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Le chemin de croix

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  De l'art de massacrer les histoires 4 
La plupart du temps, l'être humain aime se raconter : ses dernières vacances à truc, comment il connait machin, sa façon de faire du bidule... L'auditoire est bien souvent accablé d'ennui et pourtant, dans une hypocrisie généralisée, chacun prend sur lui et feint une profonde considération. C'est que l'être humain tient à ce que son prochain fasse semblant de s'intéresser à ses récits tout autant qu'il le fait pour ses congénères. Cependant, parfois, on sort du crétinisme latent de ce manège pathétique. Parfois, certains racontent des histoires et c'est véritablement intéressant. Parfois, ce sont des histoires totalement inventées, des fictions, et c'est encore plus captivant. Dans de précieux élans extraordinaires, certains en font même des œuvres artistiques passionnantes. Quand on en arrive à ce stade là, autant dire que c'est la félicité suprême. C'est d'une beauté rare.

Et pourtant. Vient un moment où, on ne sait pas trop pourquoi, une pulsion destructrice enfouie vient tout saccager. On pourrait croire que la sublimation procurée par l'expression artistique suffirait aux auteurs des dites œuvres. Ceux-là pourraient se contenter de l'extase de l'extériorisation créative accomplie. Et pourtant non. Un matin, l'auteur de l'histoire se lève et se dit : "j'ai pas d'idée aujourd'hui alors je vais flinguer mon œuvre". C'est consternant.

Que dire de James Cameron qui se sent habité par le fantôme du marketing et qui, pour cette rentrée 2010, ressort Avatar au cinéma avec - tenez vous bien - mieux que ça - merci - 8 minutes de scènes supplémentaires ? De deux choses l'une : soit le film était amputé au départ d'un morceau de l'histoire et c'est affligeant, soit James Cameron rajoute 8 minutes de démo technologique et... c'est affligeant. Quoiqu'il en soit, je ne m'étendrai pas davantage sur cette production largement évoquée dont les retentissements marketing étaient déjà bien trop néfastes à sa sortie. Mais il y a des œuvres autres qu'Avatar qui ont pâti de ce phénomène de sabotage cinématographique et c'est l'âme meurtrie par tant de gâchis que je m'en va vous conter les grands cas de l'Histoire (celle avec un grand H).

Le cas du jour : Millénium

Rappelez-vous, il n 'y a pas si longtemps, je faisais la chronique du premier volet de l'adaptation cinématographique de la trilogie Millénium. J'y évoquais très attristé comment le film avait manqué l'originalité du livre dont il se targuait d'être l'adaptation. Tout le pan journalistique de l'histoire était balayé sans état d'âme ! C'est d'autant plus dommageable que cet aspect mettait en scène un certain Erik-Hans Wennerstrom, financier véreux prônant l'intégrité avec un aplomb tellement invraisemblable qu'il piègeait la justice et faisait ainsi étrangement penser à un certain Eric (Hans) Woerth (une coïncidence homonymique tout à fait troublante n'est ce pas).

Mais à l'époque, je n'avais pas encore pris connaissance de la stratégie de distribution des films adaptés de l'œuvre de Stieg Larsson. Depuis la sortie du premier film, on a assisté en effet à du grand n'importe quoi :
  • Il y a donc eu d'abord ce premier film au cinéma chroniqué ici même et correspondant aux "hommes qui n'aimaient pas les femmes".
  • Canal+ a alors diffusé en début d'année l'adaptation de la trilogie complète en série télé, le tout en 6 épisodes.
  • Enfin les adaptations des livres 2 et 3 sont sorties dans les salles cet été.
Celui qui aura pu suivre la chose au fil de l'eau sera passé du cinéma à la télé pour enfin se demander perplexe quel était l'intérêt de retourner au cinéma. C'est encore sans compter sur un fait largement préjudiciable aux films sur grand écran : il ne s'agit que de la version charcutée de la série. Ainsi, pour le premier tome, le quidam qui aura découvert l'adaptation sur C+ aura retrouvé l'équivalent de l'œuvre projetée dans les salles auparavant excepté que les passages consacrés à l'enquête journalistique étaient apparus comme par enchantement. En fait, la critique que j'avais faite au départ est rendue caduque car elle était basée sur le cinéma : je ne faisais que donner un avis sur une œuvre bidonnée car tronquée.

Toujours est-il que les faiblesses de l'adaptation sont toujours valables quel que soit le format. Hormis la sombre et fascinante Noomi Rapace, le casting reste faible. Erika Berger récupère malgré tout un peu de la prestance qui devait logiquement lui incomber mais le bâclage des derniers épisodes travestissent de toute façon le personnage. La mise en scène reste en effet atrocement cheap. Il m'a ainsi semblé judicieux d'éviter le tome 3 au cinéma. Le peu d'ambition du réalisateur constaté dans la série doit donner un résultat vraiment cruel sur grand écran. L'aspect Julie Lescaut conféré à la justice, avec une partie policière plus effleurée qu'autre chose, produit un résultat assez foireux tel que seul un téléfilm allemand mal dégrossi sait le faire.

Bon, j'exagère. C'est l'amertume qui parle devant tant de foutage de gueule. C'est que le massacre n'est pas encore fini. Les américains s'y mettent aussi en voulant sortir leur adaptation. A moins d'un miracle, cela ne va que rajouter des pièces à un dossier qui n'en demandait pas tant. Mon dieu, ayez pitié de nous. Plus que jamais en cet instant, je ne saurais que trop vous adresser ce conseil de vieux con : lisez les livres. C'est encore le mieux qui reste à faire.





Les cas historiques : Indiana Jones et Star Wars

Dans le genre "j'ai créé des histoires tellement géniales qu'elles en sont devenues des mythes mais je fais tout pour les saboter car j'ai perdu mon âme", Georges Lucas et Steven Spielberg se posent là. D'aucuns diront que j'exagère à nouveau, mais d'autres, que je sais nombreux, me diront que je suis encore bien trop timoré pour décrire la réalité dans toute sa triste vérité. Les créateurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone, sont assurément de ceux là et l'épisode qu'ils ont dédié aux deux producteurs l'expriment clairement (Le Ploblème Chinois, Saison 12, Episode 8 qui fait suite à un premier épinglage dans l'épisode Bérêts Gratos, Saison 6, Episode 9). On pourrait penser qu'ils manquent de subtilité quand ils font passer comme message que Georges Lucas et Steven Spielberg ont violé leurs créations, rien de moins. Mais, au contraire, ils ne font que dépeindre précisément l'atrocité des actes commis par les deux comparses réalisateurs.

Il n'y a bien que les français pour être capables de rendre un césar d'honneur à Harrison Ford en l'affichant dans le volet numéro 4 de la saga d'Indiana Jones (notez au passage que les césars n'auront à aucun moment mentionner Blade Runner dans l'épitaphe adressée à Harrison Ford... à sa place, j'aurais bien les boules). Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est en effet une auto-parodie grave, hélas même pas drôle (à moins d'en avoir bien dans le pif). On retrouve pèle-mêle tous les clichés de la saga alignés les uns après les autres, sans aucun relief, sans aucune perspective, sans autre lecture que le bête premier degré. Des russes, des indigènes, des extra-terrestres, des artefacts, des poursuites.... ah oops, désolé pour les spoilers, j'ai dévoilé toute l'intrigue. Circulez, y'a rien d'autre à voir (enfin, la fin est presque comique).



Mais Georges Lucas a été encore plus perfide avec Star Wars. Bien sûr, il a osé commettre une deuxième trilogie totalement déracinée de tout ce qu'il avait lui-même développé dans les épisodes originaux 4 à 6, du nouvel espoir au retour du Jedi. Dans les volets 1-2-3 de cette seconde trilogie (je vous refais pas l'explication des premiers épisodes qui sont en fait les derniers sortis), il a justifié la Force avec "le taux de midi-clorien", il a illustré les Jedi sous les traits les plus pathétiques (Liam Neeson, Ewan Mc Gregor, qu'avez vous fait ?...vous vous en foutez ou quoi ?), il a empêtré l'univers de la saga dans un magma de magouilles politiciennes sans queue ni tête.... il a créé Jar-Jar.... il a.... bref... je ne rentrerais pas davantage dans les détails sous peine de tous nous faire périr dans d'atroces souffrances psychiques (mais certains s'y sont quand même frottés comme l'a relevé le justement nommé pastroplesboules.com). Seulement, non content d'avoir produit une pré-quelle catastrophique, Georges Lucas s'est rendu aussi coupable de retouches sévères aux premiers épisodes originaux. S'il n'avait été question que de revoir quelques explosions par-ci par-là, rafistoler quelques X-wing ou Y-wing, on aurait encore pu admettre ce souci esthétique. Toute œuvre peut mériter restauration. Mais balancer tout un merdier de synthèse dans le champ ? "OH MY GOD WHAT IS THE FUCK ?", j'ai envie de dire. J'en resterai même là car c'est bien là toute l'incrédulité dans laquelle on sera plongé éternellement sans jamais comprendre comment Georges a osé faire ça.


Le cas particulier : Cashback

Avec Millénium, nous avons donc vu un cas classique de massacre en bonne et due forme, de ceux auxquels on est hélas coutumier parce que les gens ne respectent rien, vous voyez. Nous avons ensuite vu l'ignominie des carnages opérés sur les univers d'Indiana Jones et de Star Wars, de ceux qui feront à jamais date dans l'histoire car ils ont dépassé toutes les limites connues en matière de sabordage. Mais il y a aussi des cas plus particuliers, les cas où c'est juste dommage. Les intentions étaient réellement bonnes mais voilà, fallait juste pas les concrétiser. C'est le petit plus qui foire le truc. On pourrait pardonner mais, quand même, c'est naze.

Tel est le cas de Cashback. Je vais ainsi rendre au film, à juste titre, la monnaie de sa pièce. Car il m'en a donné trop. Je n'en voulais pas tant. Millénium a été saccagé par découpage à la tronçonneuse, Cashback a été lui torturé par écartèlement. Sans doute un einième dommage collatéral de tous ces spam qui incitent à "enlarge" à tort et à travers. Initialement, Cashback est en effet un excellent court métrage, une allégorie de la société de consommation, pleine de poésie, où l'individu cherche à transcender sa pauvre condition. Des employés de magasin, contraints d'être complices de clients se faisant baiser dans les supermarchés, cherchent à tromper leur ennui. Littéralement. Dépasser le temps, dépasser l'espace, telle est l'équation philosophique qu'ils cherchent à résoudre. L'art, le jeu en sont les variables d'ajustement. La traduction cinématographique qui en est faite est brillante.

Comme des gens de bon goût ont trouvé ce court métrage top super bien, Sean Ellis, son réalisateur, a voulu bien naïvement transformer le court en long. Seulement voilà, il en a fait une comédie romantique convenue et a même dénaturé le message original (quelle grave erreur de rendre tangible le "pouvoir" du personnage central...). D'accord, les deux petits jeunes sont mignons là, à flirter l'air de pas y toucher. Mais d'une peinture réaliste où la poésie était sublimée par son contraste avec le factuel du quotidien, on est allé vers un potache un peu forcé et un romantisme mielleux qui ont infiltré l'œuvre de toute part et ont failli la transformer en vulgaire teenage movie. On retrouve même Zahia dans la version longue ; ce qui prouve bien le caractère superflu de cette production allongée.

Ce n'est pas un hasard si l'affiche du film est tirée du projet d'origine. L'illustration d'une beauté glaciale mise à nue fait surtout sens par rapport aux éléments du court métrage. On notera au passage que ce type de promo passe comme une lettre à la poste alors que le symbolisme est quasi le même que celui utilisé par le tapageur Saez avec l'affiche de son dernier album. Saez, celui qui accuse, s'était fait lui illico censuré. Comme quoi, pour montrer des filles nues en train de faire les courses, il vaut mieux se faire nommer aux oscars plutôt que de jouer les provocateurs dans le métro.


Pour achever ce cri de révolte que je lance à nos frères opprimés par les sabotageurs cinématographiques, je vous propose de revenir aux fondamentaux et vous offre Cashback dans les meilleures conditions qui soient, c'est à dire en version courte originale sous titrée (certes, pour la qualité vidéo, mesquine ironie, le mieux est encore de se procurer le DVD du film pour mater les bonus) :



N.B. : en terme de massacre filmique, on peut faire aussi très simple et rester très efficace. Le doublage peut être une arme redoutable comme c'est le cas dans 30 ROCK qui en fait sacrément les frais (et dire que je pensais qu'on touchait le fond avec Millénium). Tina, en VF, tu es vraiment à côté de tes pompes. En VO, tu es parfaite.
Kylord @ 11/09/10
 
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13/09/10
Wouaaah je suis cité dans l'article. C'est la méga classe.

Dans la série, je trouve que le dernier film X-files chroniqué ici rentre tout à fait dans cette catégorie d'oeuvre massacrée.


  page web

13/09/10
Tout se recoupe.


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13/09/10
J'ose à peine vous le signaler ; j'ai peur que la nouvelle vous provoque un infarctus...

Bon, je me lance : non seulement George Lucas a la ferme intention de ressortir Star Wars en 3D, mais en plus la version Blue-Ray (prévue pour 2011) contiendra des scènes inédites...

Visiblement, le massacre de la version de 1997 ne lui a pas suffi (vous vous souvenez de cette scène ridicule avec Jabba en images en synthèse, et Han qui lui marche sur la queue ? Il m'arrive encore de la revoir dans ma tête, la nuit, et de me réveiller en sueurs).

Ah, tant qu'on en est à évoquer South Park, n'oublions pas non-plus la version de ET avec les flingues remplacés par des talkie-walkies.


  page web

14/09/10
Bah... après le coup de Jabba qui est effectivement la retouche la plus horrible et la plus incroyable sur Star Wars qu'on puisse avoir à ce jour (genre on ne voit plus que *ça*... quel scandale), je crois qu'on est blindé pour tout ce que peut tenter le Georges. Enfin, autant le 53ème rafistolage en version blue-ray est prévisible, autant un passage à la 3D serait encore un grand coup de pilon du père Georges... (il doit être vraiment charrette sur les vraies idées en ce moment).

Pour le South Park qui évoque ET avec les talkie walkie, en fait, c'est bien aussi dans un de des deux épisodes mentionnés dans le post, c'est à dire dans l'excellent Bérêts Gratos (avec aussi une mise en abime de Matt et Trey qui parlent des retouches qu'ils vont faire sur SP), mais c'est vrai que je ne me rappelais plus que c'était dans cet épisode qu'il était question des versions remasterisées Talkie Walkie super turbo High Fidelity Definition Boosted 14.0 (comme on peut le voir )

 
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