Connexion [s'inscrire]
User :
Pass :
Mot de passe égaré ?
Flux RSS
 Kylord : Cher Monsieur "Moi suis Moi", je vous pr...
Celui qui propose la musique du futur maintenant

 I_am_I : (J'espère que le commentaire précédent, ...
Celui qui propose la musique du futur maintenant

 I_am_I : Wouh putain le flashback
Celui qui propose la musique du futur maintenant

 Kylord : Rien n'est moins sûr mais j'y songe.
Hohé matelot, lève ton verre au Chant des Sirènes

 Fried : Et on peut espérer une mise à jour de ce...
Hohé matelot, lève ton verre au Chant des Sirènes

*voir tous les derniers coms*

Programme - Mon cerveau dans ma bouche

Début du programme. Mon cerveau dans ma bouche, c'est une...
* Tous les articles *

Ultra Vomit

Coin coin attitude les rockeurs
* Tous les gens *
  Amélie Nothomb dans la facilité ? 4 
Laissez-moi donc vous conter un plaisir taquin, un plaisir bouquin.

Alors que j'errais dans une de mes gares SNCF préférées (un grand classique du journaliste total), j'étais la victime potentielle d'un livre de restauration rapide. Les rangées d'Amélie Nothomb en tête de gondole d'un magasinier (au propre comme au figuré : la photo de l'auteur est imprimé en grand sur chaque exemplaire) ne me laissèrent aucune chance. J'étais condamné.

Pourtant, quand je m'aperçus que c'était la zone d'exposition "Meilleures ventes", j'ai bien tenté de résister. Ma fibre underground ayant soif d'alternatives se sentait vexée. Elle fut cependant vaincue sur l'autel de la curiosité facile. Je m'emparai de l'objet qui avait pour lui d'avoir cet énigmatique 4ème de couverture : "Il n'y a pas d'échec amoureux". Cette concise citation qui peut supposer bien des choses est un choix osé car il donne tout de suite une ambition au bouquin qu'il va être difficile de tenir. Style la grande vérité révélée au travers d'une grande aventure rocambalesque.

Mais quoiqu'il en soit, me dis-je, un Amélie Nothomb, ça reste toujours un brin de douce folie dans ce monde de merde. Ça mérite bien un coup d'œil. Par précaution, avant de valider la transaction financière avec le buraliste, je m'attarde sur la première page. Il y est question de crash d'avion. Ma foi, ce zeste de subversité m'encourage : c'est décidé, je prends. Me voilà avec mon exemplaire Le Voyage d'hiver.

La première impression est tout simplement tactile : diantre, il y a bien peu de pages. Je m'attendais certes à un roman pas bien long mais ce que j'avais devant moi relevait plus de la nouvelle (certes bien épaisse). Cela sera confirmé : 1 heure après, je tournais la dernière page, en vérifiant un poil perplexe si je n'avais pas loupé un épisode en route, l'air un peu ébahi par cette fin brusque.

L'avantage, c'est que c'est efficace, hormis lorsqu'il s'agit de prénoms, dans quels cas Amélie Nothomb s'embarque dans des abimes métaphysiques délirantes. Les protagonistes s'appellent Zoïle, Astrolabe et Aliénor ; ce qui donne en effet matière à spéculation (Amélie Nothomb avait trippé de façon assez similaire dans Acide Sulfurique, un bouquin qui traite de l'évolution de la télé réalité avec cynisme et que je cautionne totalement. L'héroïne s'appelait Pannonique, elle était belle, elle était forte....je ferme la parenthèse). On peut comprendre que des raisons psycho-historiques peuvent être imaginées dans de tels cas mais je suis pas sûr qu'on puisse appliquer le raisonnement aux Gérard par exemple.

Zoïle est agent EDF et rencontre, au détour de ses visites à domicile, deux colocataires : Astrolabe la jolie minette et Aliénor la grande teubé. Se méprenant d'abord à leur sujet, il va tomber amoureux de la première sans que la présence permanente de la "neuneu" lui permette de vivre véritablement sa flamme passionnelle. Ça le véner grave.

On a droit aux grands classiques Nothombesques : elle fait ainsi état de son rejet quasi absolutiste de la médiocrité qui donne au début du livre un passage bien narquois moquant "le principe de réalité". La beauté est aussi un thème latent qui hante le récit, surtout lorsque cela est évoqué en plein trip hallucinogène. Tout ceci développe une vision adolescente et on se doute que c'est ce qui agace les grands intellectuels de La Grande Littérature à qui on l'a fait pas : "c'est pas crédible gnagnagna".

Mais il dit qu'il voit pas le rapport avec la choucroute.

Le talent de Nothomb n'est pas d'être crédible - ça se saurait - mais de développer avec aisance une histoire de personnages à la marge, qu'on sait pas trop ce qu'ils foutent là, et dont elle se sert pour révéler les contours de la nature humaine, le tout saupoudré par un humour pince-sans-rire et ténébreux caractéristique. Bon, dans ce volet là, il arrive que les ficelles utilisées soient assez visibles, d'autant plus qu'on commence à bien connaître la garce (le coup de l'idée amorcée qui ne va pas jusqu'au bout pour faire effet de style... un poil facile je trouve). Mais ma foi est-ce vraiment un reproche ?

Cela dit, dans le genre hôpital qui se fout de la charité, Amélie se pose là : au détour d'un paragraphe, elle en profite pour piquer les éditeurs notamment ceux qui racolent en utilisant les photos des auteurs. Nan mais Amélie, t'as vu ta photo là ? Tu t'es vue quand t'as bu ?


« On en veut jamais autant aux gens que quand ils n’y sont pour rien »
Kylord @ 24/10/09
 
  page web

29/10/09
Il est chouette, le titre de ce billet.


  page web

30/10/09
C'est pas que je voudrais faire une réponse prévisible mais ... merci, j'ai vachement bossé, j'étais charrette pour trouver cette idée.


 
boris viandox

09/11/09
Tu n'es pas allé cracher sur nothomb!?


  page web

09/11/09
Nothomb que non.

 
Nom
Email
Homepage
Commentaire
Flux RSS
Des gens connus

Celui qui propose la musique du futur maintenant

Sébastien Tellier - My God Is Blue

3

Sébastien, non content de transcender la condition des pépitos (surtout les bleus), a la lumière au bout des doigts et illumine le plateau télé de Ruquier de sa superbe. Un véritable aboutissement aux danses cheloues instiguées par Sophie.


Celui qui fête son anniversaire

0

Quand c'est l'anniversaire de Chuck Norris, c'est souvent dans la gueule. Dans le doute, pour calmer le jeu, les Slovaques ont décidé de lui offrir un pont. C'est pas dit que ça soit suffisant d'autant plus qu'il s'intéresse à la politique maintenant.


Celui qui annonce la fin de l'espèce

Dans les bacs le 5 mars 2012

0

Fuzati, celui qui kiffait les handicapés bien avant Intouchables, est finalement encore en vie et prépare son retour en teasant comme un gros batard. Jouant l'indien prophète de l'apocalypse, il annonce la fin de l'espèce, mais pas encore la fin du monde. Vaut mieux faire les choses dans l'ordre.


Celui qui pipote

3

Nicolas Bedos a rejoint le cercle très restreint des mecs qui peuvent dire des saloperies avec suffisament de bonhomie pour que (presque) tout le monde trouve ça génial (cercle jusque-là composé uniquement de Jean Dujardin). Certes, il fait le coup de la rupture, encore et encore, mais c'est du mytho : il se la raconte toujours avec ses semaines de merde via Marianne (en page 8) et fait encore le kéké à la télé.


Celui qui est assez clair

Le Docteur Cac est sur France 5

du lundi au vendredi à 20h20

0

Christian Cac est docteur en économie et sait comment en parler. Il peut organiser des sermons sur le FMI comme s'occuper de la jeunesse pour leur apprendre les règles. Il n'est pas là pour donner des notes mais quand il parle des salaires des grands patrons, y'a de quoi vouloir oublier dans l'alcool avec les chinois.


* tous les people *