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Fin 2004, aux prémisces de MdM, j’annonçais la chronique à venir de Vive la Vie du Klub des Loosers. A peine plus de 4 ans après, me voici fièrement aux premières lignes de cette chronique. Une véritable leçon de réactivité.

Pourquoi chroniquer le Klub des Loosers maintenant ? Mais car c'est la cerise sur le gateau au positivisme ambiant ! A force de mettre à l'honneur l’égalité sociale, la relance économique, la fraternité des peuples, la générosité solidaire, c'est le moment rêvé pour en parler.


(…)


Peu importe. Revenons à la réalité crue de la vie à laquelle Fuzati - l’unique membre du Klub des Loosers (c’est vraiment la lose) – sait rendre hommage avec justesse. Ce MC officie dans le hip hop français non conventionnel (pas le genre Booba). Le phrasé est atypique, travaillé et les samples originaux (violons psychotiques sur Le manège des vanités, saxo façon film érotique sur Ne plus y croire). Pour illustrer la nature du personnage, Fuzati est vêtu d’un masque dont la signification reste ambiguë : est-ce pour se protéger de la « vision de toutes nos têtes » ou pour sauvegarder un zeste de dignité sous le couvert de l’anonymat ? En tout cas, il ne retient pas son flow à la fois dévastateur et plaintif.


Dans Vive la Vie, Fuzati s’attèle à montrer trois choses avec allant et détermination :
  • Les gens sont détestables : Le manège des vanités, Toute la vérité, De l’Amour à la haine, Baise les gens (le fameux BAYESE BAYESE)

  • Les gens sont décevants : Dead Hip Hop, Avec les larmes, Ne plus y croire, Sous le signe du V

  • Je suis pathétique (Fuzati, pas moi… quoique... mais là n'est pas le sujet bande de freluquets) : Pas stable, Depuis que j’étais enfant, Un peu seul, Perspectives.


Je vous prie de savourer les 4 extraits sélectionnés qui donnent une idée de l’efficacité des morceaux dans chacun des styles. De la dénonciation pure et simple du misérabilisme des comportements (Baise les gens) à la mélancolie du triste constat du lot des rapports humains (Ne plus y croire) tout en passant par les lamentations mélodramatiques sur son sort (Depuis que j’étais enfant), c’est comme si Fuzati expérimentait toutes les attitudes les plus négatives imaginables.

Toutefois, certains titres se détachent un peu de cette classification un peu simpliste. Il en va ainsi de Poussière d'enfants par la poésie étrange qu'il dégage et cela même malgré son caractère morbide évident. On pourrait presque y trouver de la compassion.

On remarquera néanmoins que l’album se construit pas mal autour des trois idées générales s'exprimant chacune à travers des tons différents, du plus agressif au plus las. Le tout est fait dans un équilibre très juste et on se demande si la loose décrétée et affichée de Fuzati ne cache pas un adroit funambule. Il en va tout autant des constructions musicales audacieuses servies par des DJs au service des évocations du MC.

La liste des morceaux commence avec virulence avec le Manège des vanités (des paroles qui font blam) et finit peu à peu par être tiraillée entre le dépit et le désespoir ; ce qui constitue un album résolument conseillé pour la déprime (parfaitement). On note ainsi une évolution progressive de la haine vers l’abandon, le tout regorgeant d’ironie cynique et d’autodérision à ne plus savoir qu’en faire.

Le prétendu Looser n’est cependant pas refermé sur lui même comme en témoigne la participation des musiciens de Air sur Sous le signe du V (qui parle de Versailles, point commun entre Fuzati et les zikos de Air), celle du rappeur Tekilatex sur Pas stable et aussi l’intervention de luxe de Jonathan Lambert sur Baise les gens (BAYESE BAYESE).

La chute de l’album, qui ne survient qu'après quelques minutes de pause, apparaît comme le point d’orgue de la descente aux enfers. La toute dernière phrase du flow de Fuzati, dans la continuité du cinglant Perspectives, laisse un silence de mort. Littéralement.


(…)


Bon, de façon plus légère, on pourrait s’attarder aussi sur Anne Charlotte, l’objet vain de l’amour de Fuzati et pour cause : c’est une connasse typique. Cette Anne Charlotte est mise en scène tout au long de l’album à travers les tentatives maladroites et inutiles de Fuzati pour s’en approcher. Ceci constitue un nouvel élément à mettre à l’actif du Klub des loosers dans la cristallisation des frustrations universelles. De quoi faire écho au public ou… d’être rejeté en bloc (hé oui, étrangement, certains n’aiment pas qu’on leur renvoie leurs nullités au visage).

C’est tout le paradoxe de l’album Vive la Vie du Klub des Loosers : il exprime avec talent la médiocrité humaine que le tout à chacun préfère éviter d’entendre pour ne pas la regarder en face.
Kylord @ 25/03/09
 
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