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  La vie est un éternel recommencement 8 
La vie est un éternel recommencement et ce nouveau post en est la preuve : une nouvelle fois, Mondedemerde.net renait de ses cendres. Qui l'eut cru après un an sans article ? Même pas moi, et pourtant, Orelsan a bel et bien laché la une du site. A moins d'un mois de la fin du monde comme l'annonce nos amis Mayas, il était temps. Cela me rappelle que je n'ai pas vu 2012 (je parle du film, pas de l'année). C'est ballot d'avoir manqué à la télé ce qui va nous arriver dans quelques semaines. A moins que 2012 ne soit pas la réalité et soit juste un film tout naze ? Non, je peux pas le croire. Hollywood, c'est pas le genre à raconter des histoires. Quoique, j'ai des doutes... il parait qu'on a un peu surinterprété les dires des Mayas. En tout cas, c'est ce que dit Le Figaro, et le Figaro c'est pas non plus le genre à raconter des histoires. Bref.

Il y a un problème avec la prophétie de 2012. Si la fin du monde est avérée cette année, l'humanité n'aura jamais le temps d'inventer la machine à remonter le temps (quelle ironie). Et donc nos ancètres ne pourront jamais avoir la visite des générations futures... mais, paf, paradoxe temporel : personne n'a jamais rencontré de visiteur du futur, est-ce la preuve que la fin du monde va bien se produire en 2012 ?

Pour élucider ces turpitudes métaphysiques, j'ai décidé d'aller au cinéma et de voir Looper de Rian Johnson. J'aurais pu aussi bien revoir la trilogie de Retour Vers le Futur mais, après avoir appris l'existence de son adaptation en jeu vidéo grâce à l'inénarrable joueur du grenier, j'ai étrangement ressenti le besoin de prendre de la distance. Oui c'est injuste pour les films, et ce malgré les efforts d'Helmut Fritz pour nous en rappeler le bon souvenir.



Les Looper, comme leur nom ne l'indique pas, sont des tueurs à gage. Attention, pas comme on peut l'imaginer façon Luc Besson du genre Leon ou Nikita. Pas non plus à l'américaine style Jason Statham sous acide ou encore Uma Thurman sous schweppes. Encore moins comme Forest Whitaker suivant la voie du samourai. Pas même comme Bruce Willis présent pourtant dans le film et toujours prompt à faire le chacal. Non, les Looper sont des tueurs à gage tranquillou : la mafia du futur leur donne rendez vous dans le passé et leur envoie une victime clef-en-main "prête-à-mourrir". Y'a plus qu'à tirer dessus. Les Looper étant plutôt folkloriques, ils s'adonneront à cette pratique avec des vieux tromblons tout pourris.


Le confort de la vie moderne : les cibles à abattre sont livrées "prête-à-emporter"



Mais pourquoi se donner du mal à envoyer des gens dans le passé pour les faire assassiner alors qu'on a toujours su si bien le faire dans le présent ? Parce que ça ne laisse aucune trace dans l'avenir (c'est le moins qu'on puisse dire) et c'est plutôt pratique d'un point de vue juridique. Notre bon vieux Philip K. Dick n'aurait surement pas renié cette idée de scénario alambiquée (on l'aurait encore pompé que ça m'étonnerait pas). Le problème qui se pose aux Looper est alors celui de quiconque qui traite avec la mafia : tôt ou tard, on finit par être celui qu'on veut voir mort. Mais le système d'organisation des Looper étant bien rôdé, tout est prévu. Le Looper finit par recevoir la commande de tuer son propre futur à lui. Vous voyez le délire ? Le mec tue son futur, continue de vivre jusqu'à devenir lui même le futur qui se fait tuer par son propre passé. Bref, il boucle ! (d'où looper qui se traduit par "boucleur"). Le vertige.

Cela dit, quand on est un boucleur et que son futur à soi qu'on doit tuer est Bruce Willis, ça bugue (bug, loop... spécial dédicace à tous les programmeurs qui nous lisent). De là s'enchaine en effet moults rebondissements qui vont conduire notre héros de Looper à bien des réflexions sur sa propre existence (de savoir qu'on devient Bruce Willis en vieillissant, ça fait réfléchir). Encore que cela est surtout vrai pour le Looper dans sa version jeunot incarnée par Joseph Gordon-Levitt ; sa version du futur (Bruce Willis donc) étant bien moins encline à revenir sur son passé. A ce sujet, permettons nous une méta-analyse cinématographique : dans le film, le personnage incarné par Bruce Willis apparait comme une réminiscence et se débat dans un univers qu'il peine à maitriser et cela malgré ses certitudes. La scène de dialogue dans le snack est criante à cet égard. Cette trame constitue un parallèle à la trajectoire de l'acteur Bruce Willis lui même qui se retrouve tel un symbole du cinéma d'action américain des années 90 perdu dans les affres des nouvelles dimensions intellos et tarabiscotées qui sont introduites dans les films d'action depuis les années 2000 (Inception, Matrix... pour les plus évidents).



Bruce Willis est limite nervous breakdown avec cette histoire de machine à remonter le temps



Au delà de cette mise en perspective, le film est saupoudré d'allusions cinématographiques qui témoignent de sa nature profondement post-moderne ('oyez). La plus évidente est celle faite à Terminator. La référence va bien au delà de la simple idée du futur lointain qui cherche à modifier le passé pour se préserver. Je tache de ne pas trop spoiler mais on peut dire que les gosses sont aussi un pivot du scénario à la différence près que ceux-ci se révèlent être une véritable plaie vis-à-vis de l'autorité parentale. Un indice sans trop spoiler mais un peu quand même ? Voyez ce clip de M83. Symptomatique d'une époque ?..

Emily Blunt joue quant à elle la Sarah Connor de service. Enfin pas tout à fait. Elle doit elle aussi se débattre avec une trame bien plus emberlificotée que celle de Terminator. Je n'en dis pas plus mais on retrouve ce caractère revêche de la résistante qui n'a pas froid aux yeux. Reste que c'est un plaisir de retrouver Emily Blunt qui commençait déjà bien à me plaire avec sa prestation dans L'Agence (film lui très clairement tiré de de K. Dick). Avec ce rôle dans Looper, elle devient carrément intéressante dans ses choix et la suite de son parcours pourra mériter quelque attention.


J'ai voulu inviter Emily à diner mais elle n'était pas disponible.



Autres références moins attendues, ce sont celles qui sont faites aux westerns. Pour Terminator, c'était peinard. Le futur débarquait dans les années 80 et le décor était déjà en place. C'était plutôt commode en termes budgétaires. Looper aurait pu profiter de la même facilité mais il fallait quand meme un espace-temps qui se soit arrangé avec ce futur qui téléporte à tout va des gens à abattre. Ce ne pouvait pas être le présent de nos années 2000. Le choix s'est donc porté sur une sorte de futur intermédiaire pas si lointain. Les villes y sont tenues par des mafia à la manière de Gotham City. Une atmosphère de western a été ensuite distillée dans ces milieux urbains. Ce qui y contribue le plus sont bien ces pétoires foireuses dont s'arment les looper. La peinture globale est achevée avec les "Gat Men" qui font office de Blade Runner à la solde de la mafia. Equipés eux aussi de flingues pour le moins exotiques, ils tracent les Looper qui sont en l'occurence assimilables à des réplicants.

Force est de conclure que Looper vaut le détour. La logique de la mise en abime voudrait qu'il faille reboucler et le voir une seconde fois pour comprendre de nouvelles subtilités. Et peut être que cette fois, grâce à une inflexion de la trame temporelle, je pourrais proposer un petit italien à Emily. Non ? Bon, ok ok.
Kylord @ 25/11/12
 
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30/11/12
Je suis épaté par ce nouvel article. Je n'y croyais plus.

Merci aussi pour Die Art, qui est un détournement qui vaut le détour.

Quant au film, la bande annonce m'avait poser un problème fondamental de logique. Comment envoyer des gens dans le passé peut être moins compliqué que de tuer des gens dans le présent sans laisser de trace. Ça me paraît louche comme histoire. Mais après une telle critique je pense que je ne vais finalement pas faire l'impasse sur ce flim.

Merci Monde de Merde !


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02/12/12
Die Art est un concentré de grands moments de débilités, de n'importe quoi rendu cohérent (enfin presque)... c'est du détournement total à laquelle je ne peux m'empecher de rendre hommage à la moindre occasion. Mozinor, si tu nous regardes.

Pour Looper, je ne garantis pas que tous les problèmes de logique soient levés à l'issue du flim. Mais ouais, faut tenter sa chance, y'a bien une réalité parallèle qui s'en satisfera.


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10/04/13
Bon ben j'ai vu le film et pour citer Peter je dirais que c'était "totalement con". Chaque ressort scénaristique voit sa logique contredite par une autre scène du film, rien ne tient debout. Et la fin... convenue, prévisible, déjà faite.

Pour les voyages dans le temps post-apocalyptiques avec Bruce Willis je préfère de très loin un bon vieux 12 monkeys.


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12/05/13
Et ben moi j'ai vu tout juste 12 monkeys et le parallèle avec Looper est en fait assez confondant.

Ce visionnage m'a amené à l'interrogation suivante : doit on comprendre que tu préfères le fatalisme du déterminisme de 12 monkeys au nihilisme de l'arbitraire de Looper ?

C'est sûr que la poésie du premier fait cruellement défaut au deuxième mais de là à dénigrer totalement Looper... je ne te suis pas. Je reste curieux de savoir quels ressorts scénaristiques se trouvent contredits ?

Comment trouver que rien ne tient debout à un film qui parle de voyage dans le temps ? C'est vrai que le voyage dans le temps est en soi un outil scénaristique facile puisqu'il permet de tout justifier mais du coup, en quoi fournirait il moins de justifications à Looper qu'à d'autres films ?


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13/11/13
Par exemple (oui j'ai mis 7 mois à trouver un exemple), si quand on mutile une personne dans le présent ça affecte directement la même personne dans le futur, par exemple, en lui coupant un doigt ou une jambe, cela signifie que la victime du sévice en question a vécu toute sa vie - de la première mutilation à la dernière - dans l'incapacité absolue d'être un tueur au service du méchant, et donc se trouve dans l'impossibilité de se retrouver dans la situation dans laquelle son moi futur est projeté dans le passé, et donc ne peut se retrouver en position de se faire mutiler dans le passé, et donc la scène se contredit elle-même de facto. Alors oui on peut faire abstraction de ce genre de logique dans un film sur le voyage dans le temps, sauf que là l'intégralité du film repose sur une succession d'illogismes à répétition du début à la fin et ça fait quand même beaucoup.


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13/11/13
Par exemple (oui j'ai mis 7 mois à trouver un exemple), si quand on mutile une personne dans le présent ça affecte directement la même personne dans le futur, par exemple, en lui coupant un doigt ou une jambe, cela signifie que la victime du sévice en question a vécu toute sa vie - de la première mutilation à la dernière - dans l'incapacité absolue d'être un tueur au service du méchant, et donc se trouve dans l'impossibilité de se retrouver dans la situation dans laquelle son moi futur est projeté dans le passé, et donc ne peut se retrouver en position de se faire mutiler dans le passé, et donc la scène se contredit elle-même de facto. Alors oui on peut faire abstraction de ce genre de logique dans un film sur le voyage dans le temps, sauf que là l'intégralité du film repose sur une succession d'illogismes à répétition du début à la fin et ça fait quand même beaucoup.


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13/11/13
ah ben merde j'ai fais F5 et ça a posté 2 fois (sigh).


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23/11/13
Hé oui, preuve s'il en était encore besoin que la vie est un éternel recommencement.

Ton exemple a l'air d'être convaincant (en tout cas 7 mois après, je veux bien te croire) mais tu pars du postulat que le temps n'est qu'un seul axe unique et indivisible. Or, si on prend l'hypothèse que le temps crée une nouvelle réalité parallèle à chaque modification du passé en gardant les éléments du présent, l'histoire peut se tenir. Permettez moi de solliciter un ami philosophe pour illustrer l'idée :
http://www.dailymotion.com/video/xcgw1s_retour-vers-le-futur-extrait_shortfilms

Est ce que ce contre-argument que j'avance à renfort d'extrait audiovisuel a un sens ? Difficile à dire.

Mais j'insiste : à partir du moment où on voyage dans le temps, l'idée d'un début et d'une fin disparaît et finalement, dès lors, pourquoi chercher une logique dans tout ça ? (oui car déjà le voyage dans le temps ? sérieusement ? est ce logique en soi ?)

Du coup, ce n'est pas tant la véracité du voyage dans le temps en soi qui est intéressante dans un film, mais le prétexte qu'il constitue pour servir un message (l'identité, la trajectoire d'un homme, bruce willis furax d'être pris pour un has been).

Enfin, je ne dis quand même pas que Looper est un chef d'oeuvre en la matière.

 
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