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  N'importe quoi le poulpe 9 
Au travers de ces nuits languissantes, dont la fin inéluctable ne s'imagine que dans une douce amertume, vient à surgir des confins de la mémoire des films dont l'atmosphère s'avère si appropriée en de telles circonstances. L'un d'eux, « Le Poulpe ». Rien que le titre... absurde au premier abord, bien obscur, ça sent le nawak. Et ça l'est, délicieusement. Une narration déroutante, un rythme lent et hypnotique, tels sont les ingrédients qui nourrissent ce film français étonnamment décalé. En fait, on n'identifie pas de suite le film, et pour ça, c'est déjà génial. Lors des premières minutes, on se demande juste innocemment, dans une agréable naïveté, de quelle nature est donc l'intrigue qui anime cette histoire.

Il se trouve que le personnage qu'incarne l'impeccable Jean-Pierre Darroussin (au sommet de son art, entre désinvolture taquine et cynisme sardonique) enquète, plus ou moins. Une bien sombre affaire en serait l'objet. Au coté de sa compagne jouée par Clotilde Courau, une jeune fille toute en spontanéité et à l'exubérance exquise (on n'en était pas encore à cette idiote de princesse), le héros se perd en errances dans lesquelles on le suit avec une délectation avouée. Comme par exemple se retrouver avec Clotilde nue dans un lit. Bin voyons.

Tout au long de la progression qui, vous l'aurez deviné, n'est pas du genre stressante, interviennent de façon un peu inattendue toutes sortes de personnages secondaires un peu tarés. Et là encore, c'est jouissif : on ne sait jamais vraiment quels énergumènes le film va nous sortir. Donnant lieu à des répliques caustiques, les échanges en sont d'autant plus géniaux. L'interprétation du « n'importe quoi lui » de Darroussin est à ce sujet mémorable. Il y a un autre aspect très appréciable à propos de tous ces personnages secondaires : ce sont des personnages vivants. Je veux dire par là qu'ils n'existent pas en tant que faire valoir mais en tant que personnage à part entière, qu'ils n'agissent pas en ayant conscience que « oulalala, le personnage principal est dans le champ » quand ils ne le connaissent pas encore, que c'est fait comme s'il y avait un film avec leur point de vue aussi de leur côté. Vous voyez l'idée. Et ça, c'est la classe.

Une savoureuse comédie noire donc, que ne je qualifierais pas de culte, mais c'est surtout parce que je ne peux pas blairer le mot.
- Bin quoi ? t'aimes pas le t-shirt à pipe ?
- C'est nul
Kylord @ 27/05/05
 
 
I_am_I

27/05/05
Attention, film cule !


 
I_am_I

27/05/05
+t


 
Kylord

27/05/05
t'es taquine toi


 
Kyp

27/05/05
N'importe quoi lui !
méga culte !


 
Kylord

28/05/05
t'es vraiment taquine toi


 
Dunn

28/05/05
Ah ben je l'ai pas vue tiens.


 
Kyp

29/05/05
inCULTE Dunn


 
fresh

12/06/05
d'ailleurs elle a un sacré cul...te ahah, je vous ai bien eu


 
@

06/07/05
salut les bourges

 
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