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Korn - Take a Look in the Mirror

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La Rumeur

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  International Worldwide Music Male Pouf Contest (*) 12 
Aujourd'hui est un grand jour. Aujourd'hui je mets fin à l'exclusivité dont jouissait jusqu'à présent la gente féminine. Aujourd'hui des titres poufs vont être distribués à des mecs. Des hommes. Des mâles. La période automnale étant propice à célébrer la pouf (on a toujours en mémoire les envahissantes poufs d'été auxquels se joignent les non moins présentes poufs de rentrée), l'occasion est toute trouvée pour récompenser des poufs masculines. Nous allons en l'occurrence les cueillir parmi les poufs d'excellence que sont les poufs chantantes. Sélection internationale je vous prie.

Ce sacrifice sur l'autel de la parité vient à point nommé pour me permettre de préciser cette notion très floue de "pouf". Elle est forte symboliquement. Elle nous parle. Mais savons-nous vraiment ce qu'elle signifie ? Peut-être même certains d'entre vous ne pensaient même pas qu'elles pouvaient être appliquée au sexe fort. Je mets en branle vos acquis culturels et c'est le monde de vos certitudes qui s'écroule. Rassurez-vous, nous allons reconstruire patiemment les fondations de vos repères sémantiques.

Bref, pouf ? de quoi s'agit-il au juste ? Le grand écart d'interprétation qui est fait systématiquement à la formulation du mot crée bien souvent moultes incompréhensions. Elles se sont d'ailleurs largement entrechoquées dans les colonnes de notre monde de merde. D'un côté, l'amalgame est vite fait entre une personne coquette qui s'apprête et une pouf. Raccourci simpliste qui revient à une vision très superficielle d'un concept bien plus sophistiqué qu'il n'y parait. Ici, nous ne nous sommes jamais fondés sur cette unique disposition pour attribuer un titre pouffien. Foi de journaliste total. Se parer de maquillage ou passer chez le coiffeur pour se teindre en blond - pour ne citer que les lieux les plus communs - ne sont pas des critères suffisants pour devenir une pouf accomplie. L'un peut être un préalable à l'autre mais n'est en aucun cas une condition sine qua non.

A l'autre extrême, il y a ceux qui déboulent avec leurs gros sabots pour nous expliquer qu'une pouf n'est ni plus ni moins qu'une grosse pouffiasse, c'est à dire une personne qui se fait outrageusement remarquée par son attitude et son style au goût plutôt discutable. Le sort de la pouffiasse est peu enviable en somme. Une foi encore, une pouf peut être aussi une pouffiasse mais pas nécessairement. Certes, les dictionnaires, oublieux de leur retard systématique de 10 ans sur la société et de leur incapacité à suivre une langue vivante, nous rappellent sommairement que, dans l'élan de normalisation abusive qui leur est propre, le mot pouf n'est que l'abréviation de pouffiasse. Mais lorsque je qualifie ma prochaine de sombre conne, est-ce je veux dire pour autant que c'est une connasse ? Meuh non, que nenni, connasse, ça n'a carrément rien à voir. Et c'est pareil pour pouf avec pouffiasse.

Si ce n'est déjà fait, je vous suggère donc urgemment d'en finir avec le schéma erroné "coquet -> pouf -> pouffiasse" avant de finir par traiter tous vos congénères de grosses pouffiasses. Vous partez comme ça et vous finissez par vous en prendre à tout ce qui bouge y compris aux animaux (en commençant naturellement par les chats mais vous n'auriez pas complètement tort en l'occurrence, les chats sont un peu des pouffiasses). Cela serait quand même assez pathologique. Cela dit, malgré toute ma vigilance, je concède volontiers avoir moi même parfois mélangé les notions dans l'emballement lyrique propres aux instants poufs. C'est dire si l'exercice de justesse est complexe.

C'est que nous savons désormais ce qu'une pouf n'est pas. Mais qu'est ce alors ? Il faut nous plonger dans le sens du mot au quotidien pour découvrir sa véritable nature. Quand nous vient-il ? C'est très simple : quand une personne focalise immédiatement l'attention par de vils et faciles procédés visant à mettre en scène son narcissisme, une pulsion irrépressible monte en nous et nous fait nous écrier intérieurement "mais quelle pouf !". La dimension de spectacle public est très importante chez la pouf. Elle sait mêler comédie et racolage afin de s'assurer les égards. Peu importe les raisons, qu'elles soient valables ou non. Etre pouf, c'est d'abord se donner les moyens d'avoir de l'audience et donc, souvent, de faire du business.

L'autre aspect pour compléter la notion de pouf est son caractère avenant. Du moins se doit-elle de s'afficher ainsi. On peut être certes agacé par la pouf et sa capacité à générer tant d'attention à la légitimité contestable. Mais en elle-même, la pouf n'est pas très contrariante. Ce n'est pas un hasard si l'autre sens du mot pouf sert à définir ce support molletonné dans lequel nous pouvons nous affaler en abandonnant ce qu'il peut bien nous rester de dignité. Pour résumer, une pouf est aussi par définition confortable. Mais il ne faut pas pour autant la confondre avec la potiche - autre notion pouvant porter à confusion - qui n'est certes pas contrariante non plus mais qui n'a aucune propension à se mettre en scène.

Mais j'interromps ce cours de pouf philosophie car j'entends pointer quelques houhoutements. Ok, j'admets, nous manquons de matière première. Passons donc illico aux travaux pratiques. Voici les grandes poufs masculines de la musique de l'année 2010 !



Catégorie Révélation pouf
Robert Francis est LA grande révélation pouf de cette année 2010. Bon dieu ce qu'il nous a gavé de son Junebug le salaud. C'est seulement au cours de ces dernières semaines que sa diffusion démarrée en début d'année a commencé à cesser. Et pourquoi je vous le demande ? Je vous le donne en mille : parce que Robert est une grosse pouf ! Son clip est une véritable compilation. Le coup des poses tourmentées ou faussement introspectives avec les "I remember everything", qu'est ce que c'est pouf ! Robert Francis utilise une technique en vogue ces temps chez les poufs qui est de faire dans le vintage. Les concurrentes féminines ont donné notamment dans le registre fifties (je pense à Christina Aguilera, Beyonce et.... Jennifer Ayache). La différence est que Robert nous la joue non seulement vieille école mais il le fait dans une approche country très spécial. Chemise de bucheron et chapeau de paille sont au programme. Voilà la preuve qu'on peut adopter une pouf attitude très prononcée derrière un style faussement négligé. Il est clair que tout cela est en réalité parfaitement soigné. L'éternelle barbe de 3 jours est un signe qui ne trompe pas. Je ne parle même pas du torse à moitié exhibé les 3/4 du temps y compris lors de quelque interview où l'animatrice Olia Ougrik tombe complètement dans le panneau. Môssieur Robert épate la galerie car il est soit disant capable d'expulser la spiritualité qui le submerge à travers son instrument. Mouais... (le problème avec les instants poufs masculins, c'est que ça me rend jaloux et aigri). Robert Francis est donc notre espoir pouf et il semble bien tenir la ligne avec son dernier clip justement intitulé Keep On Running dans lequel il nous fait le coup du noir & blanc pseudo romantique (mais quelle pouf !).



Catégorie Pouf Grand Public
James Blunt a débarqué de façon fracassante chez les poufs masculines avec You're Beautiful et c'est cela qui lui vaut d'officier dans la catégorie grand public. Clamer un message de l'ordre du "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" est une déclaration suffisamment puissante pour gagner ce prix bien mérité. Nous pourrons remarquer que Christina Aguilera a appliqué le pendant féminin de l'exercice avec son propre Beautiful. Christina a toujours cherché à aller sur tous les terrains et le grand public n'y a pas coupé. C'est une grande malade celle-là. Récemment, elle a même cherché à contrer Lady Gogole sur son propre terrain au festival du plagiat fétichiste. Quel fiasco ceci dit. Mais je m'égare dans les ébats de la compétition féminine (ouais je sais, ça fait deux fois). Revenons à James et décortiquons l'impact pouf du clip Beautiful. C'est quand même un mec qui, pendant 3 minutes, se déssappe devant nous en fixant la caméra avec ses yeux bleus comme un ciel de printemps ensoleillé. Le niveau pouf de la séquence est assez démentiel. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Je ne crois pas avoir en tête d'équivalent féminin. Il faut dire qu'il y a une cruelle injustice car la prétendante féminine aurait beaucoup plus de mal à rester dans la catégorie grand public avec un tel concept. Il faudrait qu'elle précède tout cela de toute une pédagogie sur la présence naturelle des seins. Je t'explique pas le bordel en commençant par les Etats-Unis. Concernant le numéro de James Blunt, on se rappellera quand même que Chris Martin, chanteur de Coldplay et éminente référence pouf, avait pudiquement ouvert la voie avec Yellow (le coup de la ballade sur la plage... sérieusement...). Il restera toutefois cette année dans l'ombre de James Blunt car il est en nette baisse de régime. C'est bien James Blunt le grand vainqueur du titre de pouf grand public. Son dernier single, Stay The Night, toujours sur la plage, est vraiment de la soupe. Y'a pas de doute, on s'est pas trompé de classement.




Catégorie Pouf Rock
Égérie du glam' rock, Brian Molko, leader de Placebo, est un pionnier de la mouvance pouf dont les préceptes ont été fixés par David Bowie. C'est un véritable parcours dont il est question ici. Brian a eu des hauts et des bas. S'il sait toujours manier la pouf attitude et particulièrement quand il se mets à parler français, il n'est plus à l'apogée de l'exercice comme à l'époque où sa seule présence suscitait des "Briiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaan" qui n'avaient rien à envier aux pâmoisons similaires déclenchés par un Justin Bieber de sortie. Cette période, mise en exergue avec Without You I'm Nothing et qui a perduré dans les années 2000 jusqu'à Sleeping with Ghosts, était un âge d'or de Placebo avec un Brian au sommet de son côté pouf. Puis l'album Meds est arrivé et ce fut beaucoup moins pouf. Brian n'était pas bien dans son assiette. Alors pourquoi le primer ? En fait, il est revenu avec le dernier album Battle For The Sun que nous pourrions renommer en quelque sorte Battle For The Pouf. A la force du mental, Brian Molko revient sur scène pour faire la pouf et il s'est même octroyé les services d'une petite blonde nommé Steve Forrest pour l'épauler dans cette épreuve (et accessoirement jouer de la batterie). Globalement, il est tout de même plus en retrait comme en témoigne certains des derniers clips où il n'apparait même pas comme le très étrange The Never Ending Why. Cela n'est pas très pouf. Malgré tout, pour son come back et bien sûr pour l'ensemble de son oeuvre, Brian Molko est la pouf rock de notre sélection internationale. Même si les prix pouf n'ont que faire du contenu musical, nous pourrons oser la remarque que nous parlons là d'une pouf qui fait de la zik vraiment pas dégueulasse.



Catégorie Pouf R&B
Et voici l'inévitable catégorie R&B. Le R&B en musique, c'est un peu comme l'athlétisme en sports : il n'y en a que pour les ricains gonflés aux stéroides. A ce titre, aux USA, le R&B est une catégorie poids lourds pour nous générer tout un tas de grosses poufs mâles ou femelles. Usher est le pilote de la mouvance masculine. Il est certes bien concurrencé notamment par un Enrique Iglesias en fulgurante progression. Mais Usher a clairement un pas d'avance sur ses camardes de cordée. Se mettant en scène de façon totalement mégalomaniaque dans chacun de ses clips, il sait appliquer cette stratégie bien connue dans le milieu qu'est le featuring à tout va. En fait, Usher chante avec tout ce qui bouge et si possible toutes les autres poufs. Parmi tant d'autres collaborations, on peut évoquer celles avec Alicia Keys ou Beyonce. Usher a aussi déjà fait un duo avec le Enrique suscité. Plus récemment, il s'est mis en scène avec Will I Am dans le morceau OMG ; ce qui est la réaction naturelle provoquée par l'écoute du titre (c'est beau tant de lucidité sur son propre travail). Avec ce genre de personnage, le R&B aux USA ressemble un peu à une partouze géante. A force, on ne sait plus qui a chanté avec qui et sur quoi. Aux dernières nouvelles, il voudrait chanter avec Britney Spears et la gogole. Ah quelle grosse pouf ce Usher ! Il est très envahissant. A priori peu concerné par la retraite, il s'assure tout de même d'avoir le contrôle pouffien sur les générations qui arrivent comme le ferait une Madonna. Usher est quand même un soutien actif au phénomène Justin Bieber (oh le con). Bref, y'a pas à dire, Usher remporte le titre R&B haut la main.


Et voilà que cette première cérémonie des poufs masculines se termine. Je vous laisse méditer là-dessus en laissant quelques questions en suspens : Robert Francis fermera-t-il sa chemise un jour ? Est-ce que James Blunt arrêtera un jour de se foutre la gueule du monde avec des morceaux pareils ? Ou encore est-ce que les récentes annulations de concert de Placebo feront à nouveau oublier à Brian Molko son rôle sur la scène internationale pouf ? Et enfin Usher va-t-il piquer la copine de Justin Bieber ? Tout cela, vous ne le serez sans doute pas dans le prochain épisode de ... l'instant pouf !

(*) Concours international des poufs masculines de la musique de tout le monde entier
Kylord @ 18/10/10 12 commentaires
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(sisi on le voit à un moment)

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Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

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Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


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Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


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Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


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Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


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