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L'histoire du faucon Millenium

Millenium, "le film événement" (comme tous les films à leur ...
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  Deux jours à tuer ? 2 
Loin des festivités de Cannes célébrant un cinéma que nous ne pouvons pas voir (et qui récompense les films des réalisateurs avec lesquels a joué la présidente du jury, c'est du propre, encore magouille et compagnie ct'affaire) et loin des privilégiés qui vont voir en avant première des superproductions hollywoodiennes, je m'attarde ici sur le cinéma qui n'est certes pas tout récent mais qu'on peut voir en DVD ou à la télé (actuellement sur canal+).

Deux jours à tuer ? Serait-ce encore le titre d'un rappeur qui dérappe jusqu'à se faire traquer en justice par Eric Zemmour ? Ou serait ce plutôt le come back de Stalone dans les films d'action à trucider tout ce qui bouge ? Ou alors plutôt Bruce Willis qui tue tout le monde pour sauver tout le monde ? Ou s'agirait-il d'un docu sur des lycéens s'amusant à reconstituer des attaques terroristes à balles réelles avec leurs petits camarades de classe ? Bon... ou alors un film sur un mec qui se fait grave chier en week end et qu'on va suivre dans ses turpitudes pour essayer de s'amuser un peu ?

Lorsque Albert Dupontel se présente pour incarner le premier rôle, on écarte un certain nombre de ces éventualités. On va le retrouver dans la peau d'un cadre sup' qui va décider de prendre la tangente. C'est un doux euphémisme car on pourrait aussi dire qu'il pète les plombs. Boulot, femme, enfants, amis, tout y passe. Tout est remis en cause.

L'intérêt du film est dans la compréhension des raisons qui motivent soudainement Antoine (le cadre sup' joué par Dupontel) à envoyer valdinguer tout ce à quoi il s'était attaché par le passé. Le gros point fort du film est la justesse et le talent immense de Dupontel dans l'incarnation d'Antoine bien soutenu par une distribution judicieuse. Il est bien plus pertinent que dans son rôle de président dans lequel il avait du mal à trouver tous ses repères. Couplé avec une mise en scène intelligente qui nous donne des bribes d'information au compte goutte, les interrogations se succèdent et nous poussent à aller au bout de chaque piste donnée par le héros. Et ça, c'est brillant. Cela donne un intérêt quasiment métaphysico-philosophique au film qui atteint ainsi une portée mystique. Ce qui est en question, ce sont les fondations d'une vie. C'est pas rien et c'est pour cela qu'il est consacré par Monde de Merde(tm).

C'était tout trouvé pour Albert Dupontel. Il est comme un poisson dans l'eau à jouer des émotions qui mêlent folie, humour et révolte (ah la scène de la réception...) Il cultive cette ambiguité qu'il manie fort bien, celle qui contient un sens fort au premier degré mais qui semble toujours masquer un second degré ironique et cinglant. Il est au sommet de son art.

Alors si vous comptez regarder le film et que vous n'aimez pas tout connaitre à l'avance, je vous arrête tout de suite. Ne regardez pas la bande annonce car elle a été faite par des marketeux qui n'ont rien compris au principe de bande annonce. Au lieu de donner envie en laissant du mystère, ils te résument tout le flim en 2 minutes. Les cons. Ne lisez pas non plus ce qui va suivre car la deuxième partie de cet article vous machera le film. Alors j'attends là ceux qui vont voir le film pour qu'on revienne ensuite un peu sur l'histoire.

...

C'est bon maintenant ? tout le monde a vu le film, on continue ? (c'est trop fort les sauts temporels par l'écriture). Pour les deux du fond qui ne l'ont toujours pas vu, je vous mets la bande annonce (ben oui, elle résume tout) :



Au début, on se met à croire aux histoires de couple à la mord moi le noeud : "tu me trompes", "non c'est toi qui te trompes" et patati et patata. Puis les trucs louches arrivent. Les petits indices. Lorsque Mathilde la femme d'Antoine (jouée par Marie Josée Croze qui est aussi actuellement au cinéma avec Je l'aimais) se tape sa crise qu'Antoine encaisse avec aplomb, on est un peu dubitatif. Il en a rien à foutre ou bien ? Pourtant il enchaine lui aussi sur une bonne crise des familles. Alors quoi ?

Vous vous êtes sans doute demandé comme moi si Antoine au départ n'avait pas eu une simple mais efficace crise de lucidité. Si un événement anodin ou une envie grandissante de renouvellement lui avait fait prendre conscience de son existence dans toutes ses dimensions. Cela faisait du bien de voir ce personnage lacher ses 4 vérités à tour de bras et dont on sentait qu'il libérait son moi intérieur avec un plaisir délectable. Le réalisateur Jean Becker a d'ailleurs avoué qu'il avait construit ce personnage parce qu'il avait lui aussi ce désir secret de prendre des gens en face pour les crucifier sur place (et les casssssssseeeeeeeeeeeer).

Puis, à force de voir Antoine se mettre à agresser tout le monde avec une férocité peu commune, vous avez encore douté. Est-il tout simplement complètement givré ? Ensuite, on le voit se barrer je-sais-pas-où alors qu'il reprochait jusqu'ici à tout le monde de fuir la vérité. Qu'est ce que c'est que ce comportement totalement incohérent ?

C'est alors qu'on va commencer à comprendre le pourquoi de "deux jours à tuer" : c'est deux jours pour faire le point. Deux parties de film. Une partie sur le présent, une partie sur le passé. Comme La Rumeur à travers leurs morceaux (vous avez vu la continuité éditoriale ? c'est ça la puissance intellectuelle), Antoine aussi remonte à ses origines et revient sur son passé pour donner corps à son présent.

Finalement, on va avoir la compréhension ultime. Deux jour à tuer, c'était en fait... deux jours à être tué.

Deux jours pour être tué.

Seulement... il y a un message de conclusion quelque peu fataliste au delà de la simple mort inéluctable : serait-ce uniquement quand on voit venir la mort qu'on se met à défier la vie ? Y'a de quoi se flinguer.
Kylord @ 26/05/09
 
  page web

26/05/09
Je pense que je pourrais rebondir sur ces considérations métaphysiques une fois que j'aurais vu Terminator 4.


  page web

26/05/09
Je pense en effet que c'est une étape préalable indispensable.

 
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