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L'histoire du faucon Millenium

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  Monde de zombies de merde 6 
Pourquoi toujours se créer des univers tarabiscotés avec des scénarios alambiqués ? Pourquoi croire systématiquement que la multiplication des idées donne nécessairement des mondes plus riches ? Pourquoi toujous définir des contextes compliqués pour donner l'illusion d'un envers du décor à explorer ?

Des fois, rien de tel qu'un bon vieux postulat apocalyptique qui nous fait revenir à l'essentiel. Par exemple : "des zombies par milliers traquent sans relache les derniers survivants de l'espèce humaine".

Tel est le point de départ de Hordes, un des rares web-browser games qui développe un buzz à la hauteur des jeux vidéos classiques. Web browser game, c'est une expression à la con pour désigner un jeu accessible exclusivement via un navigateur web et donc depuis n'importe où (comme au boulot, pour prendre un exemple au hasard).

Se lancer dans l'aventure est très simple : on va sur le site www.hordes.fr, on crée son compte de "Citoyen" et hop, nous voilà téléporté aléatoirement dans une des nombreuses villes qui tentent de résister vainement à l'envahisseur zombie. De là, on accède à différentes rubriques tel que le puits (pour récupérer de l'eau), la banque (là où les citoyens de la ville mettent en commun leurs trouvailles), les chantiers (là où les citoyens construisent des édifices comme des batiments de défense, de ressource mais aussi des éléments plus exotiques comme la potence ou le crématorium). A chaque jour (réél), on dispose de points d'actions à dispenser dans les expéditions, les fouilles, les combats, les constructions... Chaque soir à minuit, les zombies déferlent. Le lendemain, on constate les dégats. Du moins, si l'on a pas été soi-même lacéré et dévoré...

Mais ce qui est tout particulièrement intéressant dans l'histoire, c'est l'ambiance falloutienne (le graphisme du site évoque agréablement la symbolique de la série) combinée à une atmosphère survival-parano fort bien retranscrite. Celle-ci s'adapte parfaitement au support web : chaque ville dispose de ses propres forums où les citoyens peuvent débattre des actions à venir. Doit-on construire la manufacture pour pouvoir fabriquer des matérieux plus vite ou doit on privilégier les fondations pour consolider la ville ? Doit on construire la potence pour pendre préventivement les éventuels couillons mégalomanes qui voudraient embarquer toutes les ressources critiques et se suicider dans le désert avec (vécu...) ? A quelle heure organise-t-on une expédition à l'extérieur pour tenter de trouver dans le désert des objets palpitants comme une "vieille porte", un "gros chat mignon", ou mieux un "petit masseur vibrant" (bien plus utile qu'on ne le croit) ?

A l'image des forums antiques romains réputés pour l'intégrité imperturbable de leurs participants, ces lieux de causerie peuvent servir aussi aux êtres malintentionnés pour couvrir leurs actes malveillants en prétextant de fausses bonnes raisons. Car si la ville dispose d'un registre détaillant les actions majeures de tous les citoyens, certaines d'entre elles peuvent se réaliser en toute discrétion et semer le trouble et la zizanie. On peut ainsi déposer des plaintes contre un citoyen dans l'anonymat (au bout de 8 déposés contre lui, le citoyen est banni de la communauté et peut même être pendu haut et court). Il est aussi possible de réaliser des vols chez des citoyens partis en expédition (c'est petit). Beaucoup plus frontal et moins discret, on peut carrément agresser physiquement un autre citoyen.

Mais pourquoi faire de tels actes ? La méchanceté, c'est mal. Tu sais donc pas que c'est pas bien ?... C'est vrai, il y a toujours le plaisir sadique de nuire délibérément à autrui. Mais la suspicion peut aussi s'installer entre des joueurs plein de bonnes intentions car il y a la tentation permanente de se la jouer solo pour survivre plus longtemps que les autres. Un malentendu, et c'en est fini de l'entraide au sein de la communauté. Un malentendu, et tout se pète la gueule.

Hordes, en mélangeant exploration, social, survivance individuelle et paranoia généralisée, peut donc donner lieu à des moments mémorables en cela qu'il est révélateur de nos plus basses tendances et de nos penchants les plus inavouables. Hum hum....

N.B. : à l'instant où je termine ces lignes, je finis dernier survivant de ma ville qui vient de s'écrouler face aux zombies... me voilà adoubé "héros" pour avoir su être le plus perfide des citoyens sur la fin de parcours. Ca fait réfléchir.
Kylord @ 27/07/08 6 commentaires
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Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


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(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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