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  L'histoire du faucon Millenium 5 
Millenium, "le film événement" (comme tous les films à leur sortie, c'est bien foutu quand même), sort ces jours-ci en DVD. Je vais donc vous parler... des livres. Ah ben ouais, je vous ai bien feinté là. Je n'ai pas vu le film et ne le ferai pas avant la rédaction de la dernière ligne de cet article pour la beauté de l'authenticité de la magnificence de l'intégrité de mon propos de critique littéraire hors de toute influence cinématographique.

En fait, Millenium aurait été plus rapidement l'objet d'études si j'avais su plus tôt que cela racontait l'histoire d'un journaliste total qui travaille dans un magazine suédois totalement underground qui va contre les vents et marrées des idées reçues et des raisonnements dogmatiques. Oui, tout à fait, vous avez raison : c'est à peu de choses près MdM sans l'aspect de technologie de pointe propre à cet espace web.



Tel Mickael Blomkvist le héros du journalisme total suédois pour lequel je me prends désormais (tant qu'à faire), je vais ainsi vous causer des bouquins de la trilogie Millenium. Dès cette première annonce, on remarque deux choses : d'une, que les suédois ont des noms à coucher dehors et que ça va être super chaud de s'y retrouver avec les multiples personnages intervenant dans les trois bouquins (sans parler des villes) ; de deux, qu'évoquer le mot trilogie réveille systématiquement dans notre inconscient des images d'un casque noir qui fait "pssschiiiiiii" avec un petit nain vert qui danse autour avec une épée laser.

Pour le coup, cette association d'idées avec la trilogie Star Wars (la première bien sûr), habilement suggérée par le titre de cette news, n'est pas innocent. Les points communs sont monstres. Premièrement, Millenium a suscité un engouement populaire de ouf (comme Star Wars). Plus de 10 millions d'exemplaires refilés à travers le monde (et je suis sans doute dans la fourchette basse), c'est considérable, surtout lorsqu'on parle d'un livre ; c'est à dire d'un support papier avec plein de petits sigles juxtaposés les uns aux autres qui font mal à la tête.

Deuxièmement, le livre relève peut être du polar mais l'ampleur de l'histoire et la multiplicité des enjeux en font un récit aux nombreux thèmes. Le scénario s'inscrit dans un embroglio politico-financier-économico-policier-médiatico-romantique qui parle un peu de tout sauf peut être de cyclimse (comme Star Wars).

Troisièmement, le format de la trilogie ne se limite pas au simple découpage de l'histoire en trois parties. On est vraiment dans le développement de l'intrigue type de la trilogie à la Star Wars. Le premier tome prend des personnages chacun de leur côté pris dans leurs petites affaires mais dont les chemins vont se croiser pour petit à petit traverser ensemble une aventure initiatique aux proportions grandissantes. Le deuxième tome, "L'empire contre attaque" de la trilogie, est, comme son équivalent science-fictionnelle, la partie sombre de l'ensemble. Ça barde pas mal. Quant au troisième tome, c'est le gros délire, ça part dans tous les sens, et vers la fin, on attend plus que le débarquement des Ewoks en Suède. Bon j'exagère un poil, mais le troisième tome reste assez délirant.

Enfin - c'est surement le plus énorme mais vous pouvez détournez le regard pour éviter ce léger spoiler... vite tournez la tête ! - on retrouve un élément psychologique de comparaison criant avec Star Wars : on a quasiment droit à la situation symbolique du "je suis ton père".

Le mot de Jacquot

En marge de cet article, rendons hommage à l'auteur Stieg Larson qui fait parti de cette caste de gens qui, une fois l'œuvre de leur vie réalisée, crèvent comme des merdes. On pensera entre autres à Ulrich Mühe (La Vie des Autres et couic) ou Heath Ledger (Batman The Dark Knight et couic). Ces gens là ont le sens du marketing événementiel. Rest In Peace les gars ! Et n'oubliez pas : Internet est la pire saloperie que l'humanité n'ait jamais inventé ! (sauf quand y'a du fric à se faire dessus et ça je m'y connais).
Jacques S.
Je pourrais continuer longtemps à sortir des analogies avec Star Wars tellement, sous le couvert du thriller contemporain, Millenium est une aventure épique mêlant des trajectoires individuelles avec des affaires politiques aux enjeux au sommet. Il reste cependant une similitude à noter qui a son importance : il s'agit de la distinction entre les gentils qui sont très gentils et les méchants qui font rien qu'à être méchants. Bref, c'est ce bon vieux manichéisme de l'espace avec les Jedi d'un côté et les Sith de l'autre. On pourrait croire que je caricature mais l'auteur Stieg Larson a carrément écrit des phrases du style "Mais Mickaël Blomkvist savait qu'il était du côté des gentils", non sans une certaine ironie. C'est peut être ce dernier point qui fait d'ailleurs la différence avec Star Wars. Stieg Larson n'hésite pas à prendre du recul sur les situations qu'il crée et à se moquer de ses propres personnages. Ce n'est clairement pas le point fort de Stars Wars qui aurait pu en pâtir si, à l'époque, elle n'avait pas profité d'un Harrison Ford bien inspiré et d'un Yoda un poil taquin. Mais le sujet n'est pas Star Wars, je m'égare.

Puisqu'on aborde les points où Millenium se distingue, on pourra bien évidemment noter les couvertures des bouquins qui ont fait leur part de marketing avec cet aspect mêlant titres mystérieux et gothisme à la famille Adams (la première couverture est éloquente). Au delà de ça, il y a un parti pris féministe assez notable dès la lecture des chapeaux des chapitres qui nous font état de statistiques sur les violences faites aux femmes (Tome 1) ou bien nous décrivent les quelques rares cas d'armées féminines dans l'Histoire (Tome 3). Et dans le Tome 2 ? me demanderez-vous à juste titre. Hé bien c'est l'exception qui confirme la règle car les chapeaux d'interlude traitent là de mathématiques.

Cette histoire de maths me fait venir au deuxième point de l'originalité des livres qui est somme toute assez lié à cet intérêt sur la question de la femme. J'ai beaucoup évoqué le cas du héros journaliste Mickael Blomkvist mais le centre de l'histoire est encore plus orienté autour de l'héroïne Lisbeth Salander. C'est une femme qui sort des sentiers battus ne serait que par le fait qu'elle s'intéresse aux mathématiques (n'est ce pas). Mais c'est aussi un personnage très controversé. Elle est souvent ambiguë et le manichéisme du bouquin s'arrête finalement à elle. Elle a sa propre morale en dehors du système et c'est assez intéressant de voir qu'il y a toujours motif à s'interroger sur ses choix en se demandant "non mais attends, je cautionne ou pas là ?". Son indépendance morale rejoint fortement sa défiance vis-à-vis de la justice. C'est sans doute une des raisons qui en font un personnage à succès car rejoignant dans notre subconscient la confiance toute relative que nous avons dans les autorités judiciaires.

Le scénario s'articule ainsi autour de Lisbeth Salander et de son parcours existentiel. Quel va être le destin de ce petit bout de femme au passé trouble ? Telle est la question que soulève progressivement l'intrigue. Ce personnage sans concession va passer son temps à chercher des emmerdes mais, malgré tout, elle pourra bénéficier de soutiens... masculins. Là encore, c'est un point inédit qui revêt l'histoire d'un éclairage féministe : ce seront des hommes qui tacheront d'aider tant bien que mal une héroïne qui les enverra ballader au gré de ses envies.

Allez, ce livre reste un policier alors, pour le suspense, je ne m'épanche pas davantage sur l'histoire. Cela dit, vous l'aurez compris, Millenium ne fait pas parti de ces succès incompréhensibles.


« Personne n'est innocent. Il n'y a que des degrés de culpabilité. »
Kylord @ 12/11/09 5 commentaires
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