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  Rien de professionnel 0 
Je sais pas si c'est la rentrée ou quoi, mais le cinéma français nous propose à nouveau un flim sur le monde du travail (tm). Alors ok, je profite de l'occasion : TADA ! J'officialise la saga en la matière.

Le film du jour est Rien de personnel, où nous retrouvons notamment le sardonique Jean-Pierre Daroussin. Avant d'aller décrypter la chose, je m'attarde sur le titre : "Rien de personnel". C'est une maxime qu'on retrouve aussi dans Le Coach à plusieurs reprises sous différentes formes ("n'y voyez rien de personnel mais vous n'êtes qu'un gros nul", "business is business" etc). Ce qui est intéressant et ce que vérifie les deux films, c'est que, en général, lorsqu'on emploie cette expression, c'est l'inverse qu'on signifie. Plus on tient à préciser qu'il n'y a rien de personnel, plus cela sous-entend que les enjeux sont en réalité complètement personnels.

Rien de personnel le montre allégrement surtout que l'action prend place dans une soirée cocktail propice à ce genre d'exposition. A l'heure où l'investissement individualisé du personnel est le grand leitmotiv des ressources humaines, l'attitude du salarié est hautement décortiquée. Du coup, fatalement, lorsqu'on en est à faire de l'analyse comportementale, il est bien difficile d'échapper à des considérations personnelles.

On en vient alors au deuxième rapprochement avec Le Coach. Dans Rien de personnel, il y a aussi des coachs. Mais ils ne sont pas spécialement là pour aider les employés car ils sont plus utilisés dans une optique d'évaluation. On voit là toute l'ambigüité du nom "coach" : on peut vraiment mettre n'importe quoi sous ce terme y compris pour édulcorer une réalité de métier pas bien reluisante comme dans le cas ici présent.

Pour en venir au fil directeur du film, c'est très étrange. Le choix de mise en scène est assez spécial dans le sens qu'il propose deux niveaux de lecture qu'il donne l'un après l'autre. Dans le premier cas, c'est plutôt premier degré et assez effarant. On peut supposer qu'il s'agit du point de vue narratif d'une jeune et naïve cadre de la firme. Dans le deuxième cas, cela semble plus relevé du point de vue du délégué du personnel et forcément, même si les intervenants sont identiques, les problématiques sont plus tarabiscotées.

En un mot comme en cent, la manipulation est partout. En tant que spectateur, on se sent même abusé par les différents points de vue et il ressort qu'au générique de fin, on se demande bien où se situe la vérité dans toutes les manœuvres qui se sont entrecroisées (il est fort possible que je n'ai pas tout capté). Dans l'ambiance, c'est un film assez proche de Violence des échanges en milieu tempéré avec cet même atmosphère d'enfer tiède. C'est pourquoi on comprend bien un des personnages qui finit par vouloir couper court avec les jeux malsains de son entreprise (pour bien connaitre cet état d'esprit, je me suis senti en grande communion avec ce type).

On pourrait croire que, vu le sujet et vu l'approche de comédie sociale utilisée, le déroulement du film soit assez lourd. Mais cela n'est pas le cas. La construction est ludique et piger ce qui se passe est suffisamment accaparant pour apprécier que le film ne speede pas trop. Puis, tout est tellement pathétique qu'il est difficile de résister à l'humour noir qui en ressort, particulièrement mis en relief par la présence de Jean-Pierre Daroussin il faut bien le dire.

Rien de personnel est un film intéressant mais il faut être détendu pour le voir. Si vous en avez plein le crâne après une journée de prises de tête diverses, vous serez possiblement peu réceptif à toutes ces nouvelles tensions labyrinthiques que vous soumettra le film.
Kylord @ 21/09/09 0 commentaire
  Coachera bien qui coachera le dernier 0 
Ça va finir par devenir une saga à part entière. Me voici en effet présentement devant vous, peuple de l'internet, avec une nouvelle chronique cinématographique portant sur le monde du travail(tm).

De toute évidence, il n'y a pas que moi qui fais une fixette sur ce type de film car, dans Le Coach, après sa précédente prestation dans La Très Très Grande Entreprise, on trouve à nouveau le nonchalant Jean-Paul Rouve en rôle phare . Il joue ici son personnage par excellence : le "grand-naif-trop-gentil-et-un-peu-idiot-mais-sympa-dans-le-fond". Il a démarré la pratique de ce style depuis ses premiers émois avec Julie Lescaut ; c'est dire s'il excelle dans l'exercice.

On peut même dire qu'il gère trop. Tel Fuzati, le loser qui entre en contradiction avec la rigueur même de sa production, Jean-Paul Rouve est tellement bon dans l'incarnation du mec à côté de ses pompes que cela finit par faire perdre la crédibilité au truc. Le comble. Mais tout a une raison : Jean-Paul Rouve est un des initiateurs de la stratégie de l'échec. C'est un expert de l'échec et ça se voit. Bref, Jean-Paul, c'est la win de la lose.

Il n'en reste pas moins que Jean-Paul Rouve, alias Patrick, va devoir être coaché. C'est Richard Berry qui s'y colle. Ce choix de casting est plutôt pas mal vu étant donné que Richard pratique bien le gars exaspéré qui se la raconte (voir Une Journée de Merde). Le personnage est une sorte de coach de Tout qui, comme tout coach qui se respecte, est d'abord un bon commercial. Il va donc lui vendre de la gagne.

On ne sait pas trop au final si le film se veut critique envers l'exercice du coaching. Des fois oui, des fois non. Jean-Paul Rouve laisse passer tout de même quelque peu son point de vue à travers Patrick (et ça fait plaisir, même si ça n'est pas très professionnel (mais n'oublions pas, c'est la stratégie de l'échec)). Mais ça s'arrête là. Il s'agit plus de décrire le phénomène. Dommage pour le côté acide, mais cela permet de développer un ton bon enfant le tout sur un rythme assez bien mené. On pourra toutefois déplorer un léger manque d'ambition comme la fin de cette chronique.
Kylord @ 16/09/09 0 commentaire
  Du cycle musical 6 
Chers petits amis du 21ème siècle, j'ai de plus en plus l'impression que nous allons être condamnés à vivre un cycle musical perpétuel. Depuis les années 2000, force est de constater que la source d'inspiration est le passé. On pourrait toujours se dire qu'en multipliant les combinaisons issues du passé, on aurait malgré tout une créativité inépuisable. Mais ouvrons les yeux, c'est mal barré. Metric l'a bien compris (est ce la raison qui fait qu'ils ne restent que 35 minutes sur scène les petits enfoirés ?).

En ce moment donc, le kiff du passé, c'est les années 80. Robbie et les Cure ressortent un album, on n'en finit plus de se taper Indochine encore et encore, Dave Gahan et son Depeche Mode est reviendu sur le devant de la scène, Ladyhawke est plus années 80 que les années 80, et même Jennifer Ayache et ses joyeux drilles de Superbus nous la font eighties. Et je suis trop pas exhaustif.

Cerise sur le gâteau pour rendre un ultime hommage aux années 80, Michael Jackson a décidé de mourir inondant par là même les ondes de ses plus grands succès tout droit issus de ces années-là. C'est le grand classique du monde artistique : on est jamais autant respecté et écouté que quand on est mort ; ce qui en dit long sur l'ambiance qui règne au sein de notre espèce.

Arte - vous savez, ce projet de chaine télé franco-allemande - a totalement capté ce cycle de reprise du passé. Après avoir consacré l'été dernier aux années 70, la chaine a fait cet été les années 80 (on peut dire que le décès de Michael est tombé à pic). Ayant bien progressé dans sa démarche de communication, Arte utilise désormais des procédés marketing tel le clip faisant office de mascotte. C'est Nena version remasterisée qui a été choisie pour représenter les eighties. Ou comment faire du kitsch avec du moderne. C'est bien spé. On comprendra qu'on puisse préférer tout autant revoir l'authentique clip bien glucose.

Donc au final, si on suit la logique que poursuit notamment Arte, c'est les années 90 qui devraient être bientôt à l'honneur (avant qu'on reboot aux années 60). Twingo ! Le festival Rock-en-Seine, non content de programmer les icônes de l'époque (The Offspring, The Prodigy...), nous fait revivre les mêmes vieux clash à l'ancienne tel le vieux sketsch des frères Gallagher d'Oasis. Retour vers le futur quoi.

Moi aussi, j'ai envie de participer à la transition. Je mets donc à l'honneur un groupe venant des années 80, Niagara, mais avec un excellent morceau de l'année 1990 : J'ai Vu. A cela, plusieurs raisons :
  • quand bien même le côté kitsch, le clip est intemporel, entre le ridicule des 80's et le reuck des 90's.
  • le texte sied toujours et encore au cynisme de l'actu.
  • il y a un petit côté monde de merde indéniable dans l'approche.
  • et la chanteuse Muriel Moreno, en plus d'être plutôt mignonne, nous fait une chorégraphie assez extra ; ce qui ne gâche rien.




Alors tiens pour le coup, qu'est ce qu'elle est devenue Muriel ? Ben elle est DJ. C'est ce qu'elle a toujours été, d'ailleurs. Pour en savoir plus, on peut aller voir du côté de son site qui est ma foi très très moche. Mon dieu.
Quelle est la période musicale la plus détestable ?
les années 60. Saletés de hippies.
20.0%
les années 70, le disco me donne envie de me défenestrer.
40.0%
lse années 80. J'exècre les synthés.
20.0%
les années 90, le début de la fin.
0.0%
Je déteste toute forme de musique quelle que soit l'époque.
0.0%
La réponse D
20.0%
 
Kylord @ 11/09/09 6 commentaires
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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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