La belle vie
Derrière les verres fumés des longues limousines, Elle imagine des nababs que la lignée destine au champagne, et parfois des stars en blue-jeans. Devant les baies vitrées des immeubles de standing, elle s’invente du velours et des perles fines, des manières raffinées, des parfums élégants, mariée à des millions avec un chèque en blanc. Elle voulait tenter sa chance, approcher la belle vie, elle le voyait pas comme ça mon pays. Sur le boulevard à l’écart des vitrines, elle y traîne ses talons, ses faux airs de gamine et pour quelques euros sur une place de parking, elle sait faire des heureux et puis se remaquille. Finalement sa vie n’est pas comme dans un de ces films ou les gens réussissent, avec l’amour en prime parce que tout est possible. À part deux trois lascars personne ne la regarde monter comme une actrice, abandonner l’espoir dans le car de police. Derrière le hublot d’un charter de grande ligne, de ses lumières, la ville lui fait encore un signe.