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Vampire Bloodlines : Soif de sang, soif de mieux

Je m'appelle Kylette. Je crois que j'ai déconné la nuit dern...
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Justice

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  Bienvenue en Chine France 9 
Depuis le début des émeutes au Tibet, on a pu entendre des tas de trucs. Globalement, ce qui ressort de toutes les infos, c'est que le gouvernement chinois n'assure pas du tout au niveau des droits de l'Homme, et que le Dalaï Lama fait ce qu'il peut. Sinon, y'a aussi le sénateur Mélenchon qui a un autre avis, plus décalé, voir un peu à côté de la plaque (oula attention quand même) mais nuancé. Après y'a le gouvernement chinois qui dit le contraire, et que ça roule. On peut aussi noter le site http://anti-cnn.com qui veut montrer chaque perversion de la vraie information par les médias de l'ouest, et le site http://www.sina.com sur lequel a été "lancé une pétition en ligne qui dénonce la façon « biaisée » dont les médias occidentaux traitent les événements du Tibet" (vu ici).


Mais voilà, à la base, je voulais juste faire partager ce passage du reportage d'Envoyé Spécial (notez l'effort fait pour les couleurs du lecteur de dailymotion) :




Alors là, on se demande pourquoi un mec se fait virer quand il pose une question à un journaliste chinois et quand il filme des manifestants pro-tibetains ? A quoi ça sert et qu’est ce que ça veut dire ? Tout officiel chinois doit-il essayer d'effacer tout ce qui concerne le Tibet ou un déroulement non conforme des joyeuses festivités de l'avant JO ? Dans le cas présent ça paraît complètement ridicule de virer juste un journaliste, journaliste qui a filmé des trucs que bien d'autres ont filmé et montreront partout. L'officiel chinois pensait-il qu'il allait enlever un bout des manifestations réelles en enlevant un bout du pack de journalistes ? Moins d'images, moins d'impact ; ça pourrait se tenir.

Cette attitude me paraît s'inscrire totalement dans le cadre du contrôle des informations concernant le Tibet. Je pourrais séparer ce contrôle en deux genres : un contrôle de tout ce qui est dit (quantitatif) et un contrôle de ce qui se dit (qualitatif, en gros).
Le premier genre de contrôle est garanti par le renvoi de tout journaliste étranger (tout du moins). Il y a tout de même eu une vingtaine de journalistes triés qui ont pu faire un tour au Tibet, mais sans qu'on en ait beaucoup entendu parlé.
Le deuxième genre de contrôle, carrément vicieux, s'exprime par le fait de dire un peu tout et n'importe quoi et son contraire, en gros. Exemples. Le nombre de morts durant les émeutes du 13, 14 et 15 mars varie suivant qui en parle. Ou encore, Pékin accuse "la clique du Dalaï Lama" de diriger les manifestations et violences tibétaines, mais le Dalaï Lama dit que non (vu ici). Autre exemple, le premier ministre chinois dit qu'il est prêt à discuter avec le Dalaï Lama s'il renonce à l'indépendance totale du Tibet et s'il renonce à la violence. Mais ça c'est déjà fait, et tout le monde le sait, ça fait 30 ans qu'il est comme ça (je suis pas 100% sûr, mais ça doit être un truc du genre). (vu ici et ici)

Ok ok, mais alors d’où viennent toutes ces mésententes, contradictions et versions différentes de la réalité ? C’est quand même pas sorcier de se mettre d’accord sur des faits. Bon, quand certains faits dérangent une partie, on peut comprendre que celle-ci veuille les modifier. Mais comment faire ça ? Comment modifier des faits (qui paraissent parfois même indéniables pour tout le monde) ? A priori le truc utilisé est de simplement dire autre chose sur un air convaincu, quelque chose du genre "Non, mais oui, mais non quand même.", quelque chose de contradictoire et ambigu qui utilise la part de doute possible toujours présente dans les tréfonds de notre cerveau, quitte à passer pour un con. Résultat, il y a tout de même une sorte de flou qui plane au dessus des faits, et on y voit plus forcement très clair du coup.

Mais bon, nous, faut pas nous prendre pour des cons hein, on est pas dupe, si un mec nous expose un truc, images à l’appui, et qu’un autre nous dit "Non non ! C’est des conneries ça.", ben ça prend pas !

Et pourtant.

Il y a pas si longtemps que ça je lisais le Tome 2 du Principe de Lucifer de Howard Bloom, Le Cerveau Global. Dedans, y’a un chapitre qui s’appelle "La réalité est une hallucination partagée" qui montre comment notre perception de la réalité est modifiée par tout ce qui nous entoure (et ce qui nous entourait). Je vais juste citer un passage de ce chapitre qui parle de l’influence d’une minorité sur une majorité, de ce qui nous intéresse ici en gros quoi :

"A des étudiants dotés d’une vision normale des couleurs, on présenta des diapositives bleues. Mais un ou deux complices dans la salle déclarèrent que les diapositives étaient vertes. A nouveau, 32% des étudiants finissaient par suivre l’opinion de ces partisans du vert aussi bruyants que fantaisistes. Plus tard on prit les sujets à part, on leur montra des diapositives bleu-vert et on leur demanda de les classer de la couleur bleue à la couleur verte. Même les étudiants qui avaient, à juste titre, refusé de voir du vert, prouvèrent que les défenseurs de l’émeraude présents dans la salle avaient coloré leur perception : ils classèrent plus de diapositives dans le vert qu’ils n’auraient dû le faire selon les tests effectués dans des conditions normales. Mieux, lorsqu’on leur demanda de décrire la couleur de la persistance rétinienne, ils la décrivirent souvent comme rouge-pourpe, ce qui est la couleur typique d’une persistance rétinienne laissée par la couleur… verte. Et les persistances rétiniennes ne sont pas volontaires ; elles sont fabriqués par le système visuel. Le discours d’une seule personne s’était introduit dans les sanctuaires les plus intimes de l’œil et du cerveau."


Voilà voilà, je te laisse conclure toi même, lecteur.
Dunn @ 12/04/08 9 commentaires
  MR 73 : monde de MR2 8 
Je vous laisse 30 secondes pour saisir la puissance du jeu de mots de mon titre (il fallait bien insister là dessus).

...

C'est bon ? Ok. Ce fabuleux jeu de mots donc, pour nous amener sur une petite rétrospective du film MR 73 d'Olivier Marchal encore dans les salles (c'est mon dada les rétrospectives).

D'abord, avant toute chose, reconnaissons les qualités de l'œuvre pour nous dégager de toute accusation de mauvaise foi caractérisée : le film a une très belle photo comme disent les professionnels, les plans sont très travaillés et invitent à se laisser prendre par les situations. Daniel Auteuil, déjà au service de la mise en scène d'Olivier Marchal dans 36 quai des orfèvres, habite aussi fort correctement son rôle de flic qui chute à l'arrière du peloton. Faut dire, il s'appuie largement sur sa facilité d'interprétation des poses introspectives qui convient très bien à ce type de film noir (ça se trouve il a un truc, du style il pense à son chien).

Bien ! Maintenant qu'on a souligné ce qu'à peu près la plupart des critiques ont reconnu, rentrons dans le lard !

Alors déjà, le pathos : le film s'attaque à l'émotivité du spectateur à l'instar de chars d'assaut qui se lanceraient éperdument à la poursuite d'un petit hérisson rachitique. Il est terriblement évident que le réalisateur veut nous montrer la pourriture des systèmes policier et judiciaire et les terribles dommages collatéraux qu'ils peuvent provoquer sur les individus. Pour Olivier Marshal, rien ne semble alors valoir un petit règlement de comptes personnel. On a quand même du mal à le suivre sur un point de vue aussi glauque. Monde de merde d'accord, mais de là à y contribuer activement...

Déjà, pour commencer le film, on nous précise que "ATTENTION, ce film est tiré d'une histoire vraie". Comme pour nous faire admettre que le film qui va suivre serait parfaitement objectif, et que, bien entendu, il serait dégagé de toute interprétation des faits par Olivier Marchal. Il n'est en effet pas innocent de placer ce genre de précision en début de film. Un réalisateur assumant son point de vue aurait plutôt tendance à indiquer la mention "histoire vraie" en fin de film pour expliquer l'origine de la démarche (comme on le voit par ailleurs) et non pas en début de film comme ici pour faire argument d'autorité. Ce premier acte de manipulation du réalisateur rend tout de suite très sceptique.

On apprend aussi que le nom du film, c'est en fait le modèle d'un flingue. Ok d'accord, mais il dit qu'il voit pas le rapport. Ma foi c'est trivial et, à l'instar du coup de "l'histoire vraie", ce genre de détail rend sceptique. Mais admettons que y'ait un sens profond qui aurait échappé à mon coup d'œil de journaliste toto.

Mais au final, ce qui est surtout assez énervant, c'est que c'est un film esthétiquement bien fait certes, mais au service d'une morale fort discutable. On veut nous faire admettre que le personnage central se sacrifie pour la vie, pour l'avenir, tel une sorte de héros déchu dans un ultime baroud d'honneur (les plans finaux sont éloquents). Mais euh.... à quoi bon en somme ? Parce que vivre dans l'appréhension philosophique de l'univers, de la vie et du reste comme l'abordent tous les personnages dans le film, bonjour l'ambiance. Olivia Bonami est particulièrement grave dans le genre.

Il convient ainsi d'évoquer le postulat du film : certains individus sont habités par le mal et on n'y peut rien, c'est comme ça, ce sont des incarnation du démon (ce ne sont pas des êtres humains comme vous et moi, oula non, ils sont nés dans des petits geysers de flammes). Cette idée nous est fortement suggéré tout le long du film à un point que ça en devient étouffant. Pourtant même Dark Vador est revenu vers le côté clair de la force en tuant l'empereur. Et ce mec a quand même atomisé des planètes, c'était quand même un sacré méchant à la base ! Alors Olivier Marshall, excuse moi, mais tu te goures total !

L'idéologie barbare sous jacente au film qui consiste à prôner l'enfermement perpétuel à tout individu potentiellement susceptible éventuellement de causer du tort n'est donc vraiment pas enthousiasmante. La rédemption ne serait plus une alternative. Que cela fasse écho au discours sarkozyste du moment sur le sujet en est d'autant plus déprimant.

Tout ceci fait de MR 73 un polar noir où il n'y a pas beaucoup de contraste. Résultat : on n'a clairement plus envie de le voir.
Kylord @ 08/04/08 8 commentaires
  Des vies de merde dans un monde de merde 7 
Suite à une plubicité éhontée dans les commentaires, l'idée m'est apparu de donner corps à un article sur l'objet de cette pub. Donner raison à la pub, c'est moche, mais que voulez vous, monde de merde... Mais quid du sujet ? Il s'agit du racontage par chacun de son existence de merde sur des sites webs participatifs, noble activité s'il en est.

Alors d'un côté, nous avons viedemerde.fr. Viedemerde.fr, c'est l'approche philosophique et métaphysique de la vie de merde de tout à chacun. Des faits concis sous forme anaphorique oscillent entre efficacité et poésie. Pour preuve, cette belle VDM.

De l'autre côté, nous avons jourdemerde.com qui est tout jeune (ce qui explique la pub... oui c'est lui le vilain site qui fait de la pub... ouuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhh). Sur jourdemerde.com, bien que mes investigations soient encore sommaire à l'heure actuelle, je dirais que nous approchons plus d'un style narratif et descriptif dans le sillon de l'école flauberdienne.

Sur jourdemerde.com, la restriction fixée à un seul jour de merde semble favoriser le sens du détail et l'état d'ame personnel. Cela dit, par une astuce stylistique, certains trouvent l'habileté de se sortir de ce carcan temporel avec brio comme ici. Je cite : "C'EST LA MERDE .. de tout les jours" (faute d'orthographe fâcheuse en fin de parcours, on peut pas briller partout).

Bref, de quoi occuper sa vie de merde à lire celle des autres.

Cette étude comparative de viedemerde.fr et jourdemerde.com vous a été offerte par Mondedemerde.net.
Kylord @ 01/04/08 7 commentaires
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Des gens connus

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(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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