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  Tu sais donc pas que c'est pas bien le voyeurisme ? 1 
Oui, le voyeurisme c'est vraiment pas bien. Alors si en plus, on se met à en faire une activité d'état à part entière avec toute une ribambelle d'experts en voyeurisme qui s'y mettent, là franchement, c'est abusé. Et pendant qu'on y est, pourquoi pas une émission de télé avec des gens qu'on surveillerait 24h sur 24 ? Faut arrêter de déconner là. Voilà ce qu'on pourrait dire à l'officier de la stasi (la police secrète est-allemande sous controle soviétique) qui, entre deux interrogatoires sadiques de routine, occupe son temps à surveiller la vie des gens pour voir si tout va bien pour eux (ou alors pour voir si y'aurait pas des trucs à leur reprocher histoire de les envoyer en tole... mais là je suis médisant).

C'est dans cette ambiance légérement mesquine que prend place La Vie des Autres, le film allemand oscarisé encore sur les écrans de cinéma (si vous avez de la chance). Oui, vous auriez raison de le penser : si on se met à causer des films oscarisés, franchement, que devient le ton alternatif et insolent légendaire de monde-de-merde.net ? Mais attendez, laissez donc moi encore une chance de vous surprendre (après ok vous pourrez me lapider et me cracher dessus parce que j'ai bien peur de terminer cet article en disant que c'est un bon film à aller voir, bref, je mérite la mort)

L'exercice est difficile : parler d'une oeuvre cinématographique qui a reçu l'approbation de toute la critique, de toute la profession et de tous les publics n'est pas une mince affaire. C'est donc pourquoi, pour le stayele, je commencerai par une remarque qui pourrait être considérée comme négative. En 2h17 de flim (j'ai vérifié chronométre en main bien entendu), il ne se passe pour ainsi dire que peu de choses. Mais voilà, outre le fait que ça nous rappelle que la vie n'est pas forcément une perpétuelle course en avant, cela ne fait que mettre davantage en évidence la qualité du flim. Le film a beau toujours prendre le temps d'installer les situations, on ne s'en rend pas compte. Tout instant dans La Vie des Autres concoure à renforcer une impression, une ambiguité d'un personnage, le poids d'une situation... Le vieil écrivain rebelle est-il réellement mal dans sa peau ou prépare-t-il un super coup médiatique en douce pour dénoncer le gouvernement ? Le copain beau gosse mais un peu naif va-t-il comprendre un jour que l'état se fout de sa gueule ? Et sa copine Christa Maria sera-t-elle assez patriotique pour faire des folies de son corps avec l'ensemble du pouvoir ?

Toutes ces questions ne turlupinent pas seulement le spectateur mais aussi l'ordonné et rigoureux Wiesler, l'officier de la Stasi en charge de l'espionnage des ennemis de la patrie (oouuu le coquinou). Dans les échanges invisibles qu'il entretient avec l'objet de sa surveillance, en l'occurence Georges et sa copine Christa Maria, on voit se dessiner l'évolution de son ressenti. Et il se pourrait bien que dans le même temps, ce Wiesler prenne conscience que les responsables de la Stasi ne soient pas seulement au service du pays mais qu'ils soient un peu intéressés comme mecs et que, dans le fond, ils soient plus attirés par le pouvoir qu'autre chose. Noooooooooooon, ça se peut pas ça, c'est pas le genre de la nature humaine.

Bref, pour tout ce travail plutôt pas mal foutu autour de trajectoires croisés dans le bordel plutôt compliqué de la RDA des années 80, La Vie des Autres est un bon film à aller voir (ça y est, vous pouvez me lapider, faites moi mal). Film allemand oblige, tous les acteurs nous sont complétement inconnus, ce qui ne les empeche pas au passage d'etre plutôt talentueux (Wiesler est impeccable). Au final, cet aspect est d'autant plus appréciable que ça offre le net avantage de nous imprégner directement des personnages. Par exemple, il ne s'agit pas ici de l'histoire d'Hillary Swank ou celle d'Edward Norton et de Naomi Watts mais bien de celle de personnages qu'on découvre entièrement y compris visuellement.

Ca veut dire aussi que c'est un film sans Kad Merad, aussi improbable que cela puisse paraitre.
Kylord @ 09/04/07
 
 
funky banana

09/04/07
Alors que le monde entier attendait la critique mondedemerde-ienne tant demandée sur 300, voila que que les brillants redacteurs nous sortent un magnifique à propos d'un film allemand plus ou moins inconnu même si encensé par tout ceux qui le connaissent (soit 28 personnes et un poisson rouge). Voila une autre expression du legendaire ton alternatif et insolent. Bravo !

 
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