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Programme - Mon cerveau dans ma bouche

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  Bilan des courses présidentielles 2 
Les sondages avaient raison : les scores des élections ont été ceux qui, à peu de choses près, étaient prévus. Mais dans cette histoire, qui est inspiré par qui ? L’électeur par le sondé ? Ou le sondé par l’électeur ? Serait ce la même personne en fait ? Mais attendez, et si les sondés n’étaient rien d’autre qu’une petite tribu de gnomes manipulateurs ? Ce serait donc eux qui détiendraient les clefs de l’histoire ? La vache. Ca serait dingue.

Quoiqu’il en soit, avant d’assister ébété à l’exercice de la nouvelle présidence, prenons le temps de retracer l’histoire qui a fait que nous en sommes arrivés là.

D’abord, les prémices du début de campagne ont fait la part belle au remue méninges de l’extrême gauche. Comment allait elle s’organiser ? Y aurait-t-il un candidat unique pour représenter le mouvement antilibéral ? Est-ce que la venue d’un syndicaliste moustachu parmi leur rang allait changer la donne ? Que nenni, il fallait répondre par la négative à toutes ces questions qui n’auront mené finalement qu’à un classique de la politique : la division (pour que sarkozy règne).

En effet, l’extrême gauche finira par choisir de s’orienter vers un gros bordel, à savoir un panel large de candidats divers et variés (et c’est encore sans tenir compte de l’improbable Schivardi) :


1 : Nous voyons donc ici en 1 les candidats potentiels de l’extrême gauche : de Marie Georges Buffet dans le rôle de la communiste survivante à José Bové l’agriculteur rebelle en passant par le postier Olivier et enfin la travailleuse Arlette Laguiller dans son ultime baroud d’honneur pour la présidence (va t elle enfin y arriver ? le suspsense est à son comble). Dans ce panel, nous avons aussi la présence de la pimpante Clémentine Autain qui a du se dire un matin devant sa glace « et merde ?! pourquoi pas moi ? ».

2 : En 2, nous avons un aperçu des tractations des différents partis en course pour désigner un éventuel unique candidat. Donc ouais globalement, ça tourne, ça monte et ça descend, ça tournicote, ça s’entortillonne, mais au final, tout le monde repartira de son côté en claquant la porte.

3 : La grande perdante en 3, c’est clémentine Autain. Elle a du trop tourner en 2, du coup elle a le tournis et elle repart dans l’autre sens. C’est n’importe quoi. Ben oui, c’est pas par là la sortie. Du coup, elle n’aura pas droit à son pourcentage tout à droite.

4 : En 4, c’est Arlette Laguiller qui professe un einième discours sur les travailleurs la lutte finale tout ça. Sauf que tout le monde s’en fout. D’ailleurs l’électorat aussi : on a bien déconné en 2002 à tous voter pour Arlette mais le lendemain on a pas mal tiré la tronche. Donc là Arlettte, désolé, mais tu te casses la gueule. Oui c’est triste, tu feras ta dernière présidentielle avec un pourcentage de merde.

5 : En 5, nous avons les résultats finaux de l’extrême gauche au premier tour. Ben c’est pas génial génial. Marie Georges fait moins que Robert Hue en 2002 (de 3,37 à 1,93%, outch) ; ce qui est quand même pas top top. Nous renouvelons nos condoléances pour Arlette. Son sort a tellement ému José Bové qu’il est venu mettre son pourcentage à coté. Sympa José. Seul Olivier Besancenot se maintient pas mal par rapport à 2002, sûrement récompensé pour ses multiples talents d’accessoiristes (vu à la télé).

Après le bordel de l’extrême gauche, passons à la panoplie des candidats dits « improbables ». Bien que la gamme était clairement moins diversifié qu’à l’époque bénie de 2002 qui nous donna un duel de deuxième tour hautement kiffant, nous avons tout de même eu droit à de belles prestations. Pour s’en convaincre, regardons de plus près les traits de couleur du graphe bidon ci-dessous :



1 : Palme du candidat le plus improbable – ce qui mérite notre profond respect - , Gérard Schivardi a entamé sa campagne d’une façon assez classique pour un candidat improbable : incognito. Problème de cette stratégie : le manque de reconnaissance, et a fortiori, la chute inéluctable des chances de récolter des votes comme cela se traduit au point 1. Mais Gérard ne va pas se laisser faire et il déploie alors un coup de génie (ou un plan complètement foireux, c’est selon) : lancer des affiches de campagne avec le slogan « Schivardi, le candidat des maires ». L’impact de l’argument sous jacent est tonitruant : qui d’autre à part M. Schivardi a pu avoir le bénéfice de 500 parrainages de maires français pour sa campagne électorale ? Les 11 autres candidats ? Hmm peut être en fait. Les maires n’ayant cependant pas trop apprécié, la conséquence de l’utilisation de ce slogan a été aussi pour Gérard de se prendre un procès sur la gueule et du coup d’avoir à raquer 300 000 euros d’amende. Alors, était-ce vraiment une si bonne solution ? En tout cas, entre deux ricard, il a pu en profiter pour faire passer son message politique: les fonds de pension, c’est de la saloperie. Il a bien raison, c’est de la merde de mélanger comme ça des fonds et des pensions. Vaut mieux faire les choses dans l’ordre.

2 : Certains d’entre vous pourraient juger injuste de mettre les Verts parmi les candidats improbables. Saperlipopette, l’écologie c’est l’enjeu de demain ! Aux arbres citoyen ! Oui mais voilà… les Verts poussent tellement loin le vice de la démocratie qu’ils font un peu n’importe quoi au final. Comme choisir Dominique Voynet pour les représenter par exemple. Et par dessus le marché, vient en 2 le contrecoup des interventions de M. Hulot qui fait parler d’écologie à tout le monde et fait perdre ainsi la spécificité des Verts.

3 : En 3, ça ne s’arrange pas pour les verts. Ils viennent de se rendre compte qu’ils avaient désigné Dominique Voynet comme candidate (un lendemain de cuite vraisemblablement). En effet, y’a de quoi être vert (…). Célébre ministre de gouvernement pour ses dédramatisations opportunes (« une marée noire ? haha mais on s’en fout ! »), Dominique Voynet se constitue petit à petit la réputation de celle qui se prend des branlées à toutes les élections. Allez va Dominique, arrête la politique, tu es bien trop gentille pour ça. Sans doute est ce une conséquence d’une conjoncture des astres mais l’éclair de lucidité dans l’électorat semble aussi frapper celui de Philippe de Villiers qui chute en même temps.

4 : Bilan des courses du premier tour chez les improbables :
  • Philippe de Villiers s’en sort avec un score pas si ridicule. On a vu qu’il a une courbe qui monte et descend sans arrêt : c’est en réalité la conséquence de sa méthode de campagne à base de comiquitudes. Il faut croire qu’il a terminé sa campagne avec une grosse vanne sur les Chinois ; ce qui lui aurait ainsi valu ses 2,23%.

  • Dominique Voynet fait 1,57%.C’est un grand ouf de soulagement pour les verts qui ont réussi à faire plus de 1% ! On peut être confiant pour le développement durable : le problème de l’écologie est sur le devant de la scène et hautement prise en considération.

  • Viennent alors les chasseurs, le CPNT pour être exact, avec Frédéric Nihous. On n’en a pas beaucoup parlé puisque le nombre de chasseurs n’évoluant pas fondamentalement au cours d’une campagne (hors cas de chasses à l’homme), il n’y a pas foule de rebondissements. Leur objectif principal était de niquer les Verts et sûrement pas de « défendre la ruralité » (quelle bande de déconneurs ces chasseurs). Ben c’est raté, alors pourtant même que les écolos avaient tout fait pour se planter en beauté. A croire qu’ils n’y arriveront jamais. Mais gare, le chasseur est revêche (surtout avec une kalashnikov).

  • Schivardi fait 0,34 %. Hé ben, on aura toujours droit aux fonds de pension.



Bien. Nous pouvons maintenant passer en revue ceux qui, contrairement aux candidats précédents, avaient la vague idée de pouvoir éventuellement atteindre le second tour des élections présidentielles (en se rasant par exemple). Qui va donc passer le mur du premier tour sans s’éclater la tête dans la brique ? Computer ! Les courbes de couleur je vous prie !



1 : Oui, c’est une information complètement dingue mais que nous révélons contre vents et marées : oui, M Le Pen était en réalité le grand favori en début de campagne. Le ministre de l’intérieur, un certain Nicolas S., participant activement à foutre la zone, la gauche faisant comme d’habitude assez n’importe quoi, le terrain était propice. Mais le pauvre Jean Marie va vite déchanter : d’abord soutenu par Dieudonné qui fera péter le FN de l’intérieur (mais oui ! c’était en réalité le but de son habile stratégie d’infiltration !) et ensuite trahie par sa propre fille qui cherchera à lui donner l’image d’un homme politique bien banal (« je vous aime tous, votez pour moi »), Jean Marie Le Pen va être complètement plombé. C’est moche.

De son côté Sarkozy continue pépère sa petite campagne de désinformation commencée depuis sa naissance (le petit Nicolas est précoce). A croire qu’il serait dans un gouvernement à l’insu de son plein gré. Et que si y’a des trucs pas biens c’est pas lui. Et que si y’a des trucs bien c’est lui. De toute façon, il dit tout et son contraire donc bon bref, ça le rend basiquement inattaquable (un peu comme le refuseur).

Ségolène Royal, alors qu’elle n’avait au départ pas grand chose de son côté, veut frimer auprès de son mari François Hollande et balance la sauce en se lançant éperdument dans les primaires socialistes. Jack Lang ayant organisé les inscriptions à 20 euros, tous les militants UMP en profitent pour adhérer au PS pour désigner Ségolène Royal. Les sarkozystes ne sont en effet pas dupes : le meilleur moyen de gagner tranquillou au deuxième tour, c’est de mettre en face une candidate qui sera détestée par l’ensemble de son propre parti. Comment pourrait elle gagner de la sorte ? Le militant UMP est fourbe.

2 : c’est le deuxième putsch de la campagne électorale : François Bayrou réalise le rêve secret de millions de français (voire de milliards) : mettre une claque, certes symbolique, à Claire Chazal pendant le JT de 20h. En résulte un bond complètement sidérant du candidat centriste qui traduit la puissance de l’orgasme ayant traversé la population française. Bien sûr, il s’ensuivra un contrecoup inévitable mais François Bayrou se maintiendra en exploitant son nouveau filon : la révolution centriste. Après la « rupture tranquille » de Sarkozy, on nage en plein non sens, c’est magnifique.

3 : les résultats du premier tour tombent. Sarkozy est le prévisible premier qualifié en ayant admirablement appliqué le « ni vu ni connu je t’embrouille ». Contrairement à ce qu’on pourrait croire au vu des images d’alors, ce n’est pas le galvanisé François Bayrou qui est le second qualifié mais bien Ségolène Royal. Tétanisée par sa seconde place, la candidate PS flippe grave : elle voulait foutre le bordel au PS mais de là à envisager d’être présidente de la République, faut pas déconner non plus. Elle fera donc tout pour se foutre en l’air entre les deux tours. Discours monocordes de 3h, absence d'enthousiasme apparent, coups de colère surprises, bref, les qualités d’une communicante qui a pour François Hollande - son soutien infaillible - « le charisme de ceux qui n’en ont pas ».

Côté FN, Jean Marie Le Pen est grave véner (y’a même un « GRR » sur le graphe tellement l’est véner). Le score de 2002 est loin, bien bouffé qu’il fut par Sarkozy en fin de campagne. Le Pen revient alors à ses amours d’origine, à savoir la voix politique du « allez tous vous faire foutre ». Comme on se retrouve.

Batman lui aussi n’est pas à la hauteur de ses ambitions et malgré le soutien d’un pôle important de la blogosphère au début de sa campagne, il a été totalement lâché par tous et n’a finalement obtenu que 0% des voix ; ce qui n’est pas vraiment beaucoup. Peu importe, c’est pas ça qui va l’empêcher de passer au deuxième tour. C’est quand même un super héros bordel.

4 : on retrouve François Bayrou sauf que en fait c’est la campagne du deuxième tour et que normalement il devrait pas être là. Ca ne pose pas de problème à Ségolène qui est contente qu’il passe sur sa courbe. Ils en profitent pour discuter et même pour se taquiner en toute complicité. Mais Nicolas est super jaloux et il fait rien qu’à dire que c’est pas du jeu et que François il devrait pas être là. Fatalement, François doit bien se rendre à l’évidence et repart d’où il vient pour créer un nouveau mouvement : le PD. Enfin, le MD plutôt, car François n’est même pas PD d’abord.

5 : C’est le dénouement à peine attendue. Nicolas Sarkozy est le nouveau président de la république française. Ségolène s’est battue tout de même un peu pour pas que ça se voit trop qu’elle voulait perdre. Elle s’en sort donc avec 47%. C’est la victoire ultime pour elle (sisi) : elle a niqué le PS tout en faisant un score honorable ; ce qui lui vaudra d’éviter les railleries fines d’un Laurent Fabius (« rentre chez toi garder les gosses », etc). Dans le même temps, elle évite la charge de présidente de la République qui l’aurait gonflé de toute évidence. Cela explique donc son joyeux soulagement qui a pu troubler plus d’un sarkozyste (« non mais c’est nous qui avons gagné ou quoi ? ») à l’issue des résultats.

Quant à Batman, il fait 0,00005% ce qui est un peu mieux qu’au premier tour mais pas top. Il décide alors de se retirer de la scène politique.

Dur.
Kylord @ 13/05/07 2 commentaires
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