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  MR 73 : monde de MR2 8 
Je vous laisse 30 secondes pour saisir la puissance du jeu de mots de mon titre (il fallait bien insister là dessus).

...

C'est bon ? Ok. Ce fabuleux jeu de mots donc, pour nous amener sur une petite rétrospective du film MR 73 d'Olivier Marchal encore dans les salles (c'est mon dada les rétrospectives).

D'abord, avant toute chose, reconnaissons les qualités de l'œuvre pour nous dégager de toute accusation de mauvaise foi caractérisée : le film a une très belle photo comme disent les professionnels, les plans sont très travaillés et invitent à se laisser prendre par les situations. Daniel Auteuil, déjà au service de la mise en scène d'Olivier Marchal dans 36 quai des orfèvres, habite aussi fort correctement son rôle de flic qui chute à l'arrière du peloton. Faut dire, il s'appuie largement sur sa facilité d'interprétation des poses introspectives qui convient très bien à ce type de film noir (ça se trouve il a un truc, du style il pense à son chien).

Bien ! Maintenant qu'on a souligné ce qu'à peu près la plupart des critiques ont reconnu, rentrons dans le lard !

Alors déjà, le pathos : le film s'attaque à l'émotivité du spectateur à l'instar de chars d'assaut qui se lanceraient éperdument à la poursuite d'un petit hérisson rachitique. Il est terriblement évident que le réalisateur veut nous montrer la pourriture des systèmes policier et judiciaire et les terribles dommages collatéraux qu'ils peuvent provoquer sur les individus. Pour Olivier Marshal, rien ne semble alors valoir un petit règlement de comptes personnel. On a quand même du mal à le suivre sur un point de vue aussi glauque. Monde de merde d'accord, mais de là à y contribuer activement...

Déjà, pour commencer le film, on nous précise que "ATTENTION, ce film est tiré d'une histoire vraie". Comme pour nous faire admettre que le film qui va suivre serait parfaitement objectif, et que, bien entendu, il serait dégagé de toute interprétation des faits par Olivier Marchal. Il n'est en effet pas innocent de placer ce genre de précision en début de film. Un réalisateur assumant son point de vue aurait plutôt tendance à indiquer la mention "histoire vraie" en fin de film pour expliquer l'origine de la démarche (comme on le voit par ailleurs) et non pas en début de film comme ici pour faire argument d'autorité. Ce premier acte de manipulation du réalisateur rend tout de suite très sceptique.

On apprend aussi que le nom du film, c'est en fait le modèle d'un flingue. Ok d'accord, mais il dit qu'il voit pas le rapport. Ma foi c'est trivial et, à l'instar du coup de "l'histoire vraie", ce genre de détail rend sceptique. Mais admettons que y'ait un sens profond qui aurait échappé à mon coup d'œil de journaliste toto.

Mais au final, ce qui est surtout assez énervant, c'est que c'est un film esthétiquement bien fait certes, mais au service d'une morale fort discutable. On veut nous faire admettre que le personnage central se sacrifie pour la vie, pour l'avenir, tel une sorte de héros déchu dans un ultime baroud d'honneur (les plans finaux sont éloquents). Mais euh.... à quoi bon en somme ? Parce que vivre dans l'appréhension philosophique de l'univers, de la vie et du reste comme l'abordent tous les personnages dans le film, bonjour l'ambiance. Olivia Bonami est particulièrement grave dans le genre.

Il convient ainsi d'évoquer le postulat du film : certains individus sont habités par le mal et on n'y peut rien, c'est comme ça, ce sont des incarnation du démon (ce ne sont pas des êtres humains comme vous et moi, oula non, ils sont nés dans des petits geysers de flammes). Cette idée nous est fortement suggéré tout le long du film à un point que ça en devient étouffant. Pourtant même Dark Vador est revenu vers le côté clair de la force en tuant l'empereur. Et ce mec a quand même atomisé des planètes, c'était quand même un sacré méchant à la base ! Alors Olivier Marshall, excuse moi, mais tu te goures total !

L'idéologie barbare sous jacente au film qui consiste à prôner l'enfermement perpétuel à tout individu potentiellement susceptible éventuellement de causer du tort n'est donc vraiment pas enthousiasmante. La rédemption ne serait plus une alternative. Que cela fasse écho au discours sarkozyste du moment sur le sujet en est d'autant plus déprimant.

Tout ceci fait de MR 73 un polar noir où il n'y a pas beaucoup de contraste. Résultat : on n'a clairement plus envie de le voir.
Kylord @ 08/04/08
 
  page web

08/04/08
J'avais déjà pas envie de le voir à la base, ça me conforte dans mon choix.

Très bonne plume comme toujours mon cher Kylord.


 
tantalus

08/04/08
J'ai vu ce film au cinéma. J'avoue qu'en sortant, je ne savais pas dire si c'était un bon film ou un mauvais... Il est clair qu'on peut facilement se laisser impressionner par la mise en scène et par les images plutôt crues exposées par le réalisateur, et je ne me serai sans doute aperçu de rien si la dernière scène n'était pas aussi ridicule de cliché ("Comment vous allez l'appeler ?... Louis !" comme par hasard !!!). Un film esthétiquement beau, mais qui tombe dans les stéréotypes, avec en prime une belle apologie de la vengeance (ça m'a presque rappelé "shooter, tireur d'élite"...). A réserver au inconditionnels de Daniel Auteuil...


  page web

09/04/08
en effet, là où le film pouvait encore profiter du bénéfice du doute pendant une bonne partie, les séquences finales y coupent court en donnant une coloration finale à l'ensemble assez peu ragoutante (je dirais une sorte de marron verdatre).


 
Koralee
page web

09/04/08
J'avoue qu'en sortant de la salle, j'étais déçue d'avoir payer pour assister à cette projection...
Je dis bien "assister" parce que les accoudoirs et l'épaule de ma charmante voisine m'ont soutenue dans cette épreuve, jusqu'à la fin j'ai prié le ciel pour que le film soit vraiment noir mais malheureusement, la note finale a un teinte pistache pastel qui m'a achevée.
Si j'étais mauvaise langue, je dirai que c'est une apologie du mauvais film noir français qui nous colle aux basque... Ah ben si, je le dis quand même !
>> On devrait prendre exemple sur nos confrères européens finalement.


  page web

10/04/08
ah oui, toi tu vois du pistache pastel ?
Ma foi ça se tient, du pistache pastel sur du noir qui donne du marron verdatre...

T'entends quoi par l'exemple de nos confrères européens ? Tu voudrais dire qu'ils font des films noirs vraiment noirs, avec beaucoup de contraste ? Ou alors c'est juste pour être mauvaise langue.


 
Koralee
page web

10/04/08
Un peu des deux à vrai, je suis dans ma phase peste depuis lundi...
Mais du côté de nos voisins espagnoles, il y a des vrais bons polars noirs, olé !


 
Ju

27/06/11
Que l'on discute des points + et des points - d'un film aucun souci ;

maintenant, que vous glissiez dans un avis critique votre opinion sur l'enfermement à vie, c'est vraiment facile.
Surtout que les premiers responsables de la remise en liberté de criminels très dangereux et irrécupérables sont les gens bien pensants comme vous.
Demandez aux victimes et aux familles de victimes de ces monstres (violeurs et/ou assassins) sur leur vie n'en aurait pas été autrement si ces individus étaient enfermés à vie.

pronner l'humanité derrière son pc est facile, ne changeriez-vous pas d'avis si un jour votre vie basculait à cause d'un récidiviste ?


  page web

28/06/11
Je trouve que vous me ménagez un poil trop. Disons clairement que je suis un complice déclaré des assassins et des violeurs. Surement qu'il faudrait m'enfermer à vie pour stopper la propagande bien pensante que j'ose propager et qui condamne jour après jour de jeunes âmes pures et innocentes. mondedemerde.net a assez fait de dégâts comme ça, et il serait bien temps de mettre un terme à cette référence web de jurisprudence qui pousse les juges de France à sans cesse relâcher dans la nature des hordes de criminels assoiffés de sang.

 
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