Connexion [s'inscrire]
User :
Pass :
Mot de passe égaré ?

La Rumeur - L'ombre sur la mesure

Suite à mes pérégrinations dans le monde adolescent, c'est d...
* Tous les articles *

Orelsan

Orelsan est un rappeur issu de la banlieue caennaise. Wesh, ...
* Tous les gens *
  Fatalement ça devait arriver 4 
Michael Youn a réalisé un film à partir d'une de ses pitreries musicales. Pas celle avec les bonnets non, mais celle avec les cagoules. D'accord il y avait déjà eu le Frunkp, mais Fatal est un blockbuster de ouf autrement plus massif que la comédie rurale bien anecdotique qu'est La Beuze.

Cela n'empêche pas qu'après 2 minutes de Fatal, comme souvent lorsque j'assiste à une prestation de Michael Youn, je vois trop arriver Orson Welles faire une interruption. Vous savez, un peu comme la pub SFR avec Tony Parker qui se fait couper par une opératrice en manque criant de sommeil (une façon de dire que ça bosse à SFR ?). Du coup, Tony il est super perturbé. On comprends pourquoi Eva Longoria surveille de près son capital. Il m'a l'air de se disperser facilement le Tony. Enfin, je crois surtout qu'il cherche des excuses pour plus rappeler son ancien poto Titi Henry. Tony, il a jamais aimé les losers qui se font écarter des groupes (je te renvoie là à ses prestations de rap où il te montre comment c'est un winner lui... wech wech balance balance toi). Toujours est-il que Tony a bien l'air con avec son forfait illimité désormais bien inutile. Mais bref, j'arrête là mes commérages car je crois que Orson Welles a quelque chose à dire :



Comme il a raison Orson : Michael Youn, dans toute son œuvre, est devenu un maitre à penser du plagiat (Rémi Gaillard sait de quoi je parle). Dans cette traversée satyrique de l'industrie du disque qu'est Fatal, nombreux sont les plagiats plutôt culottés et je vais vous le démontrer par A + B en vous exposant les cas les plus frappants :
  • Le premier plagiat qui arrive le plus tôt dans le film interpelle instantanément. Très rapidement dans l'histoire arrive un concurrent à l'avatar de Youn, le bien nommé Fatal. Ce rival s'appelle Chris Prolls et il est incarné par un Stéphane Rousseau très à l'aise. D'emblée, Fatal et Chris Prolls vont s'affronter dans le plus pur style cour de récréation. La mise en scène rappelle celle de Brice de Nice de façon confondante. L'enchainement débile des répliques, l'aplomb idiot des duellistes, les silences magnifiés de façon grotesque... on s'y retrouve.

  • L'autre plagiat découle du premier. Il faut reconnaitre que le Chris Prolls précédemment introduit prend une large place et c'est un aspect méconnu de la personnalité de Michael Youn qui se dévoile. Serait-il capable de laisser la place à un autre égo que le sien ? Voilà une mise en abime très révélatrice. Mais là n'est pas le plagiat. Le plagiat est dans le numéro de Chris Prolls. Cette manière de répondre aux interviews, cet art de partir en vrille sur des concepts faussement abstraits, cette mise en scène autour de ses morceaux... tout cela ressemble furieusement à un hommage (autre façon de dire plagiat en plus classe) des sketchs musicaux des Inconnus.

  • Le troisième plagiat correspond tout simplement aux rôles interprétés par Michael Youn. Fatal traverse plusieurs états d'âme dans le flim et chacun correspond étonnement et précisément aux différents personnages médiatiques montés par Sacha Baron Cohen : de Ali G à Borat, on dirait bien que Michael Youn s'est trouvé là un puit d'inspiration.

Pourtant, malgré ces plagiats, des circonstances atténuantes peuvent être attribuées à Michael Youn. Je peux lui pardonner à l'inverse de la gogole qui reste sans saveur. Si la matière utilisée par le facétieux Youn semble être largement importée, il fait en sorte d'ajouter ensuite sa couche en surimpression :
  • Pour le plagiat de Brice, Michael Youn y a introduit son potache grossier sans limite, là où un Dujardin s'en tenait à des effets calculés. Bon, bien sûr, cette touche particulière tombe parfois à plat (voire souvent diront les plus fines bouches) mais quoiqu'il en soit, cette touche, c'est bien la sienne rien qu'à lui.

  • Pour le plagiat des Inconnus, on peut modérer le propos en précisant que le Chris Prolls est une parodie très contemporaine bien loin des Tranxen 200 ou autre Douceur de Vivre. C'est une sorte de mix improbable kikoololisant entre David Guetta, Bill de Tokio Hotel et Quentin Mosimann (pour cette façon stupide de se la jouer avec l'autotune). "Fuck You" est très réussi.

  • Pour le plagiat de Sacha Baron Cohen, Michael Youn apporte un pathétisme tellement français à son personnage Fatal qu'il est forcément marqué différemment des modèles originaux Ali G ou Borat. Entre le romantisme à deux balles ou des élans de tendresse bien étranges, Fatal adopte une attitude qui se différencie d'un Borat qui n'hésite pas à se faire minable jusqu'au bout sans aucun sentiment.

On peut même faire encore quelques commentaires gratifiants. Les clins d'oeil à Interstella de Daft Punk pendant la cérémonie de récompenses musicales ou alors à la caillera du 9-2 feront sourire. Le concept du rappeur du 9-2 est même porté aux nus par le morceau de Fatal "tuvaferkwa" qui synthétise assez remarquablement les rappeurs bas du front obsédés par l'idée d'être le numéro uno (moi même j'en connais et c'est très juste). Bien sûr, il y a aussi un label d'excellence pouf que je décerne à Isabelle Funaro, compagne de Michael Youn à la vie comme à l'écran. Le personnage est très efficace mais, en tant que consultant aguerri sur la question, je m'avoue déçu de le voir se contenter des clichés habituels. Enfin, ce film m'a quand même fait prendre conscience du pléonasme ridicule de l'intitulé de cérémonie "MTV Music Award" et c'est pas rien.

Ces nuances me font carrément dire que Fatal n'est pas mauvais. Malgré des lourdeurs et des effets ratés frôlant parfois un masochisme qu'on pourrait croire volontaire, malgré une deuxième partie moins tenue que la première, Michael Youn démontre l'acuité de sa perception de l'ère du temps. Son dernier clip issu de la BO du film ne déroge pas la règle en parodiant - malgré lui sans doute - le featuring à gogo. Sont de la partie un certain Big Ali qui ne passe pas inaperçu, les chansonniers toujours très inspirés de PZK et un improbable Dogg Soso (???). Ainsi soit-il, terminons joyeusement cette note par une méga teuf aux aurores...



J'ai beau être matinal, j'ai mal.
Kylord @ 10/07/10 4 commentaires
Flux RSS
Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

0

Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

0

Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


Celui qui va vous révéler un secret gratuitement car l'industrie du tabac le déteste

Alby's Hobbies

0

Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


Celle qui rêvait d'un autre monde

0

Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


Ceux qui faisaient du tourisme en Grèce

(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

0

Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


* tous les people *