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Noir Désir

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  Fêter Noël avec Rammstein 7 

Roter Sand
Waidmanns Heil
Liebe ist für alle da
Haifisch

Paroles
Rammlied
Ich Tu Dir Weh
Waidmanns Heil
Haifisch
B********
Frühling in Paris
Wiener Blut
Pussy
Liebe ist für alle da
Mehr
Roter Sand

Clips

Pussy



Ich Tu Dir Weh

Voilà le message de fin d'année : l'amour est là pour tous. C'est beau. En tout cas, c'est ce que dit Rammstein avec Liebe ist für alle da. Cette revendication de leur sixième album a le mérite de détonner dans le paysage mercantile de Noël.

Mais que vaut ce dernier album des six allemands ?

Hé bien, après le mélancolique Rosenrot, ils signent là un opus en force avec un retour à l'énergie en bloc qui fait penser à leurs débuts. Le prélude Rammlied, l'éponyme Liebe ist für alle da, l'excellent Waidmanns Heil, le moins bon Mehr et l'étrange B******* sont autant de morceaux qui déménagent carrément, riffs saignant à l'appui. Saignant me semble le mot adéquat surtout lorsqu'on pense à la pochette mettant en scène les bouchers de Rammstein autour d'un cadavre. Tout premier degré serait mal placé mais, visiblement, c'est l'Allemagne qui a le plus de mal à appréhender la chose car c'est elle qui les censure tout particulièrement (mais tout ceci a une logique : s'il y a provoc, c'est qu'il y a une gène à provoquer.... et s'il y a gène, c'est qu'il y aura forcément censure...).

En tout cas, les rockeurs aiment décidément bien festoyer autour d'un bon steak humain. On se rappellera le clip Sick Sick Sick des Queens of the Stone Age qui donnaient lieu aussi à un joli banquet du genre (mais là c'étaient eux qui se faisaient bouffer). Cela fait toujours une suggestion d'idée pour le repas de Noël.


Dans une démarche plus introspective, le groupe se penche particulièrement sur son propre cas dans cet album. Cela fait penser à l'étape Take a look in the Mirror chez Korn (et je ne dis pas ça uniquement pour ressortir mes vieilles chroniques). Il y a bien sûr le punchy Rammlied qui fédère les membres dans leur quête musicale. Mais il y a aussi le moins évident Haifisch, superbement original et intéressant à décrypter. Aux sonorités Dépeche Modienne (sisi), le chanteur Tidd Lidemann use et abuse de métaphores pour évoquer les états d'âme de lui et ses comparses dans leur parcours existentiel d'artistes. Par exemple, il parlera de "6 coeurs qui brûlent" comme les 6 membres du groupe... mais aussi comme les 6 albums qu'ils ont sorti jusque là. En partant de cette vision, on peut alors s'attarder sur le refrain :
Und der Haifisch der hat Tränen
Et le requin a des larmes
Und die laufen vom GesichtQui coulent de son visage
Doch der Haifisch lebt im WasserMais le requin vit dans l'eau
So die Tränen sieht man nichtAussi les larmes ne se voient pas.

Avec un peu d'imagination, le "requin", c'est la provoque de Rammstein, qui revêt des dehors agressifs, et "les larmes qu'on ne voit pas", ce sont celles des clowns tristes que sont les membres du groupe. C'est très psychologique.


Mais recentrons-nous sur la musique car elle mérite bien aussi notre intérêt. Comme je le disais, Rammstein revient à des valeurs sûres de riffs énergiques. Waidmanns Heil ou Rammlied constituent des piliers de l'album avec des lancements dignes de Links à l'époque de Mutter. Cela, Rammstein le fait tout en continuant à développer leur tryptique à succès : solennité, puissance et contrôle. Ich Tu Dir Weh en est une belle illustration et le groupe ne s'y est pas trompé en choisissant le morceau pour en faire leur deuxième clip.

A propos de clip... cela m'amène au premier sorti qui a fait son petit buzz. C'est en effet Pussy qui a été choisi. L'habillage du titre (ou plutôt son déshabillage) est plutôt explicite à l'instar du sens des paroles. Mais justement : AMES PRUDES S'ABSTENIR ! NE REGARDER PAS LE CLIP PUSSY ! OLALA NON C'EST CHOQUANT ! NE SURTOUT PAS REGARDER !... c'est bon ? tout le monde a vu ? J'en fais des caisses mais le clip mis à disposition ici est bien censuré. En plus, la qualité de la vidéo est dégueulasse, son y compris (ne vous perdez pas en conjectures sur la baisse de la qualité de production chez Rammstein).

En concert, lors de leurs mégashows, Pussy permet au groupe de montrer à quel point il est content de voir son public. Cela devient particulièrement intéressant quand tout le monde se met à chanter "You've got a pussy, I have a dick, so what's the problem ? Let's do it quick".

Ce ton employé dans Pussy rappelle fortement l'ironie d'Amerika de l'excellent album Reise, Reise. On remarquera pour le coup que le groupe utilise l'anglais quand il se veut terriblement ironique ; ce qui peut faire penser à de la défiance vis-à-vis de la culture anglo-saxonne. Cette correspondance de ton avec une langue n'est pas propre à la langue de Shakespeare. Le français a aussi sa part belle. Mais autant pour l'anglais il s'agit d'ironie, autant pour le français il s'agit de faire dans la dramatique romantique. Dans Liebe ist für alle da, il y a tout un morceau dédié à une romance parisienne, Frühling In Paris avec des vrais bouts de français dedans. C'est quasi du mélo. On se souviendra que le français avait été utilisé dans une même veine sur Reise, Reise avec Amour. Voilà ce que nous, français, symbolisons aux yeux de Rammstein. La dramatique romantique. C'est émouvant.

Rammstein ne parle pas cependant d'amour qu'à la française. Dans Liebe ist für alle da, il en est aussi question en version 100% allemande. De façon prévisible, c'est alors plus carré mais il n'empêche que Tidd Lindemann ne sait pas trop ce qu'il raconte. Un coup, y'a de l'amour pour lui. Un coup, y'en a plus. Il est pas très clair.


Au final, ce nouvel album de Rammstein est quand même un peu court et il y a bien quelques morceaux de moindre saveur. Par exemple, Mehr n'est pas spécialement brillant musicalement même si les paroles ont une portée intéressante puisqu'elles décrivent ce besoin d'en vouloir toujours plus (dans quelle mesure s'agit il d'amour ici ? hm hm...). Mais globalement, le tout est une bonne surprise particulièrement si on s'attendait à du trop réchauffé. Entièrement dédié aux multiples voies que prend l'amour, il en évoque même certaines formes inédites comme celle employée par Joseph Fritzl (pour ceux qui resituent le bonhomme...) et dont il est fait allusion dans Wiener Blut.

En hommage à la féérie des fêtes de fin d'année, Rammstein nous envoie même un ange de Noël....

Oh un ange passe...
Kylord @ 22/12/09 7 commentaires
  Le chemin de croix 5 
Attention, article qui dévoile pas mal de trucs mais c'est con si tu le lis pas, tu vas rater tous les trucs super intéressants que je dis (hé ouais je te tutoie maintenant tavu, c'est moderne).

Voilà une nouvelle adaptation de bouquin, celui du même nom : La Route de l'amerloque Cormac Mc Carthy (auteur déjà adapté avec le pas dégueu No Country For Old Men). Cette fois, j'ai vu le film, mais pas lu le livre. Je n'ai pas trop de scrupules à faire les choses dans cet ordre car tout portait à croire que l'œuvre était très orienté sur l'ambiance (rien à voir avec un polar et son importance du fait). Parfait pour une transposition réussie sur grand écran et au vu de quelques critiques glanées à droite à gauche, la transposition l'était, réussie.

Alors quid de l'histoire ? C'est un père et son fils débarqués dans un univers apocalyptique. C'est vraisemblablement la suite logique à 2012 (mais je n'irai pas voir cette immense entreprise de racolage actif, j'en fais le serment ici même). La seule chose qui leur reste, c'est un infime espoir de survivre et ils vont tacher de s'y accrocher.

Les œuvres qui font giga réfléchir sur la condition humaine, vous savez, j'adore ça. Avec La Route, j'ai bien pris mon pied. Outre les conneries habituelles "la famille c'est important" et "on est rien sans pétrole", il y a trois grands thèmes bien particuliers qui sont développés avec subtilité tout au long du film. Un deux trois, les voilà :


    - D'abord, l'affrontement entre la réalité vécue et l'idéalisme utopique. C'est le père qui incarne le principe de réalité en rappelant constamment sa famille aux préceptes de survie. Le comble est qu'il cultive un look à la Jésus : la barbe fine, les yeux clairs, la maigreur provoquée par la faim. C'est tout au plus une version un peu plus musclée. Mais ce parallèle avec le fils de Dieu est sans doute voulu : le père développe un sens aigüe du sacrifice. Avec un peu d'imagination, on retrouve même la scène du banquet. De l'autre côté, le gamin incarne l'idéalisme. Le comble est que son paternel le compare à Dieu. Le père a donné la vie au gamin mais c'est le gamin qui donne vie au père en tant que représentant divin sur terre (putain c'est beau ce que je dis). Mais tout n'est pas si simple. Si du gamin rejaillit un idéalisme forcené, c'est parce qu'il est d'abord initié par son père (genre tu 'ois, la métaphore de Jésus qui rachète les hommes au yeux de Dieu).


    - L'autre thème, c'est la paranoïa. Dans un tel monde de merde, tout le monde se suspecte en permanence. Chacun voit en l'autre un survivant prêt à tout pour repousser l'échéance de son dernier soupir. Dès lors, c'est un beau merdier plein d'enculés, entre Mad Max et La Nuit des Morts-vivants. Dans ce contexte, le rapport gamin idéaliste/père réaliste prend toute son ampleur. Ils vont être sans cesse en confrontation :
Le gamin : "mais le monsieur il a faim, faut l'aider, c'est trop triste"
Le père : "à quoi ca sert de donner à manger à un gros enculé ???!!"
Je synthétise un poil. En extrapolant, c'est toute la symbolique de la différenciation gauche/droite ou France/Etats-Unis qu'on aborde là. C'est dire la puissance évocatoire des situations.

Mais ce qui est intéressant aussi, c'est la perte de lucidité engendrée par cette paranoïa exacerbée. Le film donne de belles illustrations qui montrent comment parfois la paranoïa peut rendre très con. Paradoxalement, il montre aussi qu'elle peut sauver la vie.... c'est tout le dualisme de l'existence (ce film fait vraiment giga réfléchir). Un exemple très révélateur est l'impression qu'ont la plupart des survivants d'être suivis en permanence : la question "pourquoi vous me suivez ?" posée à tort et à travers à la moindre personne qui apparait donne un caractère absurde aux rencontres. Le comble veut que les seules personnes qui en suivaient d'autres étaient en fait bienveillantes.


    - Le troisième thème, c'est la légitimité du suicide. Il y a tout un débat latent sur le caractère personnel de cet acte individuel et la juste volonté de s'autoterminer lorsque les conditions de vie deviennent insupportables (et par extension, ne s'agit il pas aussi de la légitimité de l'avortement ? (j'extrapole trop ce soir, c'est ouf)). Alors c'est sûr, rien à voir avec cette idiote de Kirsten Stewart qui veut mourir juste parce que, voilà, Robert, il est parti gnagnagna (faut pas t'étonner ma vieille, il est célèbre maintenant, il va se faire plein de gonzesses). Sur La Route (toute la sainte journée), le père va même enseigner le suicide à son fils malgré son obsession de survie, c'est dire à quel point il en considère la juste nécessité.


Donc voilà, si vous aimez les films qui font giga réfléchir, La Route est faite pour vous. Faut pas croire, La Route a aussi d'autres avantages. Si vous aimez les décors passionnément gris, elle peut vous plaire. Ça marche aussi si vous aimez les fesses de Vigo Mortensen. Là je m'adresse au lectorat féminin : enfin il y a une justice après tous ces instants pouf même si le profil est un peu maigrichon pour le coup. Plus globalement, Vigo Mortensen est très bon mais, je sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'on se tape ses fesses à chacun de ses films. Il aurait un côté pouf que ça m'étonnerait pas.
Kylord @ 11/12/09 5 commentaires
  Le Filmillénium 2 
Attention : article qui dévoile plein de trucs (mais pas la fin)

Après Millenium les livres, voici venu l'heure de Millenium, le film. Me voilà dans le cas où je connais le bouquin avant le visionnage. Il me sera donc techniquement impossible d'être sans a priori vis à vis du déroulement de l'histoire. D'ailleurs c'est le problème de toutes les adaptations dans un sens ou un autre. Impossible d'être dans l'inconnu à la fois pour le film et le livre. Jamais je ne saurais ce que ça fait de voir le film sans rien savoir préalablement. Quel terrible constat. C'est un peu comme quand on se rend compte qu'il est impossible de se voir les yeux fermés. Ce sont les grandes tragédies de la vie.

Quoiqu'il en soit, mon sens critique sera acerbe, ma verve impitoyable, d'autant plus que le film était sorti au moment où je lisais les bouquins et je me demandais au fur et à mesure comment l'interprétation avait été faite et tout et tout. Je suis donc sur les starting block pour critiquer à bâtons rompus.

Déjà, avant toute chose, je ne saurais que trop conseiller de vous mettre au suédois. Si vous n'êtes pas convaincus, l'échantillon de doublage très mauvais de la bande-annonce en VF devrait vous en persuader ("Hé oui, c'est comme ça".... lôôl...).

Cela étant clarifié, posons désormais la situation de départ : les livres originelles m'apparaissent comme un cadeau pour un réalisateur. La dynamique et la construction de Millenium, avec les différentes trames qui se développent en parallèle, sont élaborées de telle sorte que la mise en scène est déjà pré-conçue. De nombreux passages possèdent notamment en préalable une haute valeur cinématographique.

Seulement, il reste les deux grands problèmes classiques et difficiles à résoudre pour les transcriptions de polar sur grand écran : restreindre fatalement le nombre de rebondissements sans altérer le fil scénaristique et faire le ménage inévitable dans les personnages mis en valeur à foison (et beaucoup sont blonds ; ce qui est assez troublant, mais c'est la Suède, faut s'y faire). Cela dit, l'adaptation cinématographique ne fait pas la folie de vouloir reprendre les trois bouquins en un seul film. Il ne s'agit ici que du premier tome, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Le défi n'en reste pas moins ardu.

Le premier choix qui a été fait se constate rapidement : la partie journalisme total, à mon grand désespoir en tant que représentant foireux de la cause, a été largement éludée. C'est assez cocasse quand on sait que le nom de la trilogie Millenium est en fait le nom du journal dans l'histoire. Pourquoi ce choix ? Il semble que le réalisateur ait voulu faire un polar pur jus. Ainsi, tout ce qui n'était pas directement raccroché à l'intrigue policière du premier tome a été écarté dans la mesure du possible. Mais c'est fort discutable : c'est écarter ce qui fait la particularité des livres et c'est aussi enlever toute l'ironie du ton, la dimension de recul et de distance que confèrent les problématiques du journal (notamment l'aspect anti-fasciste).

Outre ce choix destiné à diminuer le nombre de pages du scénario pour faire plaisir aux requins de la production, le réal a choisi d'être hyper fidèle à la narration du livre. En partant de ce principe, il aborde même un maximum de passages descriptifs et il se retrouve alors dans la délicate situation que, à ce train là, il aurait aussi bien pu faire trois films pour le premier tome. Pour éviter le drame, il choisit une bonne vieille technique éculée bien connu chez les films de sportif : la technique du montaaaaaaaaaaaaaage. Plusieurs fois, cela lui sera bien utile. Mais bon, c'est frustrant pour tout le monde : celui qui a lu le livre aimerait bien aussi retrouver le détail du passage, et celui qui n'a rien lu n'est pas sûr de bien comprendre ce dont on parle.

Mais être fidèle, c'est aussi s'exposer comme un guedin à la critique des lecteurs car le rapprochement est alors super facile. L'occasion est alors toute trouvée pour comparer les personnages entre leur version pellicule et leur version papier. C'est justement ce que je vais faire. Let's go !

Lisbeth Salander
Commençons par la perle. Noomi Rapace incarne drôlement Lisbeth Salander. On la retrouve, asociale, rude, directe, brillante. Avec un film à sa hauteur, elle aurait pu envisager une reconnaissance du métier tant c'est un rôle-à-oscar (tm). Cela dit, on ne ressent pas autant la blessure telle qu'elle est décrite dans le livre. On la sent moins borderline. Elle revêt même un trait de glamour qui n'est pourtant pas le caractéristique première de sa description littéraire. Moins frêle, elle encaisse assez bien tout ce qu'elle prend dans la gueule ; ce qui n'est pourtant pas évident. De plus, assez prudemment, le film ne prend pas le risque de développer les relations tortueuses qu'elle entretient : on n'en reste qu'à la suggestion. Le personnage est quoiqu'il en soit une réussite : il retranscrit une Lisbeth marquée mais habillée de nuances. La caricature a été évitée. Ouf.



Mikael Blomkvist
Le cas de Mikael Blomkvist est plus délicat. Sur l'écran, il a une distance et un flegme qui ne correspondent pas au personnage original. On me dit dans l'oreillette que Michael Niqvist, qui aura eu au moins le bon gout d'avoir le même prénom que son personnage, est assez reconnu dans son pays. Voilà peut être le problème. Dans l'histoire originelle, Mikael Blomkvist, le héros journaliste, est d'emblée remis en cause de toute part. En opposition, son intransigeance qouasi obsessionnelle, ses questionnements continuels en font un personnage piqué à vif. Ce n'était probablement pas en phase avec un acteur établi comme Michael Niqvist.


Erika Berger
L'analyse va être simple : le personnage d'Erika Berger, la rédac chef aux moeurs libérés, a été complètement sacrifiée. OMG. Personnage fondamental dans le livre, elle est zappée à l'instar de toute l'équipe du journal qui est pourtant censé être le filet de sécurité pour Mikael Blomkvist. C'est donc un pan entier de la psychologie de ce dernier qui disparait étant donné sa complémentarité initiale avec Erika. C'est aussi enlever le caractère féministe latent à l'univers car Erika Berger en est clairement une représentante en force. Directive mais sensible, habile diplomate mais prête à en découdre, c'est une véritable icône de la gente féminine. Rien de tout ça dans le film. En plus, l'actrice, une blonde bien fadasse, ressemble trop pas à ce que je m'étais imaginé. Erika Berger = tout faux.


Henrik Vanger
Le syndrome qui a touché Mikael Blomkvist frappe aussi ici. Originellement, Henrik Vanger est un patron d'empire industriel à la retraite. Fort de cette expérience, il est doté d'une puissante force de conviction pour arriver à ses fins. Le vieux est aussi charmeur et sa prestence est renforcée par une autorité naturelle. Certes, il est vrai que c'est un personnage usé physiquement. Mais de là à en faire un vieillard sénile et peu amène comme le fait le film... Cela concoure à fausser le jeu car on comprend moins bien alors pourquoi tout le monde se laisse si vite impliquer par les problèmes de ce papy un peu à l'ouest.


Nils Bjurman
Là c'est mieux. Nils Bjurman est bien un gros salopard des familles. Cependant, le film ne se donne pas le temps de cultiver la perversité entre l'image publique bien proprette qu'il se donne et la nature profonde de son être bien médiocre qu'aura tôt fait de débusquer Lisbeth Salander. L'avocat apparait plus rapidement comme un gros abruti qui débarque avec ses gros sabots. C'est dommage car les passages liés servent à révéler la personnalité de Lisbeth au travers de ses réactions plutôt... radicales.


Le mot de Jacquot

Non seulement Mikael Blomkvist affiche une mine déconfite à l'écran, mais il se découvre aussi très prude. Au fil des pages des trois tomes de l'oeuvre de Stieg Larson, on s'était habitué à le voir très réceptif aux hormones femelle. Mais là, on sait pas ce qui se passe, il est tout ranplanplan et il a l'air vraiment choqué la seule fois où il se fait solliciter. Il a peut être oublié de prendre son Actimel (héhé oui les petits amis, Jacquot ne perd pas le nord et n'oublie pas de faire un clin d'oeil aux collègues !)
Jacques S.

A vouloir raconter un maximum de rebondissements et travailler l'énigme du meurtre, c'est la psychologie des personnages qui a subi des coupes sévères dans l'adaptation. Pour les personnages secondaires, c'est toutefois moins choquant pour le peu qu'on en voit. Du solide professionnel Dragan Armanskij à l'angoissée Cecilia Vanger ou le bonhomme Martin Vanger, de l'affable Dirch Frode à Plague le gros nerdz, les interprétations sont justes. Mais il faut dire que les caractères en question ont des développements moins complexes. La seule surprise parmi ces personnages sera le commissaire Morell qui fera des apparitions récurrentes alors que ça n'était pas prévu. Cela colle avec le ton du film : l'intrigue policière étant mise sur le devant de la scène, quoi de plus normal que de nous coller le commissaire.

D'un livres assez original, on a donc fait une superproduction suédoise qui n'a rien de bien extraordinaire si ce n'est d'avoir conservé la personnalité de cette héroïne inédite. Je suis quand même sévère puisque je n'ai pas vu passer les 2h30 de film ; ce qui est plutôt bon signe. Millenium s'inscrit cependant dans la catégorie de livre pour lequel il vaut mieux ne pas voir la conversion au cinéma avant de l'avoir lu. Ce n'est pas toujours le cas notez : j'ai vu plus d'une fois les films du Seigneur des Anneaux et je vis plutôt bien le fait de n'être toujours pas arrivé au bout du bouquin.
Kylord @ 05/12/09 2 commentaires
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(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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