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Vous êtes en recherche d'emploi, marre d'écumer les offres et envie de vous changer les idées ? Bon ben, n'allez pas voir Le Couperet. Nan parce que bon, disons que ça ne motive pas des masses. Non, pas vraiment.

Il n'en reste pas moins que nous avons là un excellent film qui a été d'ailleurs encensé par la presse tout ça. Alors ça va être commun de dire que José Garcia réussit là une très jolie performance. Merveilleux de sobriété, exceptionnellement juste et adroit, José Garcia nous lie à son personnage jusque dans ses états les plus obscurs (je le fais bien hein ?)

Mais passons. A monde de merde, on est là pour vous apporter une vision alternative, vous le savez bien, donc nous allons faire fi de tout ça et vous proposez une approche personnalisée qui correspond à vos attentes spécifiques (j'ai l'impression de rédiger une brochure d'entreprise, délire).

Allez, cessons de nous disperser, c'est pas sérieux ça. Le Couperet donc. Hé bien le synopsis, c'est un type qui s'est fait viré, et donc au début il est content : « youpi des vacances ! »… ah non, lui en fait, il est surtout content pour les indemnités qu'il va recevoir puisque, dans le même temps, il est sûr de retrouver du travail dans la foulée. Oui parce que voilà, le personnage incarné par José Garcia, Bruno Davert, est dans la logique du système. Bien qu'en parti conscient de la connerie absolue que ce système peut engendrer, il va appliquer sa logique économique jusqu'à l'extrême.

Ne retrouvant en fait pas de job à la qualification qu'il désire, il va en effet décider d'éliminer tous les concurrents potentiels sur le poste qu'il convoite. D'éliminer, au sens propre. De tuer quoi. De buter, de flinguer, de descendre, d'envoyer sous terre, de faire passer à trépas, de creuser la tombe. Il applique donc la logique jusqu'au bout, parce que son travail est son identité. Il vit pour et selon le statut social de sa profession (endetté jusqu'au cou pour maintenir un niveau de vie qui tient plus du rang à tenir qu'à de réelles nécessités). Et voilà.

C'est d'autant plus surprenant que son boulot de piste pour traquer ses concurrents l'amènent à avoir des relations très humaines avec eux : des relations sincères dont on imagine que, naturellement, elles auraient été l'occasion d'une résilience, le concept « psycho » à la mode de Boris Cyrulnik. Mais là, non, M. Davert est dans son trip, et il n'en sortira pas.

Le film se place sous le signe du polar. Assez noir le polar. Mais cependant, il n'en est pas moins un petit malin et il en profite pour pointer aussi des tas de points de société (because Costa Gavras touch) à tel point même qu'on capte un regard critique au moindre nouvel intervenant : les différents chercheurs d'emplois, le garagiste un peu désespéré, les flics très moyennement pro, le conseiller conjugal…

Dans l'idée, on a aussi de nombreux plans complètement en dehors de la réalité du personnage de José : des affiches de meufs, de lingerie, de fesses, de bouche, de bagnoles de luxe… Ces plans insistants sont pourtant complètements déconnectés de la réalité qui nous est présentée. Il s'agit sans doute de montrer que, blablabla, se tuer à la tache pour obtenir une superficialité valorisante (femme bonnasse, grosse bagnole... vous avez dit hip hop ?) , hé bien déjà d'une, c'est franchement con puisque réduire la vie à ça c'est quand même foutrement lamentable, et de deux, c'est juste une carotte qui n'est pas forcément présentée pour être accessible. Enfin bref, ce discours là n'est pas nouveau mais n'empêche on a beau le dire, tout le monde s'en tape et tout le monde en remets une couche, puisque, bien entendu, l'essentiel reste de « faire savoir » et non pas de « savoir être ». Donc dans un tel contexte, les apparences règnent en maître.

Le Couperet est donc un bon film, qui m'a certes un petit peu déçu, car il a été tout à fait le bon film que je m'attendais à voir, donc sans surprise (je titille, d'ailleurs, je peux pas dire que je m'attendais à ce dénouement final). Mais c'est sûr qu'on en sort avec une arrière pensée amère quant à l'évolution (l'actualité ?) des mentalités au travers de la logique économico-libérale. Monde de m....
Kylord @ 11/03/05
 
 
Dunn

16/03/05
Ouais, allez plutot voir la vie aquatique.


 
Kylord

16/03/05
je proteste, tu me fais dire que j'ai pas aimé le film, alors qu'il est très bon.

 
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