Connexion [s'inscrire]
User :
Pass :
Mot de passe égaré ?

Bernard Werber ou l'art de susciter

Oui, Bernard Werber, ce mégalo en puissance, suscite. Pas de...
* Tous les articles *

Vitalic

"Salut c'est Pascal de Vitalic. J'ai la classe avec mes lune...
* Tous les gens *
  Histoire d'une humiliation programmée... 11 
... ou comment se rendre compte que la télévision n'est effectivement que la version moderne des jeux de Rome.

Replaçons nous dans le contexte : nous sommes samedi soir, le 11 avril 2009, veille de Paques. Au programme sur le service publique de France 2, comme chaque samedi soir, un des rares talk show de la télévision française (qui doit surement davantage son succès à cet état de fait qu'à une réelle qualité supérieure au reste du PAF), j'ai nommé On n'est pas couché, présenté par Laurent Ruquier. Il est 23h car l'émission commence plus tôt depuis qu'il n'y a plus de publicité sur les chaines publiques (une des conséquences inestimables des mesures préventives à la crise venant de Sarkozy).

Il s'agit de la 100ème édition d'On n'est pas couché. Une réussite pour la production donc. Comme pour reprendre une des trop habituelles déviances de la télé qui est de se regarder le nombril, ce 100ème numéro sera l'occasion de commémorer "les grands moments" de l'aventure. Nous verrons donc des pastiches de comique, des montages orientés d'intervenants tels que les très (trop ?) starisés chroniqueurs Eric Zemmour et Eric Naulleau, ou bien encore des petites sessions d'auto congratulation.

Dans tout ce brouhaha, quelques invités viendront se frotter à l'exercice habituel de l'interview. Parmi ces invités, Erika Moulet, jeune journaliste sur LCI en pleine ascension médiatique. Elle fait parti du lot d'animatrices de JT de la chaine d'information (et n'allez pas me faire dire que j'ai choisi exprès le mot "lot" !).

Lorsque c'est le moment pour la journaliste de se faire interroger, le plateau est drolement garni : les grincheux Eric Zemmour et Eric Naulleau bien sur, mais aussi Guy Carlier, ex-chroniqueur acide des ondes, ainsi que Patrick Timsit qui n'est pas spécialement connu pour garder sa langue dans sa poche. A quelques minutes près, on a failli avoir droit aussi à la présence du "boucher de Bern" Stéphane Guillon. Heureusement qu'il ne fut point là pour compléter le tableau, car c'eût été peut être la goutte qui aurait fait déborder le vase (ou plutôt couler le navire Erika (ah-ah elle est bien bonne celle là)).

Oh je vois que la curiosité est montée à son paroxysme. Mais.... que s'est il donc passé donc ???!!!!

La réponse, en images :



Édifiante joute télévisuelle, n'est ce pas ?

Ce qui est très intriguant, lors de cette interview, c'est à quel point, en tant que spectateur, on se retrouve le cul entre deux chaises. D'un côté, on aimerait bien qu'il y ait un déclencheur qui fasse exploser la situation dans un sens donné et que Erika Moulet craque ou contre les persiflages. Ce non dit général est en effet terriblement frustrant lorsqu'on regarde une émission de débat (et quand on regarde la télé, on n'aime pas être frustré, ça non alors !). De l'autre côté, par compassion pour l'animatrice martyrisée, on souhaiterait que ce cirque se termine au plus vite et qu'on passe à autre chose.

Mais en fait, les enjeux sont finalement plus tarabiscotés que ces deux sentiments un peu surfaits qui nous viennent naturellement lorsqu'on suit le débat et qui nous font prendre assez rapidement le parti pris de la prétendue victime Erika Moulet.

Premièrement, attardons nous sur le look de la jeune demoiselle, chose que Laurent Ruquier n'aura pas manqué de faire, à défaut de poser d'autres questions. Lorsqu'on arbore une telle extravagance, surtout lorsqu'on va dans une émission de divertissement (sur LCI, elle peut certes le dissimuler sous le couvert de l'information), c'est qu'on sait jauger de l'importance du style en télé pour se faire remarquer et donc mesurer que, inévitablement, cela va faire parti intégrante de son intervention.

Son propos constant à répéter comme une demeurée qu'elle est là uniquement pour son travail et représenter la chaine est d'une mauvaise foi comme rarement il est donné de voir (et pourtant dieu sait que des politiques sont déjà passés par là). Le summum de son hypocrisie est atteint lorsqu'elle affirme avec aplomb qu'elle "a d'autres choses à faire que de s'occuper de [son] look". Difficile à croire lorsqu'on semble venir tout droit du Moulin Rouge de Star Trek (en admettant que ça puisse exister).

Disons alors qu'elle a été bêtement naïve, qu'elle ne s'attendait pas à autant de considération, qu'elle pensait normal de se vêtir ainsi (en célébrant l'avènement du quatrième millénaire et l'explosion de l'étoile Noire par Luke SkyWalker) car tel est le lot des émissions de divertissement. Mais... quelle est sa profession, dites moi ? Journaliste, nessepa. Comment ne pas connaitre alors les ressorts d'une émission référencée comme celle de Laurent Ruquier lorsqu'on est journaliste ?

Bon... encore qu'on puisse imaginer que les émissions de variété ne soient pas son domaine de prédilection... mais quand on est journaliste, on se renseigne ! (et je sais de quoi je parle). Erika Moulet aurait par exemple appris que, la semaine dernière, des danseuses du Crazy Horse étaient venus à l'émission dans le seul but d'agrémenter le plateau et d'être prétexte à quelques bonnes vieilles blagues (pas forcément dans le genre fines). A partir de ce moment là, comment ne pas anticiper les risques ? comment ne pas voir venir la dérive excessive du débat vers les apparences lorsqu'on arbore un look d'extraterrestre ?

Pourtant, malgré le peu de précautions qu'elle a prise pour éviter de se retrouver dans la situation inconfortable de la cible des nunucheries des chroniqueurs, elle a eu plusieurs fois l'occasion d'en sortir. C'est Zemmour qui lui a tendu deux perches qu'elle n'a pas vraiment saisi :
  • la question sur l'utilisation de l'image et particulièrement celle des femmes sur les chaines d'information
  • le ton des chaines d'information sur la venue d'Obama en France (à un autre moment de l'émission).

Certes, sur les deux points, il a été féroce. Mais là, Erika Moulet n'a vraiment aucune excuse pour ne pas s'y être attendu. Elle ne pouvait pas ne pas connaitre les méthodes du journaliste revêche, chroniqueur sur la chaine concurrente I-télé notamment.

Bon, on pourra éventuellement lui concéder qu'elle a peut être été déstabilisée par le niveau du débat qui précédait... Soit. Mais d'un autre côté, elle a joué la suffisance.

Au final, bref, elle a refusé le débat sur la forme, et elle a refusé le débat sur le fond. Que lui restait-il ? Rien. Son attitude au ressort de l'interview, que l'opportuniste productrice Catherine Barma n'aura pas manqué de capter, nous indique qu'elle a bien eu conscience de ce qui s'est passé. Cela tend même à nous faire rejeter l'hypothèse de sa naïveté.


Donc... si elle n'est pas si naïve et si elle a un tant soit peu été consciente du déroulement de l'interview, pourquoi Erika Moulet a mené sa barque ainsi ?

Regardons les faits : elle a envoyé balader Patrick Timsit qui se faisait son allié en début d'émission en lui fournissant à la fois les arguments pour contrer les questions idiotes de Ruquier et en s'interposant aux numéros des deux chroniqueurs (ayant pris son "rateau", il lui rendra la monnaie de sa pièce après coup...). Ensuite, elle a encouragé celui qui rendait l'interview ridicule par ses questions, Laurent Ruquier, en n'opposant jamais une réfutation nette voire même l'inverse.

Bref, son attitude a différé selon chaque interlocuteur. En y réfléchissant bien, on se demande même si elle n'a pas cherché elle même à brouiller les cartes, en allant systématiquement à l'opposé de ce qu'on attendait d'elle. Ou alors est ce la conséquence de trop fréquenter le milieu de TF1 qui pousse à prendre tout le monde pour des cons ? Mais elle a failli payer cash ce jeu là (en témoigne certaines mimiques laissant entrapercevoir une tension intérieure évidente) car, contrairement à son "journal dont [elle] porte la responsabilité", elle n'avait pas là le programme des titres devant les yeux.

Surtout que tout le monde a du déjouer.

Eric Naulleau, qui habituellement est impatient de faire son show de clown de mauvaise foi, a préféré laisser sa place.

Patrick Timsit, qui habituellement ne lâche pas le morceau, a été contraint de cesser d'espérer une réaction de la journaliste à ses invectives (la perche de Naulleau lui aura été utile).

Eric Zemmour, qui reproche parfois aux invités de ne pas prendre part au débat, n'a ici pas insisté.

Laurent Ruquier, qui habituellement gagne toujours la sympathie de l'invité par le jeu de sa convivialité, a été renvoyé dans les cordes (on se rappellera tout de même que Clotilde Courau lui avait déjà fait un coup similaire)


Au final, personne n'est ressorti gagnant mais personne n'est ressorti perdant non plus, et c'est peut être ce qui est inédit car le statut quo est finalement très rare en télé (même si tout ceci ne ressemble qu'à une grosse farce de mauvais gout).

Quoique... personne ne ressort gagnant ?... Si en fait : moi car j'ai pu écrire toutes ces conneries grâce à ce moment de télé et Erika Moulet qui se distingue encore plus de ses collègues de LCI grâce au buzz généré, le tout en ayant pas foutu grand chose.
Kylord @ 15/04/09
 
  page web

15/04/09
Moi je penche pour la jeune journaliste un peu naïve qui accepte l'invitation parce que tout le monde dirait oui, et qui est ensuite affligée par la beaufitude et la crasseté de l'interview et des remarques idiotes des lourdeaux qui n'affichent que peu subtilement leur envie de la culbuter dans un coin.

Se prenant tout à tour des râteaux car la jeune femme n'a absolument pas les moyens ni l'envi de rentrer dans la connivence de ces abrutis, ils passent tous de "la blague lourde pour faire copain" aux attaques gratuites et particulièrement grossières pour essayer de pas trop passer pour des attardés, sans succès.

Personnellement je trouve ce passage aussi bas de gamme que l'émission de manière générale, une palme quand même à Zemour pour sa très fine remarque "Je ne donne jamais de conseil à personne". C'était presque aussi poignant qu'il y a 2 semaines quand il accusait l'invité d'être contre les paradis fiscaux et la France-Afrique sous prétexte qu'il est normal que la France défende ses intérêts en exploitant le tiers-monde.


  page web

15/04/09
"accepte l'invitation parce que tout le monde dirait oui" : est ce une excuse valable ? Bof bof... (tu voudrais la culbuter dans un coin que ça m'étonnerait pas). Même une Mélissa Theuriau qui pourtant n'est pas une révolutionnaire trotskiste sait prendre ses distances.

Je pense aussi en fait comme toi qu'elle n'a pas nécessairement les moyens de ce qu'elle prétend mais en tout cas, je ne la vois pas naïve comme tu dis. Lors de mes investigations de journaliste total, j'ai en effet noté qu'elle avait déjà été invité par laurent ruquier à "vivement dimanche" et le centre du débat avait été *exactement* la même chose, en plus politiquement correct et en plus positif, drucker oblige. Franchement, à partir de là, c'était trop évident pour qu'elle ne sache pas où elle allait mettre les pieds.

Tu parles des "attaques gratuites et particulièrement grossières" (qui est le revers de la médaille aux compliments niais) mais je ne la vois pas au dessus de tout ça. Elle était là pour ça et elle le savait (je ne fais aucune concession).


  page web

15/04/09
Sincèrement, du peu qu'elle démontre, elle semble plus désemparée que pleinement en contrôle de la situation, ne sachant souvent pas quoi répondre et affichant clairement qu'elle est mal à l'aise. Ceci m'amène à penser qu'elle est effectivement très naïve et qu'elle ne s'attendait pas à un traitement aussi intégralement et intensément débile de la part de chroniqueurs qui sont censés animés une émission phare du service publique. D'autre part, il y a peut-être des raisons obscures qui l'auront poussé à venir sur le plateau, nous ne savons pas tout.

Ceci dit, et si c'est bien le cas, elle est clairement cruche de s'être attendu à autre chose venant d'eux, donc nous sommes d'accord: elle l'a bien cherché et "On est pas coucher" est une émission de merde (même si je sais bien que sur ce point là nous ne sommes pas d'accord).


  page web

15/04/09
Tout à fait, je suis complètement d'accord avec tout ça. Mais en plus de ça, ce que j'essayais de démontrer dans le post, c'est qu'elle n'est pas si victime que ça. C'est surtout qu'elle ne pensait pas avoir aussi peu de maitrise sur la situation au départ, je pense. En plus du look, elle a aussi essayé de prendre le pli comme la remontrance à Timsit ou la connivence ironique à Naulleau. Ce ne sont pas des attitudes de désemparé ça. Par contre, quand ca lui est revenu dans la gueule, elle a bien capté qu'elle ne tiendrait pas question répartie face à des mecs dont c'est le job.

En fait, on peut peut-être conclure de la sorte : elle n'a peut être pas été naïve sur le contenu de l'émission, mais elle a surement été naïve en croyant qu'elle pouvait tenir tête dans le théâtre de guignol.

Je suis quand même un peu de l'avis de Timsit : on est pas obligé en permanence de "représenter tous les drames du monde" donc même s'il y a des raisons qu'on ne connait pas qui l'ont poussé à accepter l'invitation de l'émission, elle n'était pas obligé de venir si elle n'avait pas envie (on vit pas encore en plein "1984" même si ca risque de nous arriver, cf post d'avant (ca c'est de la cohérence journalistique))

Pour "On n'est pas couché" : je ne trouve pas l'émission extraordinaire mais lui reconnais quelques mérites pas mal du à la présence de Zemmour. On peut le diaboliser autant qu'on veut, ca reste un mec qui :
- ne recule jamais dans le débat
- se rencarde avant d'annoncer n'importe quoi (même si des fois, il se rencarde et annonce n'importe quoi quand même)
- a quasiment aucun tabou
- ne craint pas les jugements négatifs

Alors oui, il a des positions parfois particulièrement iconoclastes voire complètement absurdes mais ses qualités font que je pense que ce genre de mec est nécessaire car ils font réagir et ouvrent les polémiques (l'émission d'i-télé "ca se dispute" est intéressante parfois).


  page web

16/04/09
Concernant Zemour, c'est quand même un peu facile de créer ou se plonger dans des débats en prônant toujours le point de vue le plus provoc ou le plus politiquement incorrect. S'il est honnête dans sa démarche, c'est un être abjecte. S'il le fait pour animer le débat ou casser l'invité pour le faire réagir, l'automatisme de sa rhétorique et de ses positionnements en font quelqu'un de profondément inutile et irréfléchi. Dans les 2 cas il n'est ni constructif, ni intéressant, d'où mon agacement à son sujet.


  page web

16/04/09
c'est sûr qu'il y a des excès (dire à un invité qu'il ne fait pas du Baudelaire alors qu'il n'a jamais prétendu le faire, ça nous fait une belle jambe, c'est sûr). Mais par exemple, quand il dit que le ton des chaines d'information sur la venue d'Obama en France est excessivement consensuel et qu'elles le traitent comme si il était le président de l'Europe, je trouve cet avis justifié et c'est intéressant qu'il soit exposé à un moment de grand écoute. Il aurait été aussi intéressant d'avoir alors la réaction d'une journaliste "de l'intérieur".

Je ne vois pas là un prétexte pour "casser l'invité" (qui est plutôt le hobbie de Naulleau).

Et puis c'est pas mal la mise en scène d'"on n'est pas couché" qui veut ça en donnant des orientations agressives. Sur "Ca se dispute" (malgré le nom), c'est beaucoup plus équilibré (surtout parce qu'il y a un détracteur sur le plateau, il est vrai ; ce qui manque cruellement sur "on n'est pas couché", sauf quand il y a un invité suffisament impliqué).


  page web

17/04/09
Je comprends l'idée et je serais le premier à applaudir lorsque ce sera bien fait avec des gens vraiment pertinents qui savent faire réfléchir et provoquer sans forcément biaiser le débats par des propos douteux.


  page web

17/04/09
autant je maintiens qu'il peut poser des problématiques intéressantes et avoir des questions pertinentes (par contre les réponses...), autant sa façon de s'y prendre à glisser des remarques insidieuses sans arrêt est discutable ouais. Il a beau faire de la mauvaise foi sur le sujet (il rejoint là son comparse Naulleau), c'est en effet bien souvent le cas.


 
evalouise

20/04/09
je crois que le problème de zemmour, c'est pas qu'il soit pas constructif, c'est qu'il est constructif tout seul.

Cette émission cesse d'être une émission de merde pour devenir un instant de rare beauté délirante quand l'invité lambda commence à se sentir chatouillé, monte au créneau, et que ce type tout frêle et tout propre sur lui se lance dans un monologue argumentatif qu'il est seul à écouter.

Rien à faire, ça m'émeut.

Mais je pense sérieusement à aller consulter, pour ça aussi.

(au fait, chouette site de merde!)


  page web

21/04/09
(oui c'est vrai, chouette site de merde)


  page web

21/04/09
tiens un truc rigolo : à la dernière émission de ruquier, il y avait Superbus parmi les invités (un crossover des derniers articles de MdM en quelque sorte). Nous pûtes noter que Jennifer Ayache (rien que pour le plaisir de la citer encore un coup) arborait une sobriété pas forcément habituelle (on sait à quel point elle aime faire la pimpante (terme plus éléguant que pouf, faut bien que je me renouvelle)) et que, de plus, elle a fait une référence aux filles du Crazy Horse précédemment invitées (elle était donc renseignée).

Soit Jennifer Ayache lit MdM, soit elle est moins con qu'Erika (le premier impliquant naturellement le deuxième mais pas forcément l'inverse).

 
Nom
Email
Homepage
Commentaire

Etre alerté par mail en cas de nouveau commentaire :


Flux RSS
Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

0

Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

0

Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


Celui qui va vous révéler un secret gratuitement car l'industrie du tabac le déteste

Alby's Hobbies

0

Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


Celle qui rêvait d'un autre monde

0

Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


Ceux qui faisaient du tourisme en Grèce

(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

0

Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


* tous les people *