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Fatalement ça devait arriver

Michael Youn a réalisé un film à partir d'une de ses pitreri...
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  Dans la vallée d’Elah (Ella Elle l’a…) 10 

…est un film qui n’a en substance strictement rien à voir avec France Galle.


Ce film réalisé par Paul Haggis (qui n’a rien à voir avec la panse de brebis farcie non plus), le réalisateur oscarisé de Collision (qui semble une nouvelle fois parti à la pêche aux statuettes), raconte l’histoire d’un père de famille (Tommy Lee Jones) qui enquête sur la disparition de son fils fraichement revenu d’Irak.


Curieusement, le ptit gars est revenu avec son régiment au sein d’une base militaire et a subitement disparu, comme ça pouf, sans laisser de nouvelle. C’est vrai que c’est inquiétant. Du coup le papa (interprété par Tommy Lee Jones) décide de partir à sa recherche. A peine arrivé, vla ti pas qu’on lui annonce que son fils est mort, découpé en petits morceaux et jeté en pâture aux coyotes du coin.


Un bête accident de pédalo pense la police, mais c’est sans compter sur la perspicacité et l’esprit de déduction du papa (joué par Tommy Lee Jones) qui en conclu immédiatement qu’un « sale chicanos » lui a fait la peau. C’est aidé du détective un peu tanche Emily Sanders (Charlize Theron, qui sera certainement nominée aux oscars dans la catégorie meilleure potiche) qu’il mène alors une enquête presque palpitante au rythme effréné d’un koala sous prozac faisant la course avec un caillou.


Mais bien sur, comme pour Collision, l’important ce n’est pas tant la lenteur de la réalisation ni la prolixité des symboles gros comme des cargos échoués en centre ville, mais bel et bien le message que le film véhicule.


Autant, après Collision qui nous aura tous bien fait comprendre que le racisme c’est mal, c’est ici le thème de la folie des hommes et de la guerre qui est abordé avec le panache d’un employé des postes pour nous faire comprendre que la guerre finalement c’est pas très bien non plus.


Saupoudré d’une dose « le racisme envers les mexicains c’est mal » et d’un soupçon de « la drogue c’est pas cool », enrobé dans une bonne dose de « tuer ses amis ça le fait moyen » le tout agrémenté d’un suspense haletant (si tant est que vous ayez les nerfs d'une jeune épileptique cardiaque) et de quelques références à la bible (surtout le titre en fait, dont on se demande toujours un peu le rapport avec le film), Dans la vallée d’Elah ne fait pourtant pas l’unanimité chez les critiques. Si certains y voient une fresque exceptionnelle sur « une Amérique minée par la guerre en Irak » (ah ben oui faire la guerre c’est pas drôle tous les jours), d’autres, comme le très réputé magazine Elle, y voient plutôt un thriller qui « ne montre rien d'autre que des soldats qui rentrent au pays brisés, et que la guerre est une chose vraiment horrible. Est-ce bien neuf ? »


Par soucis de galanterie envers la gente féminine, je me garderai bien de contredire cet avis fort tranché (limite impétueux) et le nuancerai plutôt en soulignant que ce film est une daube qui gagnera certainement le cœur du public, parce que la guerre c’est mal et qu’on ne cessera jamais de le répéter, quitte à cantonner Susan Sarandon à quelques scènes de larmes au téléphone, ça rajoute toujours une petite touche démocrate fort bien venue, surtout en ce moment.

Earl Mayer @ 12/11/07 10 commentaires
  Du rock en veux tu, en voilà 7 
Kamini, Yelle, c'est bien joli, mais c'est cool aussi de se la donner avec du gros son qui occupe tout l'espace et fait de nous de gros psychopates en puissance.

C'est donc naturellement que je pense au dernier album de Lofofora sortie dans les bacs depuis le lundi 15 octobre : Mémoire De Singes. Plutôt intéressé à ce groupe dont l'atypisme n'est plus à démontrer (indépendance, authenticité, bref tout un tas de concepts un peu old school), je m'attendais pour ce 6ème album à quelque chose de mesuré avec - soyons fous - une intrusion de chansons douces (que me chantait ma maman).

Hé ben j'avais complètement tort. J'étais bien sot. Lofofora rentre pour ce 6ème album dans un métal apocalyptique complètement guedin (à l'image de la pochette signé de l'éminence de Stupeflip King Ju). Et vas y que les guitares grondent, et vas y que ça donne dans la double pédale. Cela dit, Lofo se renouvelle toujours et c'est encore une touche particulière qu'on retrouve dans cet album. Cela va ici dans le sens assez contemporain d'un son métal lourd et décomplexé (très tendance ce mot). De là à dire que c'est devenu un pur groupe métal, c'est un pas que je ne franchirais pas (ils ont toujours bizarrement véhiculé cette image, sans doute parce que le chanteur Reuno mange des enfants.. ça va, détendez vous, je plaisante).

Je disais que cet album était contemporain, et il est aussi amusant de constater qu'il rejoint dans le ton les autres Korn et assimilés dans l'exhaltation du pathétisme de l'humanité. Mémoires de singe fait ainsi drolement écho à Evolution du dernier opus des précurseurs du néo métal. Serait ce un signe ? Sommes nous donc tous condamnés à redevenir singe ? Est ce déjà le cas ? Mince.


Rooo c'est quand même pas tip top cool de manger des bananes toute la journée. C'est pourquoi je décide de me tourner maintenant vers le nouvel album des Mass Hysteria car je sais que ces gaillards sont toujours prêts à se lancer dans de grands et joulis élans idéalistes.

Mass Hysteria, c'est un groupe de fusion rock au son bien lourd (oui encore). Des grosses guitares au services de gros riffs bien carrés, un beat imposant limite techno et, entre tout ça, des arrangements électroniques qui essaient de faire surface. Vous l'aurez compris, leur nouvel album Une Somme De Détails (ouais la nana a pas de bras, c'est chelou) ne fait justement pas dans le détail. Ou plutôt si : cet album perfectionne leur art de maitrise de gros son bien carré. J'oserais dire que c'est leur meilleur. Le morceau éponyme est d'une terrible efficacité à l'image de l'énergie déployée tout au long de l'album.

Vous me direz : "c'est bien joli ces histoires de nuisances sonores mais qu'est ce qu'ils racontent de beau les Mass Hysteria ?". Pour vous répondre (car je suis poli), Mass Hysteria, c'est un peu comme si on avait mis les textes de Leslie sur la musique de Marilyn Manson. Pour ceux qui n'ont pas la chance de voir qui est Leslie, c'est cette gamine un peu pétasse qui officie dans le R&B français (mais non ce n'est pas un pléonasme). Pour ceux qui ne voient pas qui est Marilyn Manson, c'est ce grand monsieur tout maigre qui égorge des poulets sur scène (et qui fait des chansons des fois entre).

Cette caricature est honteuse ? Hmm... possible. Tout ça pour dire qu'on ne s'attend pas forcément à ce genre de texte chez Mass Hysteria quand nous revient la musique. J'avoue avoir de la tendresse bizarre pour les groupes assumant ce genre de contraste qui dérange un peu tout le monde. Hé oui car les amateurs de pop gentille vont bloquer sur la musique et les amateurs de gros son vont bloquer sur les textes : c'est donc un challenge de gagner ainsi son heure de gloire.

Puisqu'on parlait du dernier album de Lofofora, il est aussi amusant de constater comme il se fait écho avec celui de Mass Hysteria. Au surexcité Employé du Mois des Lofo ("Assisté ! Va bosser !") pourrait répondre l'Echec des Mass Hysteria ("Echec à motiver les hommes, à motiver les passions !"). Reflet d'une époque ? (ça fait trop journaliste total cette expression, s'trop bien). Mais les deux groupes se mettent aussi dos à dos dans leur perspective humaine : Nous sommes bien pour Mass, Tous les mêmes pour Lofo, deux approches ... différentes dirons nous. Les titres sont évocateurs.

Mais tout ce beau monde se retrouve lorsqu'il s'agit de fêter leur musique : Killing the hype pour Mh et Nous autres pour Lofo, c'est leur petit côté nombriliste à eux. Cela reste très à propos puisqu'ils sont en tournée en ce moment. Avis aux amateurs.

Pour les réfractaires persistants, sachez que c'est un peu la fête du slip dans les productions rock en ce moment donc pas de panique, il vous reste d'autres alternatives : sur fond de LSD, Radiohead nous a sorti depuis quelque peu un nouvel album disponible uniquement sur le net et au prix que vous voulez. Oui oui : vous payez ce que vous voulez sur radiohead.com (y compris rien du tout, mais ça ne serait vraiment pas très sympa), vous téléchargez et c'est parfaitement légal. Les Hives continuent de leur côté leur folie rock & roll avec un nouvel album de morceaux qui ne tiennent pas une seconde en place (certes il sera difficile d'égaler leur premier alboum). Pour ceux qui préférent rester sur l'hexagone, sachez que les Deportivo déploie leur deuxième production. Arriveront ils à maintenir le niveau de la première, telle est la question. Sinon on peut toujours revenir sur les déjà installés albums des Queens of the Stone Age (Era Vulgaris) ou de Korn (Untitled où nous retrouvons Evolution).

On se revoit pour les chroniques de tout ce beau monde. Comme dirait Blankass : à la croisée des hasards (des écoutes).
Kylord @ 10/11/07 7 commentaires
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Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Alby's Hobbies

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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


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(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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