Connexion [s'inscrire]
User :
Pass :
Mot de passe égaré ?

Rien de professionnel

Je sais pas si c'est la rentrée ou quoi, mais le cinéma fran...
* Tous les articles *

Vive La Fête

Un brun ténébreux - un peu ouf dans sa tête le ténébreux - e...
* Tous les gens *
  Votez Batman 5 
Installons une halte au stress perpétuel de se coller à l’actu pour faire style qu’on est dans le move. Soyons la rupture à la frénésie de l’information en temps réel. Cessons d’être des veaux ne serait ce qu’en cet instant.

C’est ainsi que je vais vous parler de Batman. Batman Begins pour être tout à fait exact. C’est-à-dire Batman au début de sa vie de sauveur de l’humanité. Depuis ce recul dans l’éternité de l’espace et du temps qui nous caractérise désormais, nous revenons à la source de toute chose et nous nous posons la question suivante : « Batman… mais pourquoi ? ». Ce à quoi je répondrais : Batman est Batman car… il flippe sa race grave. Voilà le point de départ du film qui explique au passage que si nous parlons de Batman en l’occurrence, c’est que, après la semaine Emily Haines, nous lançons la grande semaine de la PEUR. Hé ben ouais carrément. Mais attention, tout ceci n’a strictement rien à voir avec Halloween, toute coïncidence avec les événements festifs récents ne serait que purement fortuits et pas du tout fait exeuprès (ou pas trop).

Qui dit Batman dit comics. Qui dit comics dit bande dessinées. Jusque là ça va, mais, quand on transpose ça en film (et on ne s'en prive pas, c'est le moins que l'on puisse dire), il y a quand même quelque chose qui part en vrille au lavage. Identifiée qu’elle est par sa franchise, qu’elle soit à base de Batman, de Spiderman ou de Popopo, le réalisateur de l’adaptation cinématographique de comics ne peut pas faire autrement que d’en reprendre strictement les codes. Parfois ça passe plutôt bien, et là je pense aux X-men qui ont plutôt agréablement surpris malgré le côté bioman pas facile à assumer, d’autres fois ça bloque un peu et là je pense plutôt à Spiderman. Dans ce cas là, le discours global manichéen et idéaliste avait du mal à rentrer en cohérence avec le rendu devenu réaliste par la transposition filmée.

Tout ça pour dire qu’un flim comme Batman Begins se situe plus dans la première approche malgré les contextes qui sont donnés de manière plutôt floue. Le développement du personnage du héros est intéressant puisque progressif et n’est pas provoqué par « un astéroïde radioactif provenant de la planète Xeon II après son explosion du à un super batard un peu véner ». C’est vrai que là c’est plutôt le postulat de la série qui aide à l’intégration dans cette retranscription dite « réaliste ». Mais de l’autre côté, à plusieurs reprises, les personnages sont fraîchement débarquées sans crier gare. Oh c’est pas que je tienne tellement aux formalités de présentation mais c’est quoi tous ces gens venus de nulle part qui s’intéressent soudainement au sort de l’humanité ? Moi je trouve ça chelou. Bref ça fait un peu genre « hey gars, moi je suis dans la bd, alors faudrait que je déboule à l'improviste comme ça, même pas bonjour, même pas au revoir. Et puis je prendrais la dernière bière». On retrouve aussi le problème récurrent de nombreuses adaptations qui veulent reprendre toutes les étapes du scénar. Mais québlo qu’elle est par le format du film et la durée imposée, les étapes ne sont que signalées et ainsi court-circuitées dans leur développement (je pense là à la double vie de batman qui est passée à la va vite alors qu’elle aurait pu mérité un traitement plus approfondie, surtout que y’a un potentiel sympa).

Mais bon, on chipote sur des considérations de mise en scène alors qu’elle n’est pas si malhabile que ça. Les égarements de M. « Batman » Wayne couplée à l’immersion dans une atmosphère sombre aux teintes orangées (oooh c’est jouli) donnent un cheminement crescendo pas couillon.

Mais allez, passons à ce qui nous intéresse vraiment dans le fond.

D’abord qui pour incarner Batman ? Je vous le donne en mille : Christian Bale. Yeah. Et devinez quoi, il ne manque pas de nous gratifier de quelques petites séances de pompes (cooool) ; ce que son majordome, très taquin, ne manquera pas de rappeler au moment opportun. Et qui pour incarner la pouf de service alias la copine cachée du super héros mais pas tant que ça ? Katie Holmes. Enfer et damnation, la scientologue sévit toujours et encore. C’est sans doute le casting le plus foireux et, non non, c’est pas de la mauvaise foi. Elle est vraiment trop pourrie cette sectaire à 2 balles.

Et la batmobile ?! Oui, la batmobile, y’a. Contrairement à ce que raconte le téléObs (il raconte n’importe quoi lui), le réalisateur n’a pas écrasé le début de l’histoire au profit de la mise en scène de la batmobile et autres gogogadget. Les explications scientifiques en détail de l’attirail sont même plutôt succinctes. Par contre, on ne manque pas de les souligner dans l’action. Mais si on suit bien le film, on comprend que c’est pour mieux renvoyer à l’intention de départ de M. Wayne dans sa conception du personnage de Batman. Hé ouais, l’air de rien, ça cogite.

Tout cela nous renvoie à notre super nouvelle thématique de la PEUR à travers, en vrac, des sujets comme : l’explication de l’agressivité par les ressorts de la peur, l’impact des symboles pour provoquer la crainte, le rôle des mythes et légendes dans l’inconscient collectif, la manipulation de la peur des individus pour organiser son profit personnel. Chling, jackpot. J’ai pas envie de développer pour l’instant, mais on pourrait. Ca oui, on pourrait.
Kylord @ 06/11/06
 
 
I_am_I

06/11/06
"- T'as pas donné ton nom, ça m'attriste"
Ok, mais était-ce une raison pour envoyer mon commentaire se perdre dans les méandres de l'internet intéractif? Je m'étais fait un plaisir de dire tout le mal que je pensais de ce flim, quel gachis. C'est un grand moment de méchanceté dont votre incompétence notoire vient de priver votre lectorat.
Je ne vous salue pas monsieur Kylord.


 
kylord

06/11/06
haha ce que je me marre. Merci monsieur IamI de m'octroyer une dose de joie et de bonne humeur en cet instant. Votre manque d'affinité avec la technicité de haute volée de MdM est certaine, et c'est avec un plaisir sans cesse renouvelé que j'observe votre désarroi, cher collègue, lorsque vous tentez de faire passer quelque message dans les méandres de l'internet interactif.

Bien entendu, cela n'a strictement rien à voir avec le fait que vous m'auriez apporté la contradiction et que j'en aurais été fort désappointé. Il serait bien bas de ma part d'en appeler à la technique pour mettre à mal vos attaques perfides.

Toutefois, ma curiosité malsaine s'expime en mon fort intérieur et se demande quelles peuvent donc être ces critiques que vous alliez formulées. J'ose croire pouvoir les pressentir, qu'elles auraient avoir quelque peu avec la rigidité du traitement, mais pour ma part, cela me parait être relatif au monde des comics et, peut être est ce parce que je suis très mansué mais je n'en tiens pas pour responsable le film en tant qu'adaptation (ca fait combien de temps que j'ai commencé cette phrase ?)


 
Mike
page web

06/11/06
Je suis heureux de contaster que Mdm s'inscrit subtilement dans la mouvance politique soutenue par PTLB qui consiste à faire élir Batman aux prochaines élections présidentielles.

Une fois de plus, Mdm surprend le badaud avec une critique de flim complétement pas d'actualité. De quoi surprendre, choquer même, mais principalement suciter la remise en question perpétuelle. Soyez sur vos garde brave gens, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ici.

La peur comme thématique. C'est pas mal ça, un peu comme le pins sur la cravate. Y a beaucoup à en dire et surtout beaucoup à faire. Mais ça coco, c'est d'actualité. C'est une crise contemporaine, syndrome du malaise de notre vie moderne. Mdm se voudrait critique des traumas d'aujourd'hui? S'engager sur les chemins dangereux de la psychanalyse des masses ? Changer le monde peut-être ?!


 
funky banana

08/11/06
A moi d'apporter mon point de vue qui tend a se rapprocher du point de vue soupsçonné du sieur I_am_I : je n'ai pas aimé ce film. Autant j'avais beaucoup aimé les tout premiers, surtout celui avec Jack Nicholson en Joker, et devant ceux d'après j'avais passé un agréable moment, autant là je dit non! La batmobile ressemble à un tank et pas du tout à une batmobile, le scénario n'est pas du tout interessant dans sa partie destruction de Gotham City par les vilains mechants, car il n'a pas vraiment le temps de se mettre en place (la jeunesse du héros prend du temps). La partie du début avec le batman pas encore batman est intéressante en effet du point de vue de la psychologie etc... Mais ça n'est pas encore du Batman, et après c'est du batman de bas étage à mon goût. Je terminerai ainsi : "ooooo bateuman, c'était mieux aaavant !" (merci la grand mère à moustache).


 
kylord

09/11/06
pfiou ca commence à être chaud le spam par ici. J'ai quand meme réussi à retrouver ces quelques commentaires et trouve l'occasion de répondre.

Funky banana, vous savez, je crois bien que le point de vue d'IamI est en fait totalement fictif (encore plus fort que l'interview). Quand on y réfléchit bien, il la ramène toujours pour faire genre "alors voilà j'avais des choses formidables à dire sur truc mais je peux pas j'ai piscine" (pas très original déjà) , "si j'avais pu je vous aurais dit à quel point j'ai détesté machin"... et bizarrement, on ne sait jamais rien. On se fout de not' gueule, si vous voulez mon avis. Oui à MdM, on n'a pas peur de dénoncer ses collaborateurs.

Quant au flim, je vous rejoins. En fait, la partie "justice à gotham city" est de trop, le film a voulu tout compresser comme un gros sagouin, une fois de plus. Personnellement, je crois bien que je me suis emballé sur le coté philisophico psychologique du début (c'est tout moi ça, des fois je m'emporte) et après je me suis vautré dans le confort crasseux de l'action facile de la fin du film. Si le film s'était contenté du "begins" dans "batman begins", il en aurait été sans doute meilleur. Enfin, la batmobile en tank, j'aime bien.

Quant à changer le monde Mike, c'est louable mais cela me fait peur (puisqu'on en parle). Imagine qu'on le rate et qu'il ait le nez de mickael jackson (ces propos sont copyrightés).

Mais les chemins dangereux de la psychanalyse des masses ? Vous ne croyez pas si bien dire, cher représentant de PTLB.

 
Nom
Email
Homepage
Commentaire

Etre alerté par mail en cas de nouveau commentaire :


Flux RSS
Des gens connus

Celle qui joue du violon

(sisi on le voit à un moment)

0

Une fois encore j'arrive après la bataille avec une belle découverte : Lindsey Stirling. Cette violoniste surdouée a repris des musiques de jeu vidéo et autres icônes de la culture geek (Star Wars, Lotr...), avec parfois un type qui fait des beuleubeuleu avec la bouche. Mais c'est surtout avec ses 2 albums qu'elle a cristallisé un art du violon qui transcende le moindre beat idiot de dubstep et permet au passage d’assommer moults zombies et autres cowboys. Sa maîtrise est parfaite, sans ombrage. Elle domine les éléments. Mais j'ai peur qu'elle se brise. Hors Shatter Me avec l'énervée Lizzy Hale, les collaborations sont souvent foireuses et pourtant de plus en plus fréquentes. Une telle virtuosité au service d'une production massive de soupe musicale est totalement angoissante. Normal que Lindsey en vienne à se poser des questions métaphysiques, mais quelle tristesse de la voir jouer un morceau 1000 fois entendus dans le métro et s'en remettre alors à Jésus parce qu’on l’écoute pas (alors qu'il suffisait de jouer autre chose et laisser ce Jésus là où il est)


Celui qui aime bien la pipe

Usul parle à ses chers contemporains

0

Usul est devenu mon mentor. Il a d'abord modestement élaboré des chroniques sur le jeu vidéo, avec une distance qui le distingue de la presse spécialisée partisane et une acuité qui le sépare du "journalisme" généraliste (qui massacre le jeu vidéo habituellement, à l'exception d'arrêt sur images). Il nous a remémoré de grands moments télévisuels (El Didou, Anne-Lise, spéciale dédicace). Il a introduit cette juste dose de réflexion philosophique dans les débats, en évoquant des thèmes aussi variés que la violence, l'humour ou le rêve. Il s'est moqué allégrement de la gente féminine et, là où c'est fort, avec sa contribution. Il a même charmé le sexe opposé sans vergogne. Désormais, il développe des analyses politiques à travers de savantes vidéos (tu ne t'intéresses pas à la politique ? tu devrais). Je n'ai jamais fait de commentaire de people aussi long. Usul je t'aime. Et puis je suis sûr que Drolyk s'entendrait bien avec Unul.


Celui qui va vous révéler un secret gratuitement car l'industrie du tabac le déteste

Alby's Hobbies

0

Alby a eu un parcours difficile. Se perdant d'abord dans des créations hasardeuses mettant en scène des licornes (ça n'a jamais rien donné de bon, enfin il me semble), il a fini par se trouver en réalisant de vrais chefs d'oeuvres tel son hommage au bilboquet (quelqu'un a le tel number de la brune de la vidéo?). Les plus grands talk show font désormais la promo de son film de ninjas (oui c'est l'émission d'une patate qui parle) et il réalise des montages bistrip avec les plus grandes célébrités. Forcément à ce stade, il ne lui restait plus qu'à produire une sex tape. Trop cool.


Celle qui rêvait d'un autre monde

0

Sponsor malgré elle de Monde de Merde™, Jennifer Ayache retrouve Superbus pour chanter un autre monde de Téléphone, hommage à peine dissimulé au susdit Monde de Merde™. Mais ça ne reste que du rock quoi. La reprise de Nirvana avec des paillettes était plus audacieuse.


Ceux qui faisaient du tourisme en Grèce

(et prédisaient les dégats de l'austérité avant l'heure)

0

Cette série abrégée des Chevaliers du Zodiaque est datée mais un tel cas d'école de détournement sous cocaine ne peut rester sous silence. Les mangas me sortent souvent par les yeux (qu'ils ont énormes) et l'astrologie me fait une sorte de fussoir mais ce dessin animé à l'imagerie ambiguë a carrément de la gueule vu sous cet angle. Moins frime que le remake d'Orelsan.


* tous les people *