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  Metric - Live It Out 1 
Après le succès du premier album qui a pris tout le monde au dépourvu même le groupe lui même, Metric s’est embarqué dans une tournée qui s’est rallongée, encore rallongée et encore rallongée.

On se serait sans doute imaginé qu’après un tel tour du monde, les musikos de Metric auraient décidé de prendre un peu de recul (comprendre un peu de bon temps) pour revenir plus tard avec le fameux album « pas mal mais quand même c’est plus aussi bien ».

C’est là que Metric va clouer tout le monde sur place avec Live It Out. Alors qu’on s’était imaginé Metric comme un groupe confiné à un rock pop plutôt gentil (avec certes beaucoup d’énergie à revendre), voilà qu’Emily Haines et ses acolytes débarquent fraîchement un son plus brut marqué puissamment par une guitare qui va prendre ses aises à tous les niveaux.

Le premier titre Empty va ainsi se jouer de nous (une façon plus classe de se foutre de notre gueule). Le morceau va se présenter avec une petite mélodie récurrente en toute innocence. A ce moment là, on est cool : « Ah je m’y retrouve ! ce que je me sens bien là tranquille avec cette petite guitare, et cette douce voix au timbre si charmeur ». Mais on est bien naïf, car déjà on a raté un détail révélateur : le son d’ambiance spatial en arrière plan, comme symbolisant le calme avant la tempête, le suspense qui monte avant le chambardement général. A la fin du premier couplet, il stoppera net pour... un lâcher de guitares énervées et une batterie tapageuse insistant sur cette libération soudaine. "SHAKE YOUR HEAD, IT’S EMPTY", entend-t-on, ce qui, si je me permets une traduction de fortune, nous intone « Secoue ta tête, c’est complètement vide ! » Hé oui, la chanteuse Emily Haines se fout clairement de notre gueule, et en plus, on aime ça, on est déjà en train de remuer la tête n’importe comment, c’est n’importe quoi, bref, c’est génial.

Metric va alors continuer ce cheminement dans le rock affirmé sur Glass Ceiling. Dès le début du morceau, on dirait que les amplis peinent à contenir la décharge des guitares annoncées. On est moins taquinée ici, mais le plaisir électrique est là et explore des voies très plaisantes. Cette montée progressive va atteindre son paroxysme sur le tube Monster Hospital : Emily se lâche pleinement, elle hurle à la lune au sujet de cette guerre immuable contre laquelle elle s’est battue mais qui, inexorablement, ressort toujours victorieuse. Le rythme endiablé nous enjoint à nous laisser prendre totalement dans le tumulte de guitare.

Mais Metric à travers Emily Haines va aussi se rapprocher de nous en complice. Elle nous avait déjà montré comment elle savait y faire sur des morceaux tels que Combat Baby sur OWUWAYN (c’est ce que donne les initiales du premier album : "oh wou wayne", ptet une allusion à John, le cowboy du Tekzas). La chanteuse du groupe continue donc d'installer cette atmosphère avec l’auditeur (ou le public pour un concert (pour ceux qui ont la chance de les avoir vu sur scène (moi j’ai pas pu encore) (oui je pleure)))).

Ici sur Live It Out, cela va même encore plus loin, on est très intime avec Emily ouloulou, nous voici tout choses. C’est particulièrement vrai sur Poster of a Girl. A la manière de Visage et de leur increvable tube Fade to Grey (vous savez, ces gens qui veulent "devenir gris"), Emily y glisse des phrases murmurées sur un air entendu. Et en français je vous prie. On voit là bien leurs origines canadiennes et leur irrépressible tendance de taquiner la langue pour se la péter. Emily entonne ainsi qu’«on ne peut pas fabriquer la vérité». Une fois de plus, elle a tout compris et c’est très déstabilisant. Même dans les phases énergiques, on ressent aussi cette connivence, comme dans Empty par exemple. Pour qu'elle puisse savoir que notre tête est vide, il a tout de même fallu qu'on se livre un peu non ?

A travers des textes chantées non sans une certaine conviction, on retrouve par ailleurs l’astuce d’Emily dans sa façon de relever l’absurdité des choses. Sur Handshakes, accompagné de son clavier décalé, elle décriera «BUY THIS CAR TO DRIVE TO WORK, DRIVE TO WORK TO PAY FOR THIS CAR»; ce qui, en d’autres termes (les termes français), rappelle la folie d’un quotidien bien partagé qui est d’aller bosser pour s’acheter une voiture alors qu’on va s'en servir essentiellement pour se conduire au boulot. Ah ben ouais c'est plutôt couillon. Ce premier non sens n'est mis en avant que parce qu'il n’est que le prémisse de tout un tas d'autres folies folles du même acabit. A l'image de ce qu'il représente dans la conscience collective, il sera même repris en répétition par Emily comme dans une sorte de rite incantatoire.

Metric, c'est aussi toujours cette mélancolie latente exprimée dans une douce ironie. Patriarch On A Vespa incarne typiquement ce ton. Mais ces ambiances mélancoliques sont toujours posées pour en ressortir avec une énergie nouvelle, et c'est assurément cette terre de contrastes qui fait aussi le charme du groupe, comme le démontre le morceau éponyme Live It Out qui fait le contrebalancement de l'amer Ending Start.

Mais rien ne vaut aussi quelque petit plaisir gratuit. C'est pourquoi Metric reprend en bonus track leur tube intergalactique Dead Disco. Sauf qu'au lieu du morceau rock habituel, le voici sous forme purement électro voire carrément dance. La malice voudra qu'il s'intitule alors Dead Rock&Roll. Emily, qui a bien compris que son petit "I know you tried to change things" avait son petit effet, nous en met ici une double couche. Hé oui, dans ces quelques mots qui donnent traduits "je sais que tu as essayé de changer les choses", c'est dingue tout ce qu'on peut y voir comme significations :
  1. La reconnaissance de l'existence de l'autre, ce qui est quand meme déjà un truc vachement balaise.
  2. La compréhension des aspirations de l'autre, ce qui est encore plus balaise.
  3. L'acceptation sous jacente des limites posées à notre volonté de contrôle sur les choses. Super balaise.
Tout ce qu'il nous reste aujourd'hui, c'est de la funk morte, du rock mort, de la disco morte, nous dit Emily. Mais par ce titre bonus, elle nous indique que le groupe, lui, n'a pas fini d'explorer.

L'aventure Metric n'est pas terminée.
Kylord @ 08/01/07
 
 
Mike
page web

08/01/07
Ca donne envie tout ça !

 
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