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L'île de ouf malade

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Vive La Fête

Un brun ténébreux - un peu ouf dans sa tête le ténébreux - e...
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  Grand Theft Auto transposé 5 
La une de Libé, un article dans le Nouvel Observateur, une chronique dans le Grand Journal et l'édition spéciale sur C+... ce n'est que quelques minces exemples de l'hallucinante couverture médiatique dont a bénéficié la sortie de Grand Theft Auto IV, le jeu de référence en simulation de racaille.

Pour vous situer peut être mieux la chose, c'est ce mec qui gueule sans arrêt dans les pages publicitaires télévisuels "I'M THE ONE WHO SURVIVED" (c'est moi qui ai survécu (NDR : on avait remarqué)).

Sans aller dans les considérations pointues de gameplay, on peut dire que GTA 4 s'inscrit dans la lignée de GTA 3 : réalisation de qualité (certes) et liberté d'action (toute relative) sont les maitres mots de ce jeu qui somme toute ne révolutionnent guère ce qui a déjà été fait. Un jour, les gens comprendront que le seul vrai GTA, c'était GTA 2 et ses joggers oranges qui faisaient "OYE OYE OYE" et qui donnaient un extra bonus lorsqu'on les écrasait tous d'un coup.

Alors pourquoi ce ramdam autour de GTA 4 ? Parce que déjà l'industrie du jeu vidéo pèse lourd financièrement (particulièrement pour ce titre), puisque même Hollywood fait plutôt pale figure à coté. Donc forcément. Mais aussi parce que le studio qui développe le jeu est un coquinou qui utilise à merveille la réputation sulfureuse du titre. "Mais sulfureuse en quoi ?", peut se demander l'Homme à la mine perplexe. N'importe quel journaliste en jeu vidéo censé nous aura tôt fait tôt remarquer que ce qui est abordé dans GTA n'est que ce qu'on voit à la télé depuis 20 ans à longueur de journée. Et puis quoi ? GTA, c'est juste l'école de la vie.

Bref, nous voici en présence de marketing caractérisé qui utilise aussi à son profit le buzz fourni par les gens trop émo qui pensent que l'interactivité du jeu vidéo est source de traumatisme grave (le recul ne serait que l'apanage de celui qui glande devant la télé et pas celui qui utilise un clavier/souris/manette/ustensile ?). Les adversaires du jeu lui constituent une véritable vitrine publicitaire ainsi qu'il en est de l'avocat américain Jack Thompson qui n'en finit pas de se ridiculiser devant la justice des States à force d'attaquer la série des GTA pour n'importe quoi (il se fait même juger pour ses abus le con...)

Mais vous savez, moi j'aime bien faire mes articles comme un épisode des Simpsons, et vous avez déjà compris que ce n'est en réalité pas exactement de GTA 4 dont je veux parler puisque tout le monde le fait déjà, particulièrement sur le world wide web des cyberdjeunz blogueurs.


Je reste toutefois sur le terrain de la délicatesse et du raffinement avec cette hyperproduction cinématographique qu'est Hypertension (actuellement diffusé sur canal+).

Film littéralement sous extasie, la parenté avec GTA n'est pas seulement thématique (gangs, flingues, biatches, bagnoles, poursuites, came...) mais aussi dans la forme. On ne pourra pas louper les effets stylisés qui sont délivrés par tonne à chaque scène. Le zoom dans les entrailles du héros pour voir le cœur battre, les plans en contreplongée à tire larigot, les dialogues des personnages sous titrés en temps réel par des images illustratives... ça part dans tous les sens. Mais malgré la surenchère évidente et le rythme effréné, il y a quand même des accalmies et la mise en scène reste donc digérable.

Le second point d'accroche, c'est la stupidité effarante de tous les personnages. Le héros est tout ce qu'il y a de plus bourrin : tout est prétexte à provoquer des carnages. Lorsqu'il ne s'excite pas comme un dératé (remarquez, il a des circonstances atténuantes), il fait des choses complètement idiotes comme lorsqu'il se retrouve debout sur une moto de flic en robe ; ce qui lui coutera de faire un vol plané dans la foule. Là dans ce cas, on pourrait très bien imaginer deux potes devant GTA en train d'avoir l'idée de cette même scène tellement ça ressemble à un délire gratuit du réalisateur : "hey un flic ! zyva tire lui sa moto !... hey tiens écrase toi avec sur ce petit café là !". Cela étant dit, c'est toujours sympa de voir Jason Statham dans un rôle moins premier degré qu'à son habitude (Le Transporteur...).

Mais le rôle que je retiendrais définitivement de ce film, c'est celui d'Amy Smart (remarquée entre autres dans L'Effet Papillon, un film qui ne traite pas d'écologisme) qui nous concocte un personnage surnaturel de pouf merveilleuse dont les répliques, toujours remarquablement adaptées à la situation, font mouche à tous les coups. Je noterais au hasard :
- " Mince j'ai oublié de prendre ma pilule "
- " C'était vraiment un geste injustifié ! "
Véritable caricature de "la-femme-qui-fait-chier-le-héros-avec-ses-états-d'ame-alors-qu'il-est-en-train-de-jouer-sa-vie" (personnage extrêmement récurrent dans bon nombre de flims d'actions de base), Amy Smart est aussi prétexte à une scène de magnifique bon gout mais dont je me garderais d'en dévoiler la teneur pour vous en laisser la saveur.

J'ose le dire : Hypertension est un film réussi. Sans relâche, sans systématisation malgré la forte stylisation du tout, on prend du plaisir à consacrer son temps de cerveau disponible à l'idiotie latente de ce film survitaminé. C'est clairement mieux que de se taper les pubs à la mi temps d'un match de foot sur TF1. C'est complètement crétin, c'est sûr (on a même droit à une apparition du chanteur de Linkin Park en junkie), mais on ne peut pas dire que ça ne soit pas annoncé tel quel

Notons qu'il est intéressant de constater que cette œuvre cinématographique, clairement inspirée des jeux vidéos (le clin d'œil est explicite), a repris les codes du genre avec bien plus de brio et de second degré (il suffit de voir l'exagération volontairement outrancière qui en est faite) que les films carrément basés sur des licences de jeux vidéos. La médiocrité des films du genre reste donc l'apanage des films basés sur des licences de jeux, à l'instar de la médiocrité des jeux vidéos basés eux sur des licences de film.

La conclusion est posée, merci de votre attention.

N.B. : un second hypertension (Crank 2 en vo) est en cours de tournage. Super !
Kylord @ 30/05/08 5 commentaires
  Cendrillon et la société géniale 5 
Aujourd'hui, Jérôme Kerviel a décidé d'aller à la société géniale. On est samedi, c'est fermé mais il s'en fout, il ira quand même : ça sera pas la première fois qu'il prend la tangente.

Il est joyeux et a choisi de passer par le parc. Les filles sont jolies, il fait beau (y'a pas d'mal après ce mois d'avril assez merdique), et il peut même se payer le luxe de mettre son pull autour du cou pour se donner un air classe et décontracte.

Mais ce n'est pas ce qui intéresse réellement Jérome Kerviel. Car aujourd'hui, s'il a décidé de se rendre à sa banque où il est arbitragiste (comprendre "trader qui régule les marchés", à la différence du "trader qui se fait un max de fric sur ta gueule" plus connu), c'est pour la niquer de 5 milliards de dollars. Oui, il est comme ça, Jérôme Kerviel. Il a des coups de tête ambitieux. Et puis tant qu'à faire, niquer la société géniale, ça reviendra à niquer la société en générale.

Quel meilleur projet pour honorer la fête du travail de ce 1er mai ?


Mais laissons Jérôme Kerviel et ses plans machiavéliques. Tournons la tête pour voir que, pendant ce temps, 47% des français redoute de devenir sans abri. C'est marrant, surtout lorsqu'on met en perspective cette étude de l'ONU qui prétend que 10% des 500 milliards investis dans la pub pourrait régler 50% des problèmes de la faim dans le monde.

A peu de choses près, ceci est le paradoxe énoncé de notre société mondialisable qui s'enrichit mais où la peur de la pauvreté grandit sans cesse : c'est la société géniale.

Je profite de toutes ces considérations pour rappeler les sujets de l'émission de Capital de dimanche dernier qui nous a entres autres montré que :
  • les patrons des grandes sociétés se donnent des augmentations entre eux, puisque étant réciproquement dans les conseils d'administrations de leurs copains, y'a pas de raison de se faire chier ("tu veux bien m'augmenter ? ok cool,ben je t'augmente aussi")

  • Mittal, le géant de l'acier, envoie des mineurs au suicide parce que c'est moins cher que s'il fallait essayer de les maintenir en vie. De la sorte, Mittal assure le double de rentabilité de ses infrastructures par rapport à la concurrence. C'est un moyen comme un autre pour le patron Lakshmi Mittal de payer un joli mariage à base de millions d'euros à sa petite fille chérie (à Versailles je vous prie). Kylie Minogue est même passé pour faire un coucou à 520 000 dollars (hey mais celle là n'a pas encore été nominée à l'instant pouf ! quel blasphème !)

  • des gens jouent à suivre des courbes sur des écrans en se tirant un max de thunes. Ici, on en revient effectivement aux traders (la seule exigence dans ce genre de travail semble de devoir prendre l'air grave et important lorsqu'on regarde des chiffres).
Tout ça pour conclure : ahhh la folie des hommes, nous courrons droit à notre perte.

Ca, c'était juste histoire d'enfoncer des portes ouvertes (je me suis ramassé par terre comme une grosse merde du coup (ça c'était pour remettre l'image du dossier sur la chine qui se cachait derrière la vidéo (je t'en prie Dunn)))


En fait, si j'évoque pèle mêle tout ça, c'est surtout pour en arriver à un ouvrage d'un certain Eric Reinhardt qui tombe à point nommé : Cendrillon.

Ce bouquin raconte justement pèle mêle des destins de personnages plus ou moins marginalisés dans une société capitalistique désarticulée. Qu'ils soient parfaitement dans le système (trader) ou complètement out (chômeur suicidaire), ils semblent pourtant tous se retrouver dans un vide intérieur fondamental. C'est donc dans une atmosphère sans concession qu'évoluent les individus Laurent Dahl, Patrick Neftel ou bien Thierry Trockel (ça fait un peu chien chien je trouve) ; ce qui n'empêche pas le naïf Eric Reinhardt de persister à croire en l'espérance poétique (d'où "Cendrillon").

Ces destins ne sont pas croisés, ils sont totalement indépendants. Ils sont même entrecoupés des pérégrinations autobiographiques de l'écrivain, qui se plait à faire état de considérations diverses (un peu comme le début de cet article), se faire le chantre de la saison automnale, ou tout simplement raconter sa life (il adore les pieds de Margot).

"Ca m'a l'air d'un bordel". Mais c'est justement et parfaitement voulu. En ce sens, Cendrillon rappelle la démarche de Mondedemerde.net que nous n'avons certes pas théorisé : une sorte de melting polt de récits, d'articles dont la seule mais essentielle connexion est la vérité de l'instant, le contexte dans lequel il se déploie. Plus sommairement : du grand n'importe quoi.

Ce qu'Eric Reinhardt cherche à faire et montrer, c'est ainsi d'établir que ce qu'il relate de lui et ses fictions ne font en fait qu'un tout interconnecté par un référentiel unique : sa subjectivité de l'instant présent, instant présent dont il fera d'ailleurs l'apologie dans l'un de ses bourlinguages.

Au final, il n'empêche qu'il n'est pas forcément évident de trouver des liens qui ne sont pas explicitement déclarés ni même explicitement recherchés. Mais c'est cela même aussi qui fait l'intérêt du livre : on se retrouve dans une démarche expérimental qui a le mérite, de par sa nature, de révéler une écriture authentique. On sent les convictions de l'auteur, on sent ses approbations, ses appréciations etc.

On est même au cœur de ses enquêtes comme lorsqu'il entreprend de s'interroger sur les ressorts du milieu des fonds de pension et du métier de trader, fort pédagogique au demeurant. Parallèlement, dans une approche plus romanesque, il raconte le récit d'un trader qu'il imagine avoir pu devenir s'il n'était pas devenu écrivain (Eric Reinhardt est passé par école de commerce et tutti quanti). Par cet exemple, on se rend bien compte de la démarche bordélique d'Eric Reinhardt. Le milieu de la finance, son parcours personnel, sa fiction autobiographique... tout autant de récits indépendants, mais reliés ensemble dans ce même contexte du livre Cendrillon et qui, finalement, se renvoient tous la balle par des liens implicites.

Le délire d'Eric Reinhardt sur la synergie de récits dans l'instant présent ne se résume pas à un concept venteux. Il semble prendre corps là, tout de suite, maintenant. N'est ce pas étrange qu'en ce moment même, pas si loin après la sortie du bouquin, le milieu de la finance soit au cœur de moults débats (l'émission de capital en parlait justement) ? La petite histoire de Jérome Kerviel a surgi dans la foulée de ce livre.

De là à jouer les Jean Claude Van Damme et dire que toutatuneraison , c'est un pas que je ne franchirai pas, mais j'oserai dire quand même que tout ne vient pas sans raison.

Attention, subtilité.
Kylord @ 03/05/08 5 commentaires
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Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


Celui qui va vous révéler un secret gratuitement car l'industrie du tabac le déteste

Alby's Hobbies

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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


Celle qui rêvait d'un autre monde

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Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


Ceux qui faisaient du tourisme en Grèce

(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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