Connexion [s'inscrire]
User :
Pass :
Mot de passe égaré ?

Suicide d'une chronique annoncée

Suivre l’actualité quotidienne au petit bonheur la chance, ê...
* Tous les articles *

Trust

Repense à toutes leurs années de service : impossible d'arrê...
* Tous les gens *
  De l'art d'avoir un casting génial et de faire un film à la con 10 
"Ce soir, j'ai envie de faire un truc de malade. Quelque chose de complètement guedin. Totalement crazy. Trop cool, y'a Crazy Night au cinéma. Je vais trop passer une soirée de folie."

Voilà le genre de réactions sur lesquelles devaient tabler les responsables de l'import français du film ricain "Date Night". Celui-ci est projeté au cinéma depuis quelques semaines (et surement pour plus très longtemps) et ils l'ont en effet renommé en "Crazy Night" pour appater les oufs malades qui sont à fond dans tout ce qui est totalement crazy (comme Crazy Bieber). En tout cas, je ne vois pas d'autre explication que cet objectif marketing premier degré dont nous sommes tristement coutumiers en France. Même l'effort titanesque de la traduction n'a pas été opéré. Certains exploitants semblent d'ailleurs prendre le message au pied de la lettre puisqu'ils collent le film uniquement en séance de 22h. Il n'y a qu'à cette heure là qu'on peut envisager une crazy night voyons. Cela étant dit, Steve Carell était annoncé à l'affiche et, depuis l'excellente série The Office où il est totalement génial dans le rôle absurde d'un petit chef d'entreprise à côté de ses pompes (il faudrait y revenir), je suis de près ses interventions cinématographiques. J'ai donc tenté ma chance.

Quelle ne fut pas ma surprise de débarquer dans une série familiale bien classique à l'américaine. Papa travaille et il est très pris. Il est très fatigué par toutes ses occupations. Mais il essaie de s'en sortir quand même et pense aussi à ses enfants pour que maman ne soit pas trop chargée et puisse aussi s'épanouir dans sa vie de femme. Le malaise commençait à m'envahir d'autant plus que je formais la conviction d'un film de commande pour cible marketing bien identifiée (disons pour couple avec enfant et 6-10 de mariage/pacsage/concubinage (rayez les mentions inutiles)). En témoigne ces dialogues en plein coeur de l'intrigue où les deux protagonistes échangent sur leurs problèmes conjugaux alors qu'ils sont en danger de mort. On est pas loin du syndrome Kim Bauer dans 24h Chrono (vous voyez ces échanges surréalistes entre Jack Bauer en plein délire terroriste et sa fille Kim jouant à Hélène et les garçons ? ben ça fait un peu pareil). C'est d'autant plus le cas que c'est étonnamment plutôt pris au sérieux.

Heureusement, dans Crazy Night, il y a Steve Carell mais aussi... Tina Fey. Peu connue en Europe, excepté à travers son numéro d'interprétation de Sarah Palin qui frôlait le mime intégral, Tina Fey fait parti de cette vague déjantée populaire aux USA qui traverse difficilement l'atlantique. Steve Carell en est aussi un bel exemple mais on pourrait penser à d'autres cas plus bruts de décoffrage style Ben Stiller ou Jack Black (oui j'ai vu Tonnerre sous les tropiques y'a pas longtemps...expérience "intéressante"). Crazy Night est une nouvelle preuve de ce rayonnemment international dilué puisqu'il a cartonné chez les ricains alors que son succès est tout relatif chez nous.

Etant tombé amoureux de la dame dans les 2-3 minutes qui ont suivi son apparition à l'écran (à croire que je suis tout aussi barré que Crazy Bieber), mon objectivité est présentement grandement mis à mal. Tina Fey révèle que la cicatrice au visage peut être portée avec une classe énorme ; ce qui constitue un grand message d'espoir au Ribery national. Mais elle forme surtout un concept de casting totalement parfait avec Steve Carell comme alter égo.

Encore faut-il qu'il y ait un film derrière. Avec Crazy Night, c'est pas gagné. Il aurait pu s'agir d'un nanar complet sans ses acteurs principaux (et quelques dialogues bien sentis, soyons pas peau de vache). Le scénario censé être totalement crazy est tellement faiblard qu'on croirait des français à l'écriture sauf, bien sûr, pour les scènes d'action où la marque américaine reste bien reconnaissable. A quelques exceptions près que sont le duo principal et Mark Wahlberg assurément plus adapté en détective frimeur que pour incarner Max Payne, les personnages sont vraiment trop faciles et se contentent d'une accumulation de clichés. On a les ripoux bien teigneux, les flics gentils bisounours, les politiques truqueurs, les vilains mafieux... Le pléonasme est récurrent.

Malgré tout, le film est schizophrénique et prend une autre dimension lorsque Tina Fey et Steve Carell arrivent à faire passer leur jeu devant la mise en scène du réalisateur. Dans ces moments là, il y a comme un transfert du format fermé de film calibré vers celui de sketchs décomplexés. C'est le cas dans les scènes de resto ou bien dans cette scène de danse qui intervient comme une preuve du malentendu total qu'il y a entre le script du film et le délire des acteurs.

En un mot comme en cent, le film n'est pas terrible mais j'ai passé un moment sympa. Etrange. Quoiqu'il en soit, j'ai un message pour Tina et Steve : la prochaine fois, pensez un peu plus à l'histoire avant de vous lancer dans un film. Ça compte aussi même quand il s'agit de faire les cons (prenez exemple sur Tonnerre sous les tropiques... arem).
Kylord @ 06/06/10 10 commentaires
Flux RSS
Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

0

Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

0

Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


Celui qui va vous révéler un secret gratuitement car l'industrie du tabac le déteste

Alby's Hobbies

0

Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


Celle qui rêvait d'un autre monde

0

Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


Ceux qui faisaient du tourisme en Grèce

(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

0

Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


* tous les people *