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  Lady Gogole 47 
J'ai bien hésité avant de parler de la gogole. De la pouf à succès soit, mais de cette pouf industrielle là ?

C'est le duo avec Beyonce qui m'a décidé. Si Beyonce a choisi de lancer une OPA agressive sur la gogole, c'est que le statut pouf est clairement avéré. Après Shakira qu'elle a phagocytée, c'est bien sur la gogole que Beyonce a jeté son dévolu de façon spectaculaire. C'est du corps à corps là. Mais il ne faut pas être dupe de la lutte pour les parts de marché qui se joue derrière ce nouveau dual pouf (enfin rien n'est caché, y'a 50 marques par seconde de clip). Mais laissons place au susdit clip Telephone qui demeure un point d'entrée particulièrement adapté pour aborder le gogol phénomène :



Alors que dire de la gogole ? Hé bien que c'est le règne du factice. Cela peut paraitre une lapalissade d'évoquer ces termes au sujet de cette nouvelle icone du show business mais Lady Gogole dépasse les (dés)espérances les plus folles. Chacune de ses apparitions est un concept pouf à part entière. Chacun de ses faits et gestes est tellement calculé qu'on se demande si Lady Gogole n'est pas en réalité un droïde (et cela bien au delà des clips). C'est le pouf-system.

D'abord, le pouf-system commence par l'assimilation sans condition de toutes les tendances dans l'ère du temps. L'objectif évident étant alors d'abuser du paradoxe de l'oeuf et de la poule de telle sorte que l'influençable population mondiale finisse par être persuadée que la gogole est à l'origine de toutes ces tendances (et se fasse nommer personnalité la plus influente du monde...). Madonna est devenue ainsi l'experte accomplie de ce type de pratique. Vas-y que je fais du Danse Danse Revolution, et vas-y que je sample ABBA... Peu importe qu'elle l'ait fait 10 ans après tout le monde, c'est elle qui est à l'avant garde... Dans le genre "je suis à la pointe des trucs qui existaient pourtant sans moi", la gogole utilise quant à elle le gimmick musical du moment à savoir l'effet "disque rayé", un plan insistant sur un site de rencontres, le sous-titrage façon télé-réalité qui souligne tout ce qu'on doit comprendre... On a même droit à du catch féminin ! Ça, c'est de la top récup'.

La seconde arme du pouf-system est le maniement de la référence à outrance afin de se donner une caution culturelle. Le pouf-system ne crée rien, il récupère tout. Dans le divertissement de masse, il est bien plus efficace de faire appel à ce qu'on connait déjà pour s'adresser au plus grand nombre. Place est donc faite aux allusions bien grasses : le pas de danse à la Michael Jackson dans le genre symbole incontestable (très original), la caisse de Kill Bill de Tarentino pour le ciné branchouille, l'union sacrée des femmes dans le désert façon Thelma et Louise pour le cinéma plus plus classique, l'habillage wonderwoman tendance Kiss pour les comics...

Mais le pouf-system ne serait pas complet sans une stratégie marketing calibrée au millimètre. Or, une des méthodes parmi les plus éprouvées consiste à prétendre l'exact contraire de la véritable nature des choses (les voies du comportementalisme sont impénétrables). La gogole et Beyonce le sachant bien (ainsi que l'armée de producteurs qui va avec), elles s'acharnent le clip entier à clamer qu'elles ne veulent plus être appelées au téléphone alors qu'elles passent justement le plus clair de leur temps à veiller à leur omniprésence médiatique. Dans ce propos là, ce n'est pas tant le message qui compte en soi mais son caractère profondément contradictoire. Mylène Farmer, avec l'efficacité tout aussi probante qu'on lui connait bien, nous l'avait fait à l'envers. Avec Appelle mon numéro, elle adoptait une attitude fort avenante alors que le tout à chacun sait bien que plus la plèbe est loin d'elle, mieux elle se porte (hors concerts à 200 euros la place). Impact commercial : 200%. Puisque j'extrapole, portons cette observation sur les marques des entreprises. Ne pouvons-nous pas deviner leurs turpitudes par leurs slogans et cela particulièrement quand elles s'attachent à les charger en émotions ? Prenez La Poste et son "Bouger avec La Poste" : est-ce que cela ne nous révélait pas la profonde difficulté des gens de La Poste à se bouger ? Et "Carrefour, le positif est de retour" ne nous indique-t-il pas qu'on est pas prêt de sortir de la déprime à Carrouf ? Et, la crise aidant, le "nous ne sommes pas populaires sans raison" de la Banque Populaire ne confirme-t-il pas qu'elle n'a définitivement aucune raison d'être populaire ?

Mais revenons à la gogole. Finalement, si on définit la pouf comme étant celle qui met en scène son narcisissime, on n'a jamais été autant dans le vrai qu'avec la gogole. Depuis une certaine Britney Spears et un certain Piece of me, elle pousse à l'extrême ce concept post-moderne de la pouf qui se met elle-même en perspective. Sans états d'âme, le clip annonce la "Prison for bitches"... tout est dit, surtout lorsque cela est accompagné d'un mime des Pussycats Dolls en train de traverser un couloir (ça n'est assurément pas la façon la plus rapide de le traverser).

Le plus invraisemblable est quand la miss Gogole se prend à lancer des considérations philosophiques de haute volée. Il y a bien sûr celle du clip : "Trust is like a mirror, you can fix it if it's broken, but you can still see the crack in that mother fuckers reflection.". Voilà une profonde métaphore qui s'octroie le luxe d'un "mother fucker" bien senti et tellement lolcool. Mais c'est encore sans compter la sublime intervention de la gogole sur son twitter (me demandez pas comment j'ai atteri dessus, j'étais pas dans mon état normal) : "Love is like a brick. You can build a house, or you can sink a dead body.". Sacha Guitry n'a qu'à bien se tenir, sa position de leader sur les papilottes Reveillon Revillon est grandement menacée.

A la fin du clip Telephone, Beyonce fait promettre à la gogole qu'elle ne reviendra pas. Si seulement... Hélas, on n'avait déjà tous compris que la gogole était une menteuse qui n'allait pas hésiter à trahir sa parole.
Kylord @ 28/05/10 47 commentaires
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