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  Tuons le temps en chroniquant Paramore 3 
Piégé dans la glace, le froid et les bouchons lyonnais (les embouteillages, pas les restos), je reste tétanisé dans mon véhicule automoteur et me morfonds à la pensée d'un terrible constat : je n'ai pas publié d'article en novembre et c'est un faux pas retentissant dans le rythme journalistique mensuel que je m'étais juré de suivre sur cette année 2010 par contrat tacite avec vous, mes très chers lecteurs que j'aime et particulièrement toi qui admires tant Jennifer Ayache.

Il est urgent de se ressaisir notamment pour occuper le temps de cerveau disponible de tous les jeunes gens empêtrés dans l'oisiveté et dont tu fais sûrement parti lecteur. Je me sens investi de la mission d'apporter constamment de la nouvelle matière à vous tous, utilisateurs de moteur de recherche prospectant sur des sujets tels que "marre de ce monde de merde", "merde au monde", "la population merdique qui m'entoure", "existence de merde", "on vit dans un monde de merde", "nous somme la merde de ce monde", "vous me flattez mais poursuivez"... (je n'invente évidemment absolument rien).

A vrai dire, jeune personne, ou même toi, moins jeune personne (tu as su de toute façon rester fraiche comme te le suggères fort subtilement la campagne de Virgin Radio (je n'ai pas encore compris la raison de faire passer ce message sur du Lilly Wood & the Prick qui ne dit rien de moins que "we're a waste" (comprendre "nous ne sommes qu'un gros gachis"))), cela tombe bien que tu sois là car je veux te parler d'un groupe que tu connais peut être. Pour raviver les quelques flammes de mon inspiration agonisante, j'ai en effet décidé de m'en remettre à une étincelle insaisissable : la petite Hayley Williams de Paramore. Ce petit bout de femme rougeoyant d'1m55 (j'ai mesuré, ça fait pas haut) est une pile électrique scénique et ça fait plaisir.

Il est temps d'en parler avant qu'il ne soit trop tard. C'est que la petite Hayley semble emprunter une pente dangereuse. Après avoir déjà osé des folies capillaires sur le terrain de la blondeur extrême et des images de synthèse chatoyantes, la voilà qui exhibe des cheveux roses sur un morceau à l'excellence très relative. Cela commence ainsi et on sait comment cela se termine. C'est un signe avant coureur de la fin des temps et tu dois bien te demander lecteur pourquoi j'évoque ce soit disant groupe Paramore. Cela te semble être une bande de zikos émos tape-à-l'oeil peu enthousiasmante.

Pour que tu me comprennes lecteur, il faut revenir à l'album de référence sur lequel je vais m'étendre : RIOT ! Derrière ce titre qu'on pourrait traduire en français par "Révolte ! révolte !", on pressent la rébellion adolescente revendiquée. Chez les mecs, quand on se lance dans ce registre, on s'en prend souvent au système et à la société qui n'a que des problèmes. Chez les nanas et donc dans notre cas présent, c'est souvent plus personnel. Il s'agit davantage d'une question d'affirmation individuelle, d'indépendance déclarée, de "jefaikeskejeveudabord". Tout le défi consiste alors à ne pas sombrer dans le ridicule et se voir cantonner dans une pose ne volant pas plus haut que celle de Christelle Bazooka (ou, encore pire, paroxysme de l'horreur, celle de Jena Lee). Autant dire qu'avec RIOT !, on pouvait craindre le pire surtout quand on voit la dite Hayley Williams entourée d'une bande de musiciens émo-rock à mèche trop stylés. Et pourtant, malgré les gros clignotants et tous ces signaux d'alerte, cet album de Paramore dépote. L'énergie déployée par l'étincelle chantante est totalement convaincante. Elle a une puissance vocale indéniable, une pêche incroyable et elle complète le tout avec un headbanging parfaitement maitrisé . Les zikos ont l'air idiots mais ils envoient et le rythme rock & roll est là. L'exemple emblématique est assurément le titre Misery Business sur lequel Haley Williams s'éclate littéralement.

En même temps, ce Misery Business illustre les contradictions latentes desquelles Paramore ne se détache jamais complètement. Le groupe ne peut s'empêcher de faire appel aux clichés de l'adolescence de façon un poil caricatural. Pour commencer, le clip prend place dans un lycée au milieu des pom-pom girls. Déjà, tu vois le tableau. C'est à partir de là que surgit l'arrogant personnage qui incarne la cible des attaques présentes dans le texte. Si Hayley s'en prends à lui, c'est qu'il s'agit d'une jeune femme qui n'est vraiment pas gentille du tout, ouh ça non. Celle-ci ose les pires ignominies (à savoir couper les cheveux d'une fille à son insu ; ce qui est la tragédie existentielle suprême de la gente féminine par excellence), embrasse les garçons dans les couloirs (olala c'est vraiment pas bien du tout ça), jette les handicapés par terre (Didier Super aurait approuvé)... en fait, cette figure de pouffiasse serait presque sympathique si elle n'était pas maquillée comme une voiture volée. La chanteuse le fera justement remarquer à la fin en tentant plus ou moins d'essuyer la peinture du visage de la belliqueuse personne. Mais euh... à ce propos, Hayley n'est-elle pas aussi ensevelie sous des kilos de maquillage ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité et c'est révélateur de la contradiction permanente d'une soi-disante rébellion contre des symboles pourtant tout à fait intégrés.

Mais n'est ce pas signe qu'on s'en fout au final ? La contradiction est tellement évidente qu'elle semble assumée : on ne se préoccupe pas tant de la direction prise. Hayley exprime ce qu'elle ressent et peu importe la cohérence. Le sens véritable est là. Le symbole est utilisé mais pas défendu. Illustrant la pop punk, Paramore s'inspire de l'ambiance punk, mais il n'y a aucune franche revendication là dedans et encore moins d'idéologie. C'est léger, voire même festif. Hayley Williams a du coffre et un timbre habité pour l'incarner et cela suffit au plaisir du rock qui entraîne. For a Pessimist, I'm Pretty Optimistic, That's What You Get, Hallelujah en sont autant de très bonnes démonstrations. Elles expliquent pourquoi Paramore dépasse les habituels régiments de rock émos américains. Ceci n'empêche pas aussi de réussir sur un registre plus introspectif comme sur Crush Crush Crush. Bon, il y a bien quelques ratés, le groupe se laissant aller parfois à des titres bétassons et monotones pour meubler entre les nombreux tubes (When It Rains, We Are Broken).

Avec du punch rock à revendre, ne livrant pas de message dérangeant ou tendancieux, Paramore a visiblement de quoi plaire aux investisseurs et aux marchés. Aux US, c'est le cas et ça cartonne. Chez les anglais, cela fonctionne aussi. Mais en France, non, ça ne passe pas tout à fait. Le public de dépressifs chroniques que constitue majoritairement la populace française n'est pas vraiment rentrée en phase avec la musique de Paramore. Une autre explication à ce malentendu pourrait se trouver dans cette éclate rock engagée par Hayley Williams et ne faisant pas écho au modèle de soumission de la femme française contemporaine. Sans déconner, c'est encore un état de fait qui montre que le féminisme moderne a du plomb dans l'aile (les icônes les plus récentes sont Simone Veil et Françoise Sagan, non ? outch). Paramore est alors obligé d'utiliser des subterfuges indécents pour percer : le groupe a participé avec Decode à la BO du premier Twilight (le seul volet ayant un peu de sens, les suivants n'étant que de sombres histoires de chippendales déguisés), éclipsant même les autres contributions de poids lourd comme celle de Muse.

L'ironie du sort fait que le constat d'échec en France n'est pas aussi catégorique. Hayley Williams a fini par infiltrer les radios françaises par le biais.... du rap. Quand je disais qu'elle était sur une pente dangereuse, là voilà qui poursuit le destin de Gwen Stefani en jouant les princesses Leia du dimanche. Nous avons en plus clairement affaire à un assemblage préfabriqué typique de maison de disques : on construit deux pistes et on alterne deux artistes qui n'ont rien à voir sur le même morceau. Cela permet ainsi d'optimiser les ventes afin de préserver les 15 à 20 % de profit exigé par les actionnaires (c'est la crise 'oyez). Notez comment BoB le rappeur et Hayley ne sont jamais sur le même plan dans Airplanes. L'arnaque des artistes jouant ensemble sans même s'être rencontrés devient un grand classique : Zaho et Justin Nozuka nous ont fait le coup, Ours et Lilly Allen de même. Même Didier Super a usé de ce fallacieux procédé avec les Rois de la Suède. Voyez comment il n'est jamais filmé avec les autres chanteurs le fourbe ! Quel vendu je rêve... mais achetez sa BD, lui au moins nous raconte comment il fait pour nous escroquer.

Il est temps de conclure et de lancer un appel solennel en ce 5 décembre 2010 : Français, Françaises. Sachez dire non à vos anti-dépresseurs. Entrez en résistance. Chacun a en son pouvoir de faire en sorte que les fonds sonores inopinés de demain ressemblent davantage à Paramore qu'à Jena Lee. Franchement on s'en porterait pas plus mal.
Kylord @ 05/12/10
 
 
Leah
page web

06/12/10
Pourtant c'est vrai qu'on rêve toutes d'un US Boy !


  page web

06/12/10
Je n'avais même pas osé mentionner cette dernière infamie commise. Ca y est, je pleure du sang.


 
Daphné

20/01/11
merde!!!!!!!

 
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