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Voilà, c'était le printemps du cinéma ces trois derniers jours, les places étaient à 3 euros 50, trop bien (j'invente le concept de la rétropublicité, pas mal non ?). Comme quoi, ça vaut le coup d'avoir des potes papillons.

Le hasard veut qu'à l'affiche, nous avons en ce moment simultanément deux films légèrement teintés d'impérialisme chatoyant, en provenance direct du cinéma américain.

A ma gauche, Ecrire Pour Exister. Pour franchir la porte du cinéma, il faut déjà prendre sur soi et passer outre les préjugés horribles qui nous assaillent devant un titre aussi pesant. Ceci fait, quand on apprendra qu'il s'agit d'un film sur une jeune enseignante pleine de grands sentiments et désireuse d'instruire des jeunes de la balle (qui s'échangent régulièrement quelques rafales d'uzi entre deux gouters choco bn), on pourra alors être très suspicieux et considérer l'éventualité d'un gros foutage de gueule en perspective. Et pourtant, on est de bonne humeur, on est jovial, il fait un temps à chier dehors, y'a même de la neige c'est fou, y'a plus de saison ma bonne dame, mais on s'en fout on est assis peinard dans un fauteuil et c'est cool. Donc on va prendre le film pas trop durement et regarder en toute quiétude ce que va nous proposer Hillary Swank, la boxeuse reconvertie en jeune prof idéaliste. Et puis, après Sister Act, Esprits Rebelles, Le plus beau métier du Monde - et que sais je encore-, il faut bien avouer que nous avons atteint une expertise hors du commun en matière de film "wow prof c'est trop super" et ce serait une faute professionnelle de ne pas ajouter cette pièce au dossier.

D'abord, quelles spécificités ? On a bien entendu le cliché des djeunz trop véners par la vie et qui veulent tout péter mais qui sont en fait tellement gentils dans le fond. On pourra toutefois noter un surréalisme certain dans le fait que la plupart sont habitués à l'enfer de la violence quotidienne et l'échange régulier de douceurs diverses et variées (lames coupantes, objets contondants, balles de plomb...) et que, malgré tout, beaucoup ont un recul et une ouverture d'esprit assez sidérants sur leur propre situation. Pourquoi pas après tout, c'est ce qui fait que le film ne sombre pas dans les clichés atroces et le sentimentalisme trop facile pourtant bien habituels en pareils circonstances.

Deuxième point : c'est tiré d'une histoire vraie certes, mais c'est trop mièvre pour être vrai. Bref, la réalité a été travestie et c'est pas joli joli ça ! Il suffira de s'attarder sur quelques personnages qui ont une attitude vraiment trop classe (comme le mari de la prof) pour que ça soit plausible. En plus, tout le monde sait que l'homme le plus classe, c'est Georges. Donc ça se tient pas. Il est évident que ça a été enjolivé et que le comportement de tout ce beau monde était en réalité plus djeuste (voire y'aurait aucun rapport et on se foutrait bien de notre gueule). Il faut toutefois bien admettre que comme les gens concernés doivent être encore plus ou moins vivants à l'heure actuelle, il aurait été un peu vache de les afficher comme des gros connards aux yeux du monde ébahi.

Au final, bien qu'un éleve forte tête critique l'attitude de la "petite blanche venant distribuer son savoir" au sein même du film comme pour l'en dédouaner, c'est pourtant bien l'enseignante pleine de belles valeurs humanistes à l'américaine qui fait "gagner le pari de l'avenir" à tous ces élèves en difficulté. L'achèvement de cette mission passe par la mise à l'écrit de la propre histoire de tous ces jeunes égarés mais qui - ouf ! - ne le sont plus : ils écrivent, ils existent, c'est beau (en tant que journaliste total, je pourrai diffcilement m'y opposer).

Mine de rien, c'est aussi dans ce contexte de petits blancs venants distribuer leur savoir que le deuxième film, Le Voile des Illusions, prend place. En tête d'affiche, pas des petits joueurs puisque ce sont Edward Norton et Naomi Watts. Naomi Watts est certes facile mais toujours au sommet dans son rôle de femme complètement instable en proie à l'hystérie. Sa façon de jouer le flirtage avec les limites du pétage de cable reste pour moi un bijou d'interprétation. Edward Norton est aussi facile, peut être encore plus, mais je dis ça surement parce que je suis jaloux à cause de Naomi (qui est brune dans ce film : c'est une information capitale qu'il me semble important de relever).

Pour en revenir au flim, nous ne nageons pas dans des concepts ultra novateurs puisqu'après le film de prof, c'est du mélodrame pur jus qui nous est servi ici (et il a encore ce petit gout acide au fond je trouve). En gros, "je t'aime", "oui mais pas moi, j'en aime un autre", "ah bon tu m'aimes ? mais moi je t'aime pas"... bref, pauvres petits occidentaux. Pendant ce temps, les chinois crèvent du choléra dans l'allégresse lorsqu'ils n'ont plus la force de faire les porteurs pour nos bourgeois anglais. Heureusement, le docteur et sa femme viennent les aider à parer le fléau. Motivés par une pulsion suicidaire totalement morbide ; ce qui fait réfléchir.

L'histoire n'est pas follement originale mais le propos est pas trop con. Il invite au questionnement sur toutes ces grandes idées sur autrui, ces fameuses illusions qu'on peut être susceptible de se créer pour la déconne. Bon, on est invité mais on est pas obligé de venir. Reste que l'ambiance créée est suffisament prenante pour qu'on ne soit pas tenté de s'emmerder sévère; ce qui est bien.

A noter que dans ces deux films, les acteurs principaux sont aussi producteurs. Etonnant, non ?
Kylord @ 22/03/07 6 commentaires
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