaires
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Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


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Usul parle à ses chers contemporains

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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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