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Chronique déguisée de Blade Runner 2049 avec des spoilers mais pas trop (attention quand même)


Dans les années à venir, si notre planète n'explose pas à cause d'une surchauffe globale, notre monde telle que nous le connaissons aujourd'hui sera bouleversé par la prise du pouvoir des robots sur les humains.

Bien loin des Star Wars et compagnie qui nous bercent dans l'illusion des droides restant docilement à notre service ad vitam eternam, tel le cas de ce BB8 qui invoque des Deus Ex Machina à tout bout de champ (oui Star Wars 8, c'est de toi dont je parle), un autre cinéma nous annonce le sombre avenir qui se dessine pour nous, pauvres êtres de chair et de sang.

Oui, les robots nous mèneront droit à notre perte. Cette prophétie nous est racontée dans les films. Le plan se déroulera en 3 phases, pas aussi diaboliques que les 3 phases des gnomes voleurs de slips mais il y a de quoi s'inquiéter tout de même :

  • Commençons par la fin (je suis un iconoclaste) : la 3ème et dernière phase sera l’avènement sans conteste des robots à la tête de l'univers. Ils seront en plein délire et feront de nous leurs joujou en nous utilisant même, nous humains, comme réserve d'énergie. C'est annoncé dans Matrix.

  • Pour en arriver là, les robots devront d'abord prendre le contrôle des systèmes informatiques et développer leur propre intelligence artificielle autonome sans maître. C'est la 2ème phase, le coup d'état des robots, illustré par Terminator avec Skynet. Ils galèrent un peu face aux humains mais on voit bien que la bascule a déjà opéré et que ce sont eux qui ont désormais les cartes en main.

  • Mais encore avant ça, il y a une phase où les robots ne sont pas encore très capables, sont réduits à se faire représenter telles de vulgaires homo sapiens maladroits. Cette 1ère phase néanmoins, c'est le début de tout. Cette 1ère phase, c'est la prise de conscience. On le voit dans Blade Runner. Les robots ici sont les Replicants. Ils sont tellement assimilables à des humains qu'on doit faire des tests pour les distinguer et les repérer. On est en plein dans l’ambiguïté. Les robots n'ont pas encore le pouvoir, mais les Replicants voient bien qu'il y a un coup à jouer.

Pour la 1ère phase, j'aurais pu aussi prendre comme exemple i-Robot avec ce cow-boy de Will Smith. I-Robot a le mérite de poser le problème de la cohabitation des robots et des hommes. Toutefois, ce film à base de placement de produit ne fait pas le poids face à Blade Runner. Mais je ne dirais jamais qu'il est mauvais. Il fait des efforts pour mettre en scène les lois de la robotique d'Asimov et c'est respectable.

Mais trève d'i-robot. Blade Runner est bien plus intéressant. Il revient notamment à l'origine philosophique de la possibilité d'une prise de pouvoir par les robots : sans dec, l'intelligence artificielle des robots pourra-t-elle leur permettre un jour d'acquérir leur propre indépendance putain de bordel de merde ? (j'aime philosopher en jurant). Si tant est qu'on puisse confondre totalement un réplicant, c'est à dire un robot, avec un humain, alors oui c'est possible. Hey d'abord, Harrison Ford, c'est un réplicant ou pas ? La question est coton. La preuve, sur internet déjà aujourd'hui, lorsqu'on remplit des formulaires web, on galère déjà pas mal pour prouver qu'on est pas des robots avec ces foutus captcha. Pendant ce temps, des robots arrivent, eux, à tromper les ordinateurs en faisant croire qu'ils sont humains....

Si le Blade Runner de 1982 posait la question de l'identité des robots et se contorsionnait pour y répondre comme l'illustrent les multiples versions dont il a fait l'objet, Blade Runner 2049 va encore plus loin. Il prend à parti la mémoire, les souvenirs, comme point commun entre les robots et les humains. Dès lors qu'un robot mémorise, se souvient et tire des enseignements personnels de ce qu'il retient, ne devient il pas un individu avec sa propre identité ? Un épisode d'e-penser de l'illustre youtubeur Bruce Benamran est sorti à point nommé et fait drôlement echo à Blade Runner 2049 en racontant le sens du souvenir.

On peut contester que la mémoire ne fait pas tout. On peut rétorquer que le robot ne pourra jamais être capable de conscience, d'empathie, de sentiments et d'émotions même s'il est capable de se souvenir et d'apprendre. Mais Blade Runner va aussi sur ce terrain là et veut nous laisser croire que les robots peuvent ressentir (on essaie déjà de nous le faire croire aujourd'hui). Le choix de Ryan Gosling et sa mono expression faciale est un choix très malin pour incarner un réplicant (ce n'est pas un gros spoil, on le sait très vite). Tout le jeu de Blade Runner 2049 va être de nous faire deviner ce que pourrait effectivement ressentir l'officier K joué par le dit Ryan Gosling. L'exercice sera de le détecter à travers les micro variations de sa mono expression faciale de circonstance. Pas facile. Grâce à Joi, personnage qui constitue une référence évidente au film Her, il semblerait bien que l'officier K ne reste pas indifférent. Pourtant, Joi est une intelligence artificielle. Posons la situation : l'officier K, un Replicant, donc un robot, fait l'apprentissage des émotions grâce à une IA. J'en perds mon latin. Profitons-en pour faire une parenthèse : le fait que Joi soit une IA pourrait constituer un argument pour la défense des marketeux dans l'affaire des 4 affiches illustrant les personnages du film. En omettant le nom de l'actrice sur les affiches et non pas ceux des acteurs, ils ne faisaient que questionner l’identité réelle de l'IA d'autant qu'elle est particulièrement générique dans le film. Ainsi, ce ne serait pas la sombre discrimination sexiste qu'on a voulu dénoncer.... si ?

Quelle réaction pour nous autres pauvres êtres humains organiques face à ces êtres electroniques qui envahissent notre quotidien ? Entre robophobie aiguë qui pousserait à traquer tous les robots pour les détruire, ou délire mégalomane qui encouragerait à faire des robots les instruments d'une puissance démentielle mais incontrôlable, Blade Runner 2049, en fidèle successeur de son aîné, expose et approfondit les attitudes possibles. Cette fois, nous n'aurons surement pas plusieurs versions du film vu le soin dont l'oeuvre a bénéficié. La photo est léchée, les plans sont soignés, tout parait monté de façon méticuleuse. Malgré les progrès techniques du cinéma contemporain, la cohérence est préservée avec le film de 1982 aussi bien dans l'ambiance graphique (transition facilitée par la prouesse technique en 1982 qui avait posé des bases solides) que sonore (Hans Zimmer s'est fait plaisir en jouant des variantes de la bande son de Fallout). Le réalisateur Denis Villeneuve a aussi tenu manifestement à persévérer dans la mélancolie originelle qu'il distille tout au long du film. Nous assistons à un monde qui s'étiole et les robots apparaissent comme le seul salut possible.

Alors si, après tout ça, vous pensez toujours que les robots ne peuvent pas constituer une menace et que ces projections futuristes ne sont que balivernes, méfiez-vous, aujourd'hui déjà, les robots savent faire des salto arrière.

Et puis, vous même, qui vous dit que vous n'êtes pas dans une simulation informatique contrôlée par des robots ?

Ça se trouve, il est déjà trop tard.


Voilà c'était le post annuel de 2017 et je souhaite une bonne année 2018 à tous les fidèles et moins fidèles lecteurs du post annuel de mondedemerde.net. A l'année prochaine !

Kylord @ 29/12/17
 
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